Samuel Bloch

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Samuel Bloch For when all is said and done, it is the one who embraced love ardently who prevails.

L’eau ne tient jamais en place. Elle avance, se retire, revient, et l’esprit, à la regarder, se met lui aussi à cheminer...
06/09/2026

L’eau ne tient jamais en place. Elle avance, se retire, revient, et l’esprit, à la regarder, se met lui aussi à cheminer.

C’est pour cela qu’on vient marcher seul le long des quais et des plages : non pour fuir la compagnie, mais pour retrouver la sienne.

Au bord de l’eau, on est jamais seul, toujours au moins deux.

Il y a, tout au long de ces côtes, des ouvrages modestes presque oubliés : un escalier taillé dans le roc, un plongeoir,...
30/08/2026

Il y a, tout au long de ces côtes, des ouvrages modestes presque oubliés : un escalier taillé dans le roc, un plongeoir, une digue, une jetée où l’on a posé un parasol.

Ils attendent la plupart du temps. Seuls.

Puis vient un été, ou s’en s’être présenté, un enfant vient redonner vie d’un seul un sursaut.

La foule.À partir d’un certain nombre, on ne compte plus: on ne voit plus des gens, on voit une matière.Tous regardent. ...
25/08/2026

La foule.

À partir d’un certain nombre, on ne compte plus: on ne voit plus des gens, on voit une matière.

Tous regardent. Aucun ne nous regarde.
Sauf une, à la fin, et tout s’annule.
Un regard suffit. La foule redevient quelqu’un.

Le bâtiment impose une ligne. Elle ne respecte pas.Je ne la connais pas. Elle était la, il n’y avait personne d’autre, e...
20/08/2026

Le bâtiment impose une ligne. Elle ne respecte pas.

Je ne la connais pas. Elle était la, il n’y avait personne d’autre, et ça n’a duré que quelques secondes. J’ai photographié de loin, mal, en essayant de ne pas perturber la scène. La mise au point est raté, il y a quelques années on parlait de soft focus. Mais je n’y toucherai pas. C’est par hasard que j’ai fait une de mes images préférées.

Le béton a voulu imposer un ordre, il a suffit d’un corps pour lui désobéir.

̇neartphotography

Terre battue, l’envol.Sept images, un seul instant : celui où plus rien ne touche le sol.Je n’ai pas photographié des jo...
15/08/2026

Terre battue, l’envol.

Sept images, un seul instant : celui où plus rien ne touche le sol.

Je n’ai pas photographié des joueurs. J’ai photographié ce que la terre battue fait aux corps: elle les retient, ils s’en arrachent. Pas de visages, pas de noms, pas de b***e. Ce qui reste : deux appuis suspendus, une ligne blanche, et l’ombre qui, elle, ne décolle jamais.

Une raquette posée. Le seul objet immobile. Tout le reste tourne autour.

Je ne leur ai jamais demandé de se retourner.Sept personnes, cinq villes. Venise, une ruelle des Cyclades, Kyoto, Tokyo,...
11/08/2026

Je ne leur ai jamais demandé de se retourner.

Sept personnes, cinq villes. Venise, une ruelle des Cyclades, Kyoto, Tokyo, Paris.

Toutes occupées à autre chose : rejoindre une destination physiquement ou par la pensée. Personne ne pose, tous sont en mouvement.

J’ai mis des années à comprendre que c’était devenu une habitude. On photographie les visages parce qu’on croit que c’est là que la personne est. Une direction en dit parfois davantage : la démarche, l’attention portée ailleurs, ce qu’on regarde plutôt que ce qu’on montre, le chemin plutôt que l’état figé.

Laquelle vous emmène ?

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