29/01/2026
À Haputale, le thé existe grâce aux cueilleuses. Leur travail est dur, mal payé, et pourtant indispensable. Tous les jours, elles grimpent les pentes, panier sur le dos, pour cueillir les feuilles une à une. Sans elles, il n’y a pas de thé.
Elles prennent toujours les mêmes feuilles : deux feuilles et un bourgeon. Après la cueillette, tout change. Oxydées, elles deviennent du thé noir, chauffées rapidement, du thé vert, à peine touchées, du thé blanc. Ces feuilles finissent souvent chez Lipton, vendu dans le monde entier, mais leur travail reste presque invisible.
Chaque tasse raconte à la fois le goût du thé… et l’injustice silencieuse de celles qui le font naître.
Copyright ©️ Anthonny Vuilleumier
[Haputale][Sri Lanka][2020]