03/09/2026
Vous avez déjà vu une première photographie réalisée à partir d’une réflexion sur un lac. Voici la deuxième.
Ici, le paysage devient presque méconnaissable.
Les arbres se reflètent dans l’eau et, avec le mouvement et les légères déformations de la surface, leurs silhouettes se mélangent, se prolongent, se fragmentent.
Il ne reste finalement que des lignes, des textures et des couleurs.
On pourrait presque croire à une peinture.
Et c’est précisément ce qui m’intéresse dans cette image : elle est née d’un paysage parfaitement réel, mais la photographie permet de le faire basculer vers quelque chose de beaucoup plus pictural.
Je n’ai pas cherché à reproduire fidèlement ce que je voyais.
J’ai simplement essayé de saisir ce que le reflet pouvait raconter à ma place.
C’est aussi une autre manière d’aller vers ce qui guide de plus en plus mon travail : enlever les détails, simplifier les formes et laisser davantage de place à l’interprétation.
Une photographie qui, finalement, pose une question assez simple :
À partir de quel moment une photographie cesse-t-elle de simplement représenter pour commencer à suggérer ?
Less is More…
📍 Écosse