08/08/2025
Veilleuses - Quand je dors tu meurs encore
J-3
Je sais pourquoi mon sac est trop lourd…
J’apprends. J’explore.
Je fais des erreurs. J’adapte.
Je cherche les signes d’un paysage en mutation.
Et je chéri l’eau.
Faire partie du décor et mesurer que chaque image se mérite, ne se vole pas.
Pas la place pour la capture ou le pillage boulimique de beaux paysages.
Tout est lent, pesé, considéré.
Il n’y a pas de silence, la montagne est vivante et elle me regarde passer, sûrement en se moquant un peu…
Je me demande à quoi ça rime tout ça.
Qu’est-ce que ça change de vouloir observer, garder une trace ?
Comme un deuil par anticipation de ce qui disparaît de manière invisible.
Comme un pansement égotique sur les souffrances du vivant.
À défaut de savoir quoi faire, ne pas refuser de voir et développer une écologie de l’attention.
Déployer une éthique du soin partout et tout le temps, à chaque pas. Le mieux possible.
Et savourer la chance d’être en vie, ne pas insulter la beauté et se faire toute petite dans l’immense.
(Bo**el qu’est ce que je kiffe !)
Merci encore…