11/11/2021
TOGO : LES SECTEURS ECONOMIQUES PORTEURS
Pleinement engagé dans une dynamique de modernisation et de réformes de différents secteurs clés de son économie, le Togo offre aujourd’hui beaucoup plus de perspectives et d’opportunités d’investissement grâce aux orientations du Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé, déclinées dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
Le climat des affaires demeure très favorable aux investissements. L’agriculture, l’énergie, le commerce, l’industrie agro-alimentaire, les BTP, la logistique, le transport, le numérique, les services et le tourisme concentrent la plupart des besoins stratégiques et prioritaires, devenant ainsi naturellement les secteurs économiques plus porteurs.
Agriculture, un secteur à fort potentiel économique
L’agriculture togolaise représente plus de 40 % du Produit intérieur brut (PIB) et occupe près de 65% de la population active. Déjà soumis à une profonde transformation structurelle au cours de ces dernières années, le secteur agricole a connu des réformes majeures à travers notamment plusieurs projets et plus récemment en 2018 le Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage des risques (MIFA).
Trois ans après son lancement, le MIFA a mobilisé 27 milliards de FCFA, accompagné 211 155 acteurs dont 202.998 producteurs et créé 274 846 emplois. Il ambitionne de porter à 5% la part des crédits bancaires alloués au secteur à l’horizon 2027 et réduire de 15% à 7,5% le taux d’intérêt.
Au regard des nécessités de financement du secteur agricole, le MIFA qui s’est déjà transformé en Société anonyme (MIFA SA) et la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) ont ouvert respectivement leurs capitaux au groupe Arise IIP et OLAM.
Ces différentes initiatives renforcent la confiance entre le Togo et les opérateurs économiques nationaux et internationaux qui sont invités à investir davantage dans le secteur.
Ces atouts s’intensifient avec l’opérationnalisation de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) lancée le 06 juin 2021 par le Président de la République. Fruit d’un partenariat entre l’Etat togolais et Arise IIP, ce projet d’envergure matérialise l’ambition du Togo de faire de l’agriculture un secteur porteur.
L’énergie disponible pour booster la productivité
Depuis 2017, le secteur énergétique au Togo a connu de nouveaux jours grâce à un partenariat public-privé. L’objectif c’est d’atteindre la couverture universelle d’ici à 2030.
L’initiative présidentielle d’électrification rurale par kits solaires individuels a mobilisé des investisseurs nationaux à l’instar de Soleva et des partenaires étrangers tels que BBOX, EDF et Mitsubishi.
A ce vaste projet s’ajoutent la Centrale thermique Kékéli d’une puissance prévisionnelle de 65 MW et la centrale photovoltaïque de Blitta d’une capacité de 50 MW.
Ces capacités énergétiques seront renforcées avec l’électrification de 350 localités par le système solaire photovoltaïque, grâce au partenariat entre l’Etat togolais et la Banque indienne de l’export-import (Exim Bank of India).
Ce projet contribuera à l’installation de 2000 systèmes d’irrigation solaire, l’électrification de 500 écoles et l’installation de 500 systèmes de pompage solaire pour l’adduction en eau potable. Au titre de ce même projet, il est attendu l’installation de 12000 lampadaires solaires et la formation en maintenance et exploitation des équipements dans les villages.
Les perspectives sont encourageantes avec cet engouement des investisseurs pour le secteur énergétique au Togo qui connaîtra davantage de disponibilité avec deux autres centrales solaires à Salimdè (préfecture de Tchaoudjo) Sokodé et à Awandjélo (préfecture de la Kozah) pour une capacité cumulée comprise entre 60 et 80 MWc.
La logistique pour faire du Togo un hub de premier plan
L’intégration de la logistique dans les stratégies de développement au Togo constitue une opportunité d’investissement pour faire du pays un hub de premier ordre dans la sous-région.
Le pays dispose à cet effet des atouts comme les infrastructures portuaires, aéroportuaires et routières et la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) avec un port sec doté d’équipements modernes et un parking de gros porteurs.
Avec sa position stratégique, le Port de Lomé est à la fois un pôle d’attraction pour la logistique, le commerce et l’industriel mais aussi un carrefour international d’échanges.
Les entreprises implantées dans la zone portuaire bénéficient des infrastructures de qualité, d’un statut de zone franche, d’une réglementation souple et des avantages fiscaux, douaniers, financiers et administratifs ainsi que des mesures de sécurité optimale.
Le Togo dispose d’une nouvelle aérogare de classe internationale à Lomé pouvant traiter deux millions de passagers et 50.000 tonnes de fret par an. Elle accueille une douzaine de compagnies aériennes et peut desservir une trentaine de villes à l’international. L’aéroport international de Niamtougou construit au nord du pays, est en pleine rénovation pour répondre davantage aux standards internationaux.
Le Togo offre également des opportunités aux investissements privés dans le domaine des infrastructures routières.
Le pays dispose de trois corridors logistiques dont la nationale Lomé-Cinkassé qui facilite l’accès direct aux pays de l’hinterland. Cette voie sera réhabilitée dans le cadre du projet corridor économique Lomé-Ouagadougou-Niamey avec un financement de la Banque mondiale. Des chantiers ont été également lancés pour la réhabilitation du corridor Lomé-Aného et Lomé-Kpalimé dans un partenariat public-privé.
Le numérique au cœur de la stratégie de développement économique
Dans sa vision stratégique pour le numérique, le gouvernement togolais garantit une position significative au secteur privé. Des projets pour booster l’économie numérique togolaise ont été réalisés dans ce sens. Il s’agit notamment de la création du Data Center de Lomé, la digitalisation des services administratifs, la mise en place d’un Centre international de gestion externalisée de l’expérience et d’un Système d’information géographique (SIG) ainsi que l’augmentation du taux de pénétration de l’Internet haut débit sur l’ensemble du pays et au profit des entreprises.
Le commerce, un secteur vital de l’économie nationale
La plupart des entreprises créées exercent dans le secteur commercial. Le gouvernement fait de ce secteur un terreau fertile des investissements, à travers des réformes audacieuses relatives aux importations et aux exportations.
En plus de la création du Guichet unique pour le commerce extérieur, le gouvernement a adopté un nouveau code des investissements avec des exonérations des droits de douane. A cela s’ajoutent la dématérialisation des procédures douanières et la modernisation de l’outil judiciaire.
Le Togo dispose par ailleurs de plusieurs instruments de garantie et de protection des investisseurs parmi lesquels l’Agence nationale de garantie et de promotion de financement des PME/PMI, la Cour d’arbitrage du Togo (CATO), et les Chambres commerciales près les Cours d’appel de Lomé et de Kara.
La vitalité des affaires commerciales se manifeste avec la présence de plusieurs institutions financières notamment ECOBANK, BIDC, ORABANK, BOAD, AGF, BOA et des établissements de mésofinances et microfinances.
Le pays dispose actuellement d’un Centre d’expositions et foires (CETEF-Togo 2000) qui accueille plus d’un million de visiteurs lors des activités organisées le long de l’année.
Eu égard à tout ce qui précède, il est clair que Togo regorge d’énormes potentialités d’investissement, de production de biens et de services dans plusieurs secteurs vitaux.