17/06/2026
« LES AUTORITÉS COMORIENNES VIENNENT DE CONDAMNER SAMBI À MORT ».
Question RFI : Maître Sambi, une conférence de presse a eu lieu ce matin qui concerne justement l'état de santé et l'expertise médicale sur l'état de santé de votre père. Quelle est votre réaction à cette dernière conférence de presse et aux derniers propos qui ont été tenus ?
Réponse : Écoutez, nous sommes complètement abasourdis puisque cette contre-expertise dont il était question a été mandatée par les autorités comoriennes, je le rappelle, et elle a été effectuée par cinq (5) médecins, dont quatre (4) étaient mandatés par le gouvernement.
Et parmi ces médecins, on avait deux (2) cardiologues.
Et tout ce collège d'experts, de médecins, ont tous conclu que notre père souffre actuellement d'une ischémie cardiaque. Et c'est bien écrit sur les rapports qu'il est à « haut risque cardiovasculaire ».
Ils ont donc recommandé qu'il effectue rapidement une coronarographie, un examen du cœur qui est indisponible au Comore.
Alors entendre un médecin anesthésiste qui plus est le frère de Madame la Procureure de la République qui :
- n'a pas participé à cette contre-expertise,
- qui n'a même pas consulté mon père médicalement parlant,
venir indiquer aux Comoriens que son état ne nécessite pas d'évacuation médicale, cela démontre une seule chose : aujourd'hui, les autorités comoriennes viennent de condamner SAMBI à mort, une mort à petit feu.
Et ces autorités doivent comprendre qu'elles seront tenues entièrement responsables de ce qui arrivera à notre père.
Question RFI : Comment est-ce que vous qualifieriez cette démarche du Procureur ?
Réponse : Écoutez, ce que le Procureur vient de faire est complètement ubuesque, puisque la contre-expertise:
- fait suite à leurs demandes,
- qu'ils ont choisi eux-mêmes, ils ont mandaté eux-mêmes les médecins.
Donc aujourd'hui, venir contredire la contre-expertise qu'ils ont eux-mêmes effectuée, eux-mêmes suivie de près, cela est complètement incompréhensible, c'est choquant, c'est totalement intolérable.
Intolérable puisque mon père, depuis qu'il est retourné au Comores en 2018, les autorités comoriennes n'ont eu de cesse de violer ses droits.
Aujourd'hui, c'est son droit à la vie qu'on lui prend, puisque les autorités comoriennes savent:
- qu'il est malade,
- qu'ils en ont la preuve,
- qu'ils ont fait eux-mêmes une contre-expertise;
et que finalement, ces autorités refusent de le laisser avoir accès à des soins médicaux adéquats et qui pourraient lui sauver la vie.