31/08/2026
"Retour de plage", Hendaye, 2026.
Et voilà ! Nous y sommes. Aujourd'hui c'est le 31 août. On range les transats et les parasols jusqu'à l'année prochaine, on dégonfle les bouées, on vide la piscine.
Sur un plan strictement calendaire, ce n'est pas la fin de l'été. Mais sur le plan du quotidien, si. Personnellement, j'ai souvent considéré que l'automne commençait le 1er septembre.
Le 31 août c'est la fin de cette période de liberté estivale commencée le 1er juillet, cette période particulière, un peu hors du temps, où pendant quelques semaines on ne fait rien comme le reste de l'année. Pour certains, on voyage, on découvre, on se libère, on rencontre, on va voir des festivals, on se dénude sur du sable chaud. Pour d'autres on s'ennuie, on bricole, on arrange la maison, on fait tout ce qu'on ne peut pas faire le reste du temps. On a du temps libre, on ne porte pas de montre, on ne regarde pas les heures, on se couche t**d, on a de comptes à rendre à personne.
Alors je sais, vous allez me dire, "tu me fais rire avec tes images d'Épinal !" Cet été a quand même été le summum des étés pourris ! Je te fais un dessin ? Canicules à répétitions nous tenant cloîtrés comme des moines, des gens qui se sont battus pour des climatiseurs dans les supermarchés, des incendies à gogo où certains ont tout perdus, et des saletés de moustiques à foison venant te dévorer la couenne à toute heure du jour et de la nuit, et des gens qui se sont encore battus (peut-être les mêmes que ceux des climatiseurs ?) dans les pharmacies pour s'arracher leurs paires de lunettes en carton destinées à cette satané éclipse qui a en plus été parfois... éclipsée par un nuage venant se fo**re de nous.
Ok, ok, c'est vrai qu'il a été pourri cet été. Il ne manquerait plus qu'une invasion de sauterelles sur la plaine d'Ibos... Ah mais oui ! Y'en a qui ont eu les punaises de Colza , c'est vrai. (j'avais jamais entendu parler de ça avant de voir les photos hallucinantes il y a quelques semaines). Quel été de m...de, en effet.
Mais ça reste quand même l'été. La saison hors du temps.
Alors demain matin, le 1er septembre, quand tu auras remis ta montre, le costume ou la blouse, et commencera à courir tous les matin pour ne pas être en ret**d à ton travail, à déposer les gamins à l'école dans d'interminables négociations, à t'essouffler pour que tout soit prêt à temps et que cette mécanique bien huilée ne s'enraye pas au premier grain de sable; à affronter d'ennuyeuses réunions, à galérer pour atteindre tes objectifs afin de toucher la prime de Noël, que tu te diras qu'il faut que tu tiennes ce rythme infernal comme ça jusqu'au 1er juillet prochain tout en regardant le ciel bas et les premières feuilles mortes tomber, le tout dans les premier frimas qui ne t**deront pas à aller te faire acheter ta boite de Fervex à la pharmacie du coin, tu penseras : ".... Bon... C'était pas si mal que ça, finalement, l'été".
C'est difficile de trancher, hein ? Quand tout semble pourri.
Mais non, tout n'est pas pourri, remontez-moi ce moral en berne, il pendouille comme ce voile d'ombrage déchiqueté par le dernier orage de grêle. Oui, celui que vous aviez installé en juillet dans le jardin pour affronter le soleil ardent.
Bref. Y'a du bon et du mauvais en toutes choses... (c'est de qui, ça, déjà ? Punaise j'ai l'impression d'être passé en mode philosophe de comptoir, faut que j'arrête).
Et vous qui me lisez, vous préférez quoi en cette année si particulière ? L'été ou la rentrée ?
Été foireux et rentrée heureuse ou bien... Eté merveilleux et rentrée ennuyeuse ?
A vos claviers, hâte de vous lire dans les commentaires ! 😉😁