Fabien Drougard Wildlife Photography

Fabien Drougard Wildlife Photography Photos uniquement prises en milieu naturel.

Photos prises en milieu naturel dans les Pyrénées centrales… et ailleurs...
Photos taken in the wild in the central Pyrenees… and elsewhere...
Urketa ~ Bask country

✨Et là… tu fais quoi ? 🌱
07/04/2026

✨Et là… tu fais quoi ? 🌱

23/03/2026

Libre & sauvage

Acte 322 mars 2026 5h40Le froid s’est installé toute la nuit autour et dans la voiture et pourtant j’ai très bien dormi....
23/03/2026

Acte 3
22 mars 2026
5h40

Le froid s’est installé toute la nuit autour et dans la voiture et pourtant j’ai très bien dormi.
J’ouvre les yeux. Au-dessus de moi, un ciel d’étoiles.
Immobile. Profond. Le genre de ciel qui murmure que la journée va être belle…
J’ai changé de vallée. Envie d’aller plus loin, d’élargir le terrain de jeu… et peut-être, qui sait, de croiser du mouvement là-haut, dans les neiges d’altitude.
Impossible de me rendormir.
Les images d’hier tournent encore dans ma tête.
Au loin, des phares déchirent déjà l’obscurité.
Un dimanche, du beau temps… la montagne ne restera pas sauvage bien longtemps.
Alors je sors.
L’air est vif. Tranchant.
Mais le jour prend doucement le dessus.
Plus besoin de frontale.
Un café chaud entre les mains.
Le silence.
Puis l’attente.
Je me poste.
Les heures s’étirent.
Là-haut, quelques isards.
Des traces partout dans les névés… la vie est passée par là, c’est certain.
Mais ce matin, tout semble figé.
Le froid gagne du terrain. Il ne fait pas plus de 4 degrés et le vent n’arrange rien.
Mes doigts deviennent rigides, presque inutiles. L’appareil pèse lourd.
Le soleil… tarde.
Alors je décide de bouger, d’aller plus loin, juste assez pour passer de l’autre côté du mamelon et gagner un peu en chaleur.
Et là…
Tout bascule.
Je ne suis pas seul.
Des Espagnols sont déjà là.
Silhouettes immobiles, concentrées.
Jumelles aux yeux. Téléobjectifs tendus.
Mais pas vers les sommets.
À l’horizontale.
L’un d’eux se tourne et me voit…
Il me fait immédiatement signe de ne pas faire de bruit.
Le silence devient total.
Je comprends.
Quelque chose est là.
Je m’accroupis. J’observe. Je cherche.
Et soudain…
Je le vois.
Un ours. Un autre…
Massif. Lent. Presque irréel.
Il est là, sur une carcasse.
Comme hors du temps.
Il bâille, s’étire, s’allonge.
Disparaît un instant…
Puis réapparaît. Tranquille. Puissant.
Il mange, il vit. Il est chez lui.
Le temps s’arrête.
Je n’entends plus rien.
Je ne ressens même plus le froid.
Juste lui.
Par moments, je détourne les yeux, regarde autour.
Comme pour vérifier que tout ça est réel.
Lui aussi nous a repérés, sans doute.
Mais il choisit de rester.
Là, de l’autre côté. À distance.
Profitant du soleil, gardien silencieux de son festin.
Je rêvais de cet instant.
Et la montagne m’offre bien plus.
En quelques heures…
Cinq ours.
Trois observations.
Un cadeau brut. Sauvage. Inoubliable.
La patience.
L’attente.
La persévérance.
Tout prend sens.
Puis vient le moment de partir.
Redescendre.
Quitter ce lieu… ces vallées, quitter cet instant suspendu.
Mais je ne redescends pas vraiment.
Je flotte encore un peu.

Avec des images gravées à jamais.
Et cette sensation rare… d’avoir touché quelque chose de vrai.
Dame Nature n’a jamais été aussi généreuse.

« La route est longue pour celui qui ne va pas au bout de ses rêves… »

📍Asturies - Espagne 🇪🇸

Acte 221 mars 202618:30Il est temps de retrouver calme et clarté après ce rêve éveillé, de laisser les dernières lueurs ...
23/03/2026

Acte 2
21 mars 2026
18:30

Il est temps de retrouver calme et clarté après ce rêve éveillé, de laisser les dernières lueurs du jour pénétrer dans mon esprit ( et sur mon dos ) afin, peut-être, après ce miracle, d’envisager encore des observations…

Peut-être que cette femelle ours et ses deux oursons reviendront, ou peut-être ce qui la terrifiait jusqu’ici va enfin émerger.

Après avoir scruté encore et encore la montagne, je reviens sur cette crête, sur cette barre rocheuse, avec la certitude que la femelle et ses oursons pourraient revenir.

J’ai l’impression de connaître chaque recoin par cœur : ce petit plat, cette grotte, ces cavités intimes, cet arbre à la silhouette humaine.
Cet arbre à la silhoue…tte !!!
Une fois encore, une silhouette marron, sombre, apparaît. La femelle est revenue. Mais seule. Elle n’a pas les oursons avec elle. Mais elle paraît plus grande, plus sombre…
Ça n’est pas elle !!! Les oursons non plus ne sont pas là …
C’est un grand mâle. Il est là, puissant, en train de renifler chaque parcelle de la roche, peut-être cherchant les traces de la femelle et des petits.
Je n’en crois pas mes yeux… Je réalise, ici même, devant moi, se tient ma deuxième observation du jour, et le quatrième ours de cette journée extraordinaire.
Le tout en moins d’une heure.
Le mâle a l’air plus lourd, moins à l’aise dans ces roches que le trio de tout à l’heure…
Le femelle avait compris qu’il ne fallait pas rester dans ce secteur.
Pour le bien et la sécurité de ses petits !
Ce gros mâle ne prendra que quelques secondes la pause laissant apparaît son profil imposant.
Les jeux de lumière font que je ne vois que lui sur le fond ensoleillé. Lui l’ours, le même qui me fascinait petit dans ce fameux film de Jean-Jacques Annaud.

