Jean-Rémy Pigot - Photographie

Jean-Rémy Pigot - Photographie Je photographie la Vie Sauvage, pour peu que je puisse éveiller quelques consciences.

Photographe animalier professionnel de 24 ans, je communique au travers de mes rencontres avec le Sauvage, quelques souvenirs, quelques secondes volées pour peu que je puisse éveiller quelques consciences.

~ En piste 🐾! ~Pendant plusieurs jours, je suis revenu.Je m'installais dans le silence de la forêt 🌲, au milieu des feui...
02/06/2026

~ En piste 🐾! ~

Pendant plusieurs jours, je suis revenu.
Je m'installais dans le silence de la forêt 🌲, au milieu des feuilles mortes qui recouvraient peu à peu le sol 🍂. Puis j'attendais. Immobile.
Le regard perdu entre les fougères et les troncs.

À force de présence, j'avais appris ses habitudes. Ses passages. Ses hésitations. Cette manière presque irréelle d'apparaître entre les arbres puis de se dissoudre aussitôt dans l'épaisseur de la forêt.

Pourtant, malgré ces heures passées à l'observer, une évidence demeurait : j'étais l'étranger.
Dans ce monde de pistes invisibles, d'odeurs et de signes que je ne savais pas lire, tout lui appartenait.
Chaque branche, chaque odeurs, chaque empreinte racontait une histoire dont j'ignorais la langue.

Alors l'affût cessait peu à peu d'être une recherche. Il devenait un apprentissage de l'effacement 😌.

Puis elle est apparue 🦊.
Le regard rivé au sol, absorbée par une trace que moi seul ne pouvais comprendre. Elle avançait lentement, à pas de velours, suivant un fil invisible.
Et tandis qu'elle se rapprochait, une étrange sensation s'imposait.

Je n'avais plus le sentiment de la voir. J'avais le sentiment d'assister à quelque chose qui se poursuivait indépendamment de moi.
Comme si, pour quelques secondes seulement, ma présence avait cessé d'avoir de l'importance.
C'est cela même que je viens chercher dehors. Non pas la proximité avec le sauvage, ni même la photographie.
Mais ces rares instants où l'on parvient à quitter le centre du monde.

Voir sans être vu.
Observer sans interrompre.

Devenir assez discret pour que la vie continue son cours. Et comprendre, dans le silence d'une forêt, que la nature ne nous attend pas.
Qu'elle nous tolère parfois. Et que c'est déjà immense ❤️.

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Éxifs : f/2.8 1/250s ISO-1250 450mm

- Renard roux (Vulpes vulpes) -
NIKON Z8 - NIKON 300mm f/2.8

(Italie, 25/09/25, 18h41)

~ Fenêtre sur cour 🌅 ~Cette année, faute de temps, je n'ai pas pu consacrer autant de soirées que je ne l'aurais souhait...
31/05/2026

~ Fenêtre sur cour 🌅 ~

Cette année, faute de temps, je n'ai pas pu consacrer autant de soirées que je ne l'aurais souhaité au suivi de mes renards dans le Bugey 🦊.
Alors je reporte mes observations plus près de chez moi, notamment auprès d'une famille de Hiboux Grand-ducs qui, jusqu'à présent, se montre bien moins généreuse que les années précédentes...

Ce soir-là ne fait pas exception.
Il est près de 22 heures lorsque nous quittons un nouvel affût infructueux 🦉.
La nuit a déjà pris possession des coteaux.
Les lumières de la ville s'allument peu à peu, les lampadaires gagnent du terrain sur l'obscurité et les gyrophares des pompiers dessinent au loin quelques éclats colorés 🌃.
Sur la route du retour, un champ fauché attire notre attention 🌿.

Au milieu de l'herbe coupée apparaît alors une silhouette rousse. Concentré, appliqué, il mulote avec une remarquable détermination.
Son corps porte pourtant les stigmates de la gale 🥺. Son pelage est abîmé, son avenir semble déjà compromis ✝️. Et malgré cela, il est là.

