30/09/2026
Hier, 29 septembre, jour de la Saint-Michel, j’ai vécu une expérience qui m’a profondément interrogée.
Une situation présente est venue réveiller quelque chose de beaucoup plus ancien.
Et mon corps l’a su avant même que je puisse vraiment mettre des mots dessus.
Une forme d’anxiété.
De la colère.
Une tension dans la gorge, presque une envie de crier.
Une baisse d’énergie.
Puis les pensées sont arrivées. Les jugements. Les interprétations.
Et soudain, j’ai réalisé quelque chose :
ce qui se passait aujourd’hui était en partie vécu à travers ce qui m’était arrivé il y a 30 ou 40 ans.
La situation appartenait à 2026.
Mais une partie de celle qui la vivait appartenait encore au passé.
Plus t**d, je me suis plongée dans mon travail de création. Peu à peu, quelque chose a basculé en moi.
Mon énergie a changé.
Mon état intérieur a changé.
Mon regard a changé.
Et une question très simple est apparue :
Est-ce que je veux encore laisser mon passé décider de la manière dont je vis mon présent ?
Non pas renier ce passé.
Il a existé.
Il fait partie de mon histoire.
Il a participé à construire celle que je suis.
Mais celle que je suis aujourd’hui n’est plus celle que j’étais il y a 30 ou 40 ans.
J’ai changé.
Certaines croyances ont changé.
Certaines structures psychologiques ont changé.
Ma compréhension de moi-même a changé.
Ma conscience a changé.
Alors pourquoi demander à la femme que je suis aujourd’hui de ressentir, penser et agir exactement comme celle que j’étais autrefois ?
Et là, quelque chose s’est détaché.
Je pouvais regarder cette ancienne histoire, la reconnaître, la comprendre… sans avoir besoin de continuer à la vivre émotionnellement comme si elle se produisait encore maintenant.
J’ai alors pensé à quelque chose de très simple :
faire une mise à jour de soi.
Comme lorsque notre téléphone nous propose une nouvelle version de son système.
L’ancienne version n’était pas « mauvaise ».
Elle correspondait simplement à un autre moment, avec d’autres ressources, d’autres connaissances, d’autres possibilités.
Mais aujourd’hui, une nouvelle version existe.
Alors j’ai choisi de revenir à celle que je suis maintenant.
À ce corps-ci.
À cette conscience-ci.
À cette femme-ci.
À cet instant-ci.
Et de laisser celle que je suis aujourd’hui rencontrer la situation présente.
Avec ses ressources d’aujourd’hui.
Sa conscience d’aujourd’hui.
Sa liberté d’aujourd’hui.
Peut-être que grandir en conscience, c’est aussi cela :
ne pas effacer les anciennes versions de nous-mêmes, mais cesser de leur demander de piloter notre présent.
Alors je vous laisse avec cette question :
Et vous… avez-vous fait votre dernière mise à jour ?
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Stefanie Sablairoles