08/10/2026
🌊📸 UNE IMAGE SOUS L’EAU… ET TOUT CE QU’ON NE VOIT PAS DERRIÈRE.
Avec Marie, cette photo paraît presque simple : une sirène, quelques mètres d’eau, de la lumière et un mouvement gracieux.
En réalité, réaliser ce type d’image est tout sauf simple.
Avant même de penser photographie, il faut penser sécurité.
Sécurité du modèle, du photographe, surveillance de la fatigue et de l’apnée, profondeur, état de la mer, accès au site, courant, visibilité… sans oublier la température de l’eau, qui finit rapidement par peser sur les organismes lorsque les descentes se multiplient.
À cela s’ajoute la prise de risque inhérente au travail en profondeur. Chaque descente doit être préparée et chaque tentative doit rester maîtrisée. Aucune photo ne mérite de dépasser les limites de sécurité.
Et ensuite seulement commence le problème photographique. 😅
Sous l’eau, la lumière change en permanence. L’orientation du modèle, la profondeur, les particules, les rayons du soleil et la distance modifient complètement l’exposition et les couleurs.
Le mode rafale devient presque une loterie : sur plusieurs déclenchements, une position sera parfaite, la suivante beaucoup moins… un mouvement de nageoire, quelques bulles, un regard fermé ou un changement de lumière suffisent à transformer complètement l’image.
Et la colorimétrie sous-marine ne pardonne rien.
Les couleurs disparaissent progressivement avec la profondeur, les dominantes bleu/vert prennent le dessus et le contraste chute.
La prise de vue n’est donc que la première moitié du travail.
La seconde se déroule devant l’écran : sélection parmi parfois des centaines de déclenchements, récupération des couleurs, contraste, lumière, détails, nettoyage des particules et travail localisé pour retrouver l’atmosphère imaginée au moment de la prise de vue.
➡️ À gauche : la réalité enregistrée par le boîtier.
➡️ À droite : plusieurs heures de post-traitement plus t**d.
Et au milieu de toute cette technique, il faut encore que Marie garde une attitude naturelle et gracieuse sous plusieurs mètres d’eau. 🧜♀️
C’est probablement cela que j’aime le plus dans la photographie aquatique :
transformer toutes ces contraintes techniques en une image qui, elle, doit donner l’impression que tout était facile.
📍 Plage des Catalans – Marseille
🧜♀️ Modèle : Marie potosniak
📸 Phortypix Studio
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