Debout. Vivant. Combatif.

Invisible pour les milliers de personnes qui vivent quelques centaines de mètres plus bas, il partage pourtant leur territoire depuis toujours.
La frontière entre nature sauvage et civilisation semble s'effacer.
Lui, que l'on imagine lointain, observe les mêmes lumières que nous, arpente les mêmes paysages et demeure pourtant presque toujours invisible.

Car au fond, ce n'est jamais le photographe qui décide de la rencontre. Pendant quelques secondes, celui qui croyait observer devient observé.
Son regard me ramène alors à celui qui a profondément changé ma vie et qui continue encore aujourd'hui d'orienter chacun de mes pas sur les sentiers.

Dans cette image, la fenêtre n'est pas la mienne. C'est celle du renard. Depuis son poste d'observation, caché dans les marges de notre monde, il contemple la vie des hommes tandis que, l'espace d'un instant, il m'autorise à entrevoir la sienne.

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Éxifs : f/2.8 1/160s ISO-8000 450mm

- Renard roux (Vulpes vulpes) -
NIKON Z8 / NIKON 300mm f/2.8

(Lyon, 26/05/26, 21h45)

~ Le silence des sauvages 🐾☀️ ~Il y a des endroits où l’on finit par comprendre que l’on est de trop. Non pas rejeté, si...
11/05/2026

~ Le silence des sauvages 🐾☀️ ~

Il y a des endroits où l’on finit par comprendre que l’on est de trop. Non pas rejeté, simplement inutile au paysage. Alors je cesse de marcher comme on traverse quelque chose qui nous appartient 🥾.
Je m’assois, j’attends, et peu à peu le monde retire mon existence de sa surface.

🤫 Dans ce silence-là, je ne cherche plus à être vu. Je regarde seulement ce que la nature accepte encore de me montrer 🐾.

Les heures deviennent lentes lorsque plus rien ne presse ⌚️. Je laisse le jour glisser sur moi, jusqu’à ne plus distinguer la frontière entre ma présence et ce qui m’entoure.
Il m’arrive de fermer les yeux quelques minutes, parfois davantage. Dormir un peu contre la terre, écouter sans écouter, sentir l’air frais passer sur le visage 😌.
Puis se réveiller doucement, avec cette impression étrange d’avoir disparu quelque part

Le sauvage ne parle pas. Il attend. Il connaît cette patience que nous avons perdue depuis longtemps 🤍🤞.
Le Sauvage apparaît alors, ici. Il ne vient pas rompre la quiétude du lieu. Il en est une part entière.
Et face à lui, je comprends que la nature ne demande jamais qu’on la conquière, seulement qu’on apprenne enfin à se taire.

Il y a dans ces instants une simplicité que rien d’autre ne parvient à remplacer 🥰.
Plus de bruit, plus d’attente inutile, plus de place pour le tumulte que l’on transporte partout avec soi. Seulement les herbes hautes 🌿, la lenteur du vivant et cette sensation presque oubliée d’être exactement là où il faut.

Le reste finit par s’effacer de lui-même.

Alors je demeure immobile encore un peu, jusqu’à ne presque plus exister. Et dans cet effacement volontaire, quelque chose retrouve enfin son équilibre.

Comme si le monde sauvage, dans son immense silence, venait doucement reprendre ce que l’homme avait épuisé en moi.



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Éxifs : f/5.6 1/800s ISO-160 750mm

- Renard roux (Vulpes vulpes) -
NIKON D500 / NIKKOR 200-500mm

(Bugey, 11/06/24, 15h34)

~ L'Hirsute 🦊 ~Je suis allongé au sol, à même la boue, à la merci des éléments. 🌪 La grêle frappe mon corps avec insista...
04/05/2026

~ L'Hirsute 🦊 ~

Je suis allongé au sol, à même la boue, à la merci des éléments. 🌪 La grêle frappe mon corps avec insistance, la tension est électrique, l’air est lourd, saturé de cette odeur de terre battue.
Le vent me fouette le visage, m’arrache au confort illusoire des certitudes humaines 🌠.
Je me rappelle alors cette nuit écourtée par l’orage, ce bivouac avorté, ce moment où la nature a repris ses droits sans négociation possible. Ici, je ne contrôle rien.

