03/09/2026
Mon papi,
Aujourd’hui, c’est dur. Dur de mettre les mots sur toutes ces émotions qui me traversent. Alors plutôt que de faire la liste de toutes ces choses qui faisaient de toi un papi formidable, je vais plutôt te dire à quel point je te suis reconnaissante. Parce que finalement, la douleur que je ressens est égale à combien je t’aime. Et mon papi, je t’aime si fort.
Merci, d’avoir été mon papi. Je me souviendrai des beignets râpés, des cappuccinos trop sucrés, des virées dans le jardin. Je me souviendrai de toi qui me parle de la météo dans des patelins qu’on connait même pas, de nos parties de rami avec mamie et de toi qui nous raconte tes histoires. Souvent les mêmes, on peut maintenant le dire, mais aujourd’hui je donnerais n’importe quoi pour t’entendre encore une fois nous raconter la fois où tu as conduit un char pour la première fois. Ou l’histoire où tu as perdu des poules et qu’en fait elles étaient sur l’tas d’bois. Ou encore la fois où tu as rencontré mamie.
J’ai lu que le deuil, c’est comme renverser des paillettes. On croit d’abord qu’on va toutes les ramasser, qu’un jour il n’en restera plus une. Puis le temps passe, et on en retrouve une sur un pull, une autre dans un tiroir… Ce n’est pas oublier. C’est apprendre à vivre avec elles, brillant parfois de nostalgie, parfois de douleur, parfois d’amour.
Alors papi, tu me manques mais dans ton absence, des milliards de paillettes brillent déjà. Tu vas avoir des sacrées fournées à rattraper donc en nous attendant, fais chauffer les plaques et prépare une belle tablée parce que je suis sûre que d’ici plusieurs années, on aura de belles histoires à se raconter autour de bons beignets râpés.
Je t’aime 🤍