27/11/2024
Rêve urbain.
Ma ville est semblable à toutes les autres… enfin je le crois.
Il y a des rues, des avenues, des commerces, des habitants et il y a moi.
Apriori j’habite là, au beau milieux de cet environnement. Il y a ce café que j’aperçoit chaque matin pour me rendre au travail, ce parc ou des enfants jouent, la place St-Jacques que j’aime tant… et pourtant même si je m’y rend tout les jours, cette ville me semble être un vaste souvenir abstrait et lointain. Un rêve que je ne contrôle pas et où il n’y a pas de place pour moi.
Chaque jours je croise ces passants désincarnés, aux regards vides et ternes comme prit dans la boucle infernal de ce qu’on appel quotidien. Ils sont là, en mode autopilote, mais ils ne me voient pas.
Qui sont ces personnes ? Ressentent-elles ce que je ressens ? Qui sont elles en dehors de ce quotidien ? D’ailleurs, y aurait t’il autre chose que le quotidien ? Comment sont elles lorsqu’elles s’arrêtent ? Vivent telles réellement dans cette ville, ou est-ce la ville qui s’est emparée d’elles ?
J’habite ici et ma ville est, je le crois, semblable à toutes les autres.