Je subis. J’observe. J’attends.

Et puis elle est là 🦊. Une renarde allaitante, en chasse, absorbée par une nécessité vitale.
Elle ne me remarque pas immédiatement. Ou peut-être qu’elle m’a vu depuis longtemps déjà. Peut-être qu’elle a simplement choisi de ne pas réagir.

Face à elle, je comprends.
Je me rappelle que je ne suis rien ici. Une simple pièce rapportée. Un détail dans une scène qui ne m’appartient pas. Personne, en somme.

Elle m’accepte. Pas par choix ; par nécessité. Quelque part, dissimulés dans les replis de ce territoire 🌲🌲 que je ne fais que traverser, ses petits attendent. Et elle doit rentrer.
Coûte que coûte 🧡.

3 ans ont passés depuis cette rencontre.
⏳️ Plus le temps s’étire, plus une évidence s’impose : seul le sauvage détient les réponses. Eux seuls connaissent les rouages invisibles de la survie ⚙️.
Où disparaître sans laisser de trace.
Où réapparaître sans être attendu.
Où se terrer quand le monde devient hostile.
Ils vivent dans une logique que nous avons perdue, oubliée, peut-être même trahie 💔.

L’Hirsute… comme tant d’autres renards que j’ai appris à connaître, a disparu 🕊. Sans bruit. Sans adieu.

Il ne reste que l’espérance de leur survie, leur mémoire diffuse, et ce souvenir fragile.
C’est lui qui me fait tenir. Qui me fait revenir, encore et encore, m’allonger dans le froid, dans le vent, dans l’attente.
Espérer, simplement, qu’un jour, dans le silence d’un regard, ils réapparaissent.

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Éxifs : f/5.6 1/320s ISO-250 750mm

- Renard roux (Vulpes vulpes) -
NIKON D500 / NIKKOR 200-500mm

(Bugey, 21/07/24, 10h22)

~ Tant qu'il reste un regard 🐺🤍 ~Ici, dans les Abruzzes 🇮🇹, territoire que l’on cite comme le modèle d'un équilibre retr...
28/04/2026

~ Tant qu'il reste un regard 🐺🤍 ~

Ici, dans les Abruzzes 🇮🇹, territoire que l’on cite comme le modèle d'un équilibre retrouvé entre l'humain et le sauvage, la réalité s'assombrit.

À l’heure où j’écris ces lignes, 21 loups 🐺 ont été abattus. Empoisonnés 🧫. Fauchés, loin des regards, avec une lâcheté qui en dit long sur notre époque. ⛰️ Ces terres censées être un refuge deviennent à leur tour le théâtre d’une guerre invisible, où la peur et l’ignorance dictent encore les actes.

À l’échelle européenne 🇪🇺, le statut du loup recule, passant d’une protection stricte à une protection affaiblie. Derrière ces décisions, il y a un message.

Clair. Brutal.
Le sauvage dérange.

Le loup, n’est plus le bienvenu 🚫. Nous redessinons le monde à notre image, un monde où tout doit être contrôlé, rentable, soumis. Un monde où la vie qui échappe à nos règles devient une menace à éliminer.
Nous sommes devenus aveugles.

Anthropocentrés jusqu’à l’absurde, guidés par l’argent comme unique boussole 💰, nous avançons sans voir que nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis.
À chaque acte, c'est un peu plus de notre propre humanité que nous abandonnons.
Un peu plus de ce lien fragile qui nous relie au vivant 💔.

Alors tant qu’il reste un regard, il reste une responsabilité. La mienne, comme celle de chacun. Témoigner. Dire.