Celui qu’on appelle « Lou Moussu » en gascon ( le monsieur ), « Eth Mossur » en occitan ( le seigneur ) ou encore « Lou pelut » ou « Lou gran » était bien là !

« Un miracle n’arrive jamais seul … »
Il fait désormais nuit et froid, mais demain s’annonce beau !
Et si le « jamais deux sans trois » était honoré demain par Dame Nature !!!

📍Asturies - Espagne 🇪🇸

Acte 121 mars 202617h45Après presque dix heures d’observation,après avoir ratissé chaque mètre de la montagne en face de...
23/03/2026

Acte 1
21 mars 2026
17h45

Après presque dix heures d’observation,
après avoir ratissé chaque mètre de la montagne en face de moi,
après en être venu à connaître chaque rocher, chaque ombre, chaque ligne de crête…
Après avoir cru voir des formes humaines, puis animales,
après avoir changé de plan dix fois dans ma tête,
hésité à bouger, à monter, à descendre, à abandonner…
Et puis se dire que, de toute façon, c’est la Nature qui décide.
Que quand on croit avoir un plan, c’est rarement le bon.
Que si je pars maintenant, je ne saurai jamais ce qui s’est joué ici.
Mais que si je ne vais pas voir là-haut, je rate peut-être quelque chose…
Alors je reste.
Et soudain…
Quelque chose change.
Rien de flagrant.
Pas de bruit. Pas de mouvement évident.
Mais l’équilibre du paysage n’est plus le même.
Je fixe.
Une masse.
Là.
Elle n’y était pas sur ce rocher…
Au milieu des rochers que je croyais immobiles depuis des heures.
Cette fois, ce n’est pas mon esprit qui joue des tours.
Ça bouge.
Lentement.
Lourdement.
Avec une assurance tranquille.
Une tête se lève.
Un dos se dessine.
Une silhouette massive sort de la montagne comme si elle en faisait partie.

Un ours… Un ours enfin !!!
Enfin.
Ne pas trembler. Ne pas rater ce “clic” tant attendu.
La scène est irréelle. Une barre rocheuse. Des arbres encore nus.
Et puis…
Une autre silhouette.
Puis une deuxième.
Ce n’est pas un ours.
C’est une ourse… avec ses deux petits de l’année passée.
Sombres, presque noirs, ils tranchent avec la blancheur des rochers.
Magnifiques. Vivants. Là, devant moi.
Mais quelque chose cloche.
La mère est nerveuse.
Elle descend vite. Trop vite.
Elle perd les petits de vue, les retrouve…
Il y a une tension. Un danger invisible.
Et ici, ce n’est pas l’homme. C’est trop raide ! Inaccessible !!!
Alors quoi ?
Elle zigzague entre les rochers, brouille les pistes… Elle disparaît, ils disparaissent puis reviennent !
Les petits s’accrochent comme ils peuvent pour suivre.
Une question me traverse :
y aurait-il un autre ours derrière ?
La descente dure… longtemps.
Près de 30 minutes.
30 minutes suspendues. 30 minutes hors du temps.
Puis, doucement, ils disparaissent dans le bois,
basculent de l’autre côté.
C’est fini. Je ne les reverrai pas.
Un bonheur brut.
Intense. Presque irréel.
J’aurais signé pour quelques secondes.
Mais la montagne m’a offert bien plus.
Pendant 30 minutes, j’ai cessé de respirer… puis respiré de joie, soupiré de joie !
laissé échapper des mots, des noms d’oiseaux, sans même m’en rendre compte.
Ce 21 mars, jour du printemps, ne sera plus jamais le même.
Je ne célébrerai plus seulement le retour des beaux jours…
mais peut-être ma plus belle expérience photographique dans la nature.


📍Asturies - Espagne 🇪🇸

✨ Quand Dame Nature t’offre le plus beau des cadeaux… À votre avis, je rentre avec quoi dans la tête et le boîtier ❓Soye...
22/03/2026

✨ Quand Dame Nature t’offre le plus beau des cadeaux…

À votre avis, je rentre avec quoi dans la tête et le boîtier ❓

Soyez fous… car c’était fou !!!!

27/01/2026

🐻📺 ARTE diffuse un nouveau reportage consacré au retour de l’ours dans les Pyrénées "Pyrénées, vivre avec l'ours"

Ce documentaire est visuellement réussi, porté par de très belles images de montagne et d'ours qui méritent d’être vu.

Nous regrettons toutefois un angle une fois encore très clivant, opposant défenseurs de l’ours et éleveurs, sans véritable recul ni analyse de fond.

Un reportage intéressant, donc, mais qui rappelle surtout combien le débat sur l’ours gagnerait à dépasser les oppositions simplistes pour avancer vers des solutions durables.

il est disponible en ligne ici (durée : 32mn) :
https://www.arte.tv/fr/videos/122702-008-A/360-reportage/ ou ici
https://www.youtube.com/watch?v=5jvk6bmPURQ

Adresse

Urcuit

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Fabien Drougard Wildlife Photography publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager