23/02/2026
L’exécution de William Weah, étudiant à l’Université du Libéria, le 3 août 1990, a choqué le monde.
Tué à ciel ouvert, non pour un crime, mais parce qu’il était Krahn — ethnie accusée de soutenir le président Samuel Doe.
Après un interrogatoire sommaire sur un terrain herbeux près de Bentol, un rebelle du NPFL de Charles Taylor l’a criblé d’une rafale d’AK-47 à bout portant.
La photojournaliste Joël Robine, qui a capturé l’instant — le regard terrifié de Weah, mains levées en supplication —, a remporté un prix majeur (World Press Photo ou équivalent).
Ce meurtre barbare illustre la barbarie ethnique qui a ravagé le Libéria et continue de hanter l’Afrique : le tribalisme politisé tue sans pitié.