Refuser que ces actes restent sans réponse. Car oui, ils doivent être condamnés avec une fermeté exemplaire.
🍀 La nature va mal. Le sauvage est en sursis, aujourd’hui plus qu’hier.
Et si nos regards s’éteignent, alors plus rien ne viendra empêcher le silence de s’installer 🕊🤍.

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Éxifs : f/2.8 1/3200s ISO-640 300mm

- Renard roux (Vulpes vulpes) -
NIKON Z8 - NIKON 300mm f/2.8

(Italie, 26/09/25, 15h41)

~ Nouvelle saison 🌿🌸 ~Nouvelle saison. Le mot flotte dans l’air encore frais, mêlé aux parfums d’herbe humide et de terr...
24/04/2026

~ Nouvelle saison 🌿🌸 ~

Nouvelle saison. Le mot flotte dans l’air encore frais, mêlé aux parfums d’herbe humide et de terre séchée.
La lumière s’attarde un peu plus longtemps ☀️, glisse sur les tiges fines, caresse les pelages naissants. Dans ce décor, tout recommence, comme si la Vie Sauvage tournait une page invisible 🐾🪶.

Le printemps s’installe doucement 🌿.
Les appels se répondent au loin, les traces se croisent, les territoires se redessinent 🗺.
Puis viennent les premières naissances, fragiles.
De petits corps hésitants découvrent l’air libre, titubent entre les herbes hautes.
Chaque sortie est une leçon, chaque odeur une histoire à déchiffrer. Rien n’est encore sûr, mais tout est déjà vivant.

Je pense à l’été passé trop vite, à ces journées qui ont filées sans prévenir. Et maintenant, face à moi, le dernier survivant d’une fratrie avance, museau tendu au gré du vent et des graminées 🦊. Il ne sait pas encore tout ce qu’il porte, ni ce qu’il a déjà perdu.
Dans ses yeux, il y a cette curiosité mêlée de prudence, ce fragile équilibre entre l’élan et la retenue ❤️‍🩹.

🎒 C’est l’école buissonnière, celle où l’on apprend sans maître, où chaque pas est une décision.
Rien n’est acquis, tout n’est qu’aventure. Les bruits soudains deviennent des avertissements, les silences, des refuges.
Le monde est vaste et proche à la fois 🌳, offert mais jamais donné.

Nouvelle saison, donc.
Celle de tous les dangers et de tous les défis, une fois de plus.
La scène est prête, les acteurs en place, et la pièce reprend, fidèle à elle-même et pourtant toujours différente.

Dans ce cycle qui ne s’interrompt jamais, chaque vie écrit son passage, discret mais essentiel, au cœur de cette histoire qui recommence sans fin 📖.



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Éxifs : f/5.6 1/1600s ISO-2500 500mm

- Renard roux (Vulpes vulpes) -
NIKON Z8 / NIKKOR 200-500mm

(Bugey, 22/07/25, 19h17)

~ Le perchoir 🪾 ~Trois semaines se sont écoulées depuis ce rêve-là, suspendu quelque part entre rêve et réalité ✨️.Cette...
20/04/2026

~ Le perchoir 🪾 ~

Trois semaines se sont écoulées depuis ce rêve-là, suspendu quelque part entre rêve et réalité ✨️.
Cette soirée où, adossé à un mur vivant de Prunus spinosa, je le voyait lui, le mâle Grand-Duc, se poser avec une gravité certaine sur ce perchoir 🪾.
🦉 Celui-là même qui depuis ne me quitte plus, qui revient hanter mes pensées à chaque affût.

Il était là. Et le monde s'était tu.

Puis le temps a repris ses droits ⏳️. Trois semaines d’attente, d’absences, de silences trop longs. Une spirale d’échecs, de soirées infructueuses où le perchoir restait vide, désespérément immobile...

Et moi, fidèle à ce rendez-vous invisible, je revenais encore, me heurtant aux mêmes questions, aux mêmes doutes 🥺. Était-ce une invitation à persévérer, coûte que coûte ?

Mais l’hiver s’est effacé sans bruit, cédant sa place au printemps 🌸.
Trois jeunes vies ont vu le jour 🦉❤️, trois regards neufs qui apprennent à déchiffrer le monde.
Quelque chose a changé. Dans l’air, dans la lumière… et en moi.
Au culot, presque malgré moi, je le ressens : ce soir ne sera pas comme les autres.

Alors je reviens, encore. Pas pour n’importe quel perchoir.
Pour celui-ci. Celui qui porte une histoire, qui a déjà vibré sous le poids de ses serres et le secret de son regard incandescent.
Bis repetita, murmure le vent dans les branches.

Et soudain, sans fracas, sans annonce ; une présence. Une silhouette. Une certitude.

Papa est là.

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Éxifs : f/2.8 1/100s  ISO-6400 300mm

- Hibou Grand-Duc (Bubo bubo) -
NIKON Z8 / NIKKON 300mm f/2.8

(France, 17/03/26, 18h57)

~ L'école buissonnière 🌿🦊 ~Je me revois, étendu dans l’herbe tiède, le regard perdu. Le soleil effleure la peau ☀️, les ...
12/04/2026

~ L'école buissonnière 🌿🦊 ~

Je me revois, étendu dans l’herbe tiède, le regard perdu. Le soleil effleure la peau ☀️, les odeurs montent lentement.
L’herbe fraîchement coupée respire encore, chaude, vivante. Tout semble suspendu dans une douceur familière, comme un souvenir qui revient sans prévenir, une madeleine que je n’attendais pas.
Je ferme les yeux un instant, et déjà le monde bascule 😴.

Les journées s’étirent, pleines de lumière. Les soirs n’en finissent plus de mourir, bercés par le chant discret des insectes qui dansent dans les sillons dorés ✨️. Je marche sans vraiment savoir où je vais.
Et puis il y a ces premières rencontres, imprévues, fragiles, presque irréelles 🤍🌿.

Je les aperçois, eux. Les renardeaux 🦊. Encore hésitants, mais déjà animés par cette curiosité insatiable. Ils franchissent les limites invisibles du terrier, découvrent un monde trop vaste pour leurs pas maladroits.
Chaque geste est une exploration, chaque regard une question. Leur territoire est beau, mais rude, parsemé d’embûches qu’ils ne soupçonnent pas encore 🥺. Et moi, je me sens à la fois proche et infiniment étranger.

Alors je m’imagine à nouveau allongé, immobile, fondu dans ce décor.

À leur hauteur.
À la hauteur de ce regard encore neuf, encore pur. Il n’y a plus de distance, plus de temps. Juste cet instant suspendu, fragile, presque irréel. Un instant de bonheur simple, brut, que je voudrais retenir entre mes doigts.

Puis je rouvre les yeux. Le silence revient doucement. Je réalise que je m’étais perdu dans mes pensées. Ou peut-être pas, finalement. Le printemps est là. Et avec lui, les premières naissances.

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Éxifs : f/2.8 1/2000s ISO-400 300mm

- Renard roux (Vulpes vulpes) -
NIKON Z8 / NIKKOR 300mm f/2.8

(Bugey, 06/08/25, 18h09)

~ Journée rousse 🦊✊️ ~Chaque année en France, entre 500 000 et 600 000 renards sont tués. Tir, piégeage, déterrage : la ...
07/04/2026

~ Journée rousse 🦊✊️ ~

Chaque année en France, entre 500 000 et 600 000 renards sont tués. Tir, piégeage, déterrage : la persécution est permanente, souvent cruelle, et repose sur des arguments faussement sanitaires ou économiques.

Pourtant, la science est claire :
✅ Le renard ne menace pas l’agriculture ; au contraire, il dévore chaque année des milliers de rongeurs qui ravagent les cultures.
✅ La rage vulpine n’existe plus en France depuis 2001 grâce à la vaccination, pas aux abattages.
✅ L’échinococcose alvéolaire (parasite transmis par les rongeurs) n’est pas réduite par les tueries de renards. Au contraire, leur destruction attire de jeunes renards plus infectés.
✅ Le renard aide même à réduire le risque de maladie de Lyme, car il régule les rongeurs porteurs de tiques.

Le rôle écologique du renard est essentiel :
🌱 Il protège les cultures en régulant naturellement campagnols et mulots.
🦠 Il agit comme un charognard sanitaire, nettoyant carcasses et cadavres, évitant la propagation de maladies.
🌳 En mangeant fruits et baies, il disperse des graines, favorisant la biodiversité.

👉 Les arguments pour le maintenir sur la liste des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD) ne reposent sur aucune base scientifique.
👉 L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) elle-même affirme que le motif sanitaire ne justifie pas ce classement.

Alors pourquoi ce massacre continue-t-il ? Parce que des intérêts économiques et politiques (chasseurs, certains lobbys agricoles) pèsent plus lourd que la science et l’opinion publique. Pourtant, 71 % des Français s’opposent à la persécution du renard (sondage IFOP, 2023).

[Source : Thomas Pratt ; Association Focale Pour le Sauvage]

Pour stopper le massacre injustifié des renards, son déclassement immédiat de la liste des ESOD, je vous invite à signer cette pétition ⬇️
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/4583

Signez & partagez sans limite 🔥!
Merci 🦊✊️❤️‍🩹

~ Reconnexion ❤️‍🩹✨️ ~Ces dernières semaines m’ont emporté dans un rythme que je pensais maîtriser, mais qui m’a peu à p...
05/04/2026

~ Reconnexion ❤️‍🩹✨️ ~

Ces dernières semaines m’ont emporté dans un rythme que je pensais maîtriser, mais qui m’a peu à peu dépassé 🫣. J’ai repoussé mes limites sans m’en rendre compte, enchaînant les heures, les projets, les images à trier, les repérages, les expositions, les salons 🏃‍♂️.

À cela s’ajoutaient les démarches, les préparations d’affûts à venir, et ce travail de bureau constant, pesant. Tout s’est entremêlé, jusqu’à ne plus laisser d’espace 🤒.

Je vivais travail, je respirais travail, je dormais travail. Les jours n’avaient plus de contours, les semaines plus d'importance 🗓.

Je pensais trouver refuge dans la nature, comme je l’ai toujours fait. Mais même là, quelque chose avait changé. Comme si, à force de vouloir en extraire quelque chose, j’avais oublié simplement d’y être.

L’épuisement est arrivé sans prévenir. Le corps a lâché, l’esprit a suivi. Et dans ce vide, une évidence : je ne pouvais plus continuer ainsi 🚫.

Alors je me suis écouté. Vraiment écouté. Ce que je n’avais pas fait depuis des mois. J’ai ralenti. J’ai pris le temps.
Le temps de recréer du lien, de redonner de la place à ce qui compte au-delà du travail.
Petit à petit, le tumulte a laissé place à un silence plus doux.

Cette reconnexion, je la ressens comme une nécessité. Elle nous rappelle que nous ne sommes pas seulement ce que nous produisons, mais aussi ce que nous ressentons, ce que nous partageons, ce que nous vivons.
Se reconnecter à soi, accepter de ralentir dans un monde qui pousse sans cesse à accélérer.

Et puis le printemps est arrivé 🌸.
Les journées s’étirent, la lumière change, la vie reprend partout autour. Je sens déjà revenir cette envie d’affûts, ces longues heures passées dehors, avec un regard différent.

Plus apaisé, plus ancré 😌. Comme si, en me retrouvant moi-même, j’avais aussi retrouvé ma place dans ce monde que j’aime tant observer ❤️‍🩹.

Instant partagé avec .vignal.art



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Éxifs : f/2.8 1/3200s ISO-400 450mm

- Renard roux (Vulpes vulpes) -
NIKON Z8 - NIKON 300mm f/2.8

(Italie, 25/09/25, 12h32)

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Viale Santa Lucia
Pescasseroli

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