Nouvelle Vague, portraits de conchyliculteurs de Thau

Nouvelle Vague, portraits de conchyliculteurs de Thau Pendant 1 an, nous vous proposons de découvrir, chaque mois, le parcours et le savoir-faire d’un conchyliculteur de la lagune de Thau.

Projet porté par le Cépralmar et financé par le DLAL FEAMP, la Région Occitanie, le Conseil Départemental de l'Hérault, Sète Agglopôle Méditerranée.

L'exposition "Nouvelle Vague" est prête, nous avons hâte de vous la faire découvrir dès que le contexte sanitaire sera p...
02/04/2021

L'exposition "Nouvelle Vague" est prête, nous avons hâte de vous la faire découvrir dès que le contexte sanitaire sera plus favorable.
Merci encore aux 12 conchyliculteurs et conchylicultrices qui ont accepté de participer au projet, et et à l'ensemble des acteurs qui se sont mobilisés pour son bon déroulement.
Merci également à l'Union Européenne (FEAMP), au Département de l'Hérault et à Sète Agglopôle Méditerranée pour leur soutien financier.

Merci à tous pour vos votes ! Vous avez plébiscité la photo de Quentin et Emmeline. L'exposition et le livre sont en cou...
03/11/2020

Merci à tous pour vos votes ! Vous avez plébiscité la photo de Quentin et Emmeline. L'exposition et le livre sont en cours de préparation...nous vous donnerons prochainement des nouvelles.

Une exposition liée au projet "Nouvelle Vague" est en cours de  montage....Pour nous aider à la préparer dites-nous quel...
15/10/2020

Une exposition liée au projet "Nouvelle Vague" est en cours de montage....Pour nous aider à la préparer dites-nous quelle est la photo qui vous a le plus plu ?
--> "Likez" votre photo préférée !

Kévin et les métiers de la mer en 6 questionsCe qui lui plait  : « Le panorama qu’on a le matin sur l’eau, tout le monde...
15/10/2020

Kévin et les métiers de la mer en 6 questions

Ce qui lui plait : « Le panorama qu’on a le matin sur l’eau, tout le monde le voudrait. Rien ne vaut un lever de soleil sur l’horizon. »

Le principal inconvénient de la conchyliculture ? : « Je trouve que la conchyliculture est monotone par rapport à la pêche. Les tâches sont variées mais tous les jours tu vois des huîtres alors qu’à la pêche c’est tout le temps différent. ».

Le principal inconvénient de la pêche ? : « « S’installer en tant que pêcheur est difficile. En pêche, il y a moins d’investissements de départ qu’en conchyliculture, mais par contre tu n’es jamais sûr de rien. Tous les jours, tu ne sais pas si tu vas bien pêcher ou pas. Si tu hésites entre les deux, c’est qu’il faut faire de la conchyliculture. La pêche il faut que ce soit une passion. »

Ses principales inquiétudes pour l’avenir ? : « Il y a de plus en plus de bateaux de plaisance sur l’eau, c’est un frein pour nos activités. La prolifération du crabe bleu m’inquiète également, on ne sait pas encore quel sera son impact. »

La principale qualité qu’il faut avoir pour se lancer en pêche ou conchyliculture ? : « Il faut être travailleur. Ce sont des passions qui demandent des sacrifices. »

Et si c’était à refaire ? : « Je recommencerais ! Je ne me vois pas travailler à terre, c’est la mer et pas autre chose ».

Propos recueillis par Erika Gervasoni
Dessin : David Duart Dh
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Le projet Nouvelle Vague, porté par Cépralmar en partenariat avec Comité Régional Conchylicole De Méditerranée, est financé par le , La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Hérault et Sète agglopôle

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Une journée de pêcheur-conchyliculteurIl est 4h du matin quand le bateau de Kévin quitte le port de Frontignan pour alle...
08/10/2020

Une journée de pêcheur-conchyliculteur

Il est 4h du matin quand le bateau de Kévin quitte le port de Frontignan pour aller caler quelques filets à rougets en mer. « Ces filets je les laisse juste quelques heures car le rouget est une espèce fragile et les congres en sont friands ! ». Il poursuit en relevant des filets installés la veille « ceux-là ciblent les dorades, les sars, les pageots… » et des pots à poulpes immergés la semaine dernière. A 9h, son bateau est de retour à quai. Méticuleusement, le poisson est démaillé et le filet est embasé*. Une partie de la pêche du jour est alors vendue sur place.

A 14h, lorsque nous retrouvons Kévin au port du Barrou, il s’apprête à aller « tirer » des huîtres sur la lagune. Amarré à sa table, il décroche les cordes sur lesquelles elles sont collées, les unes après les autres. : « Quand on travaille sur les tables, on coupe le moteur, il n’y a plus aucun bruit, ça fait du bien. A la pêche, c’est différent, le moteur ronronne tout le temps. » Chaque corde mesure 2m50 et supporte environ 75 huîtres. Kévin est fier de sa première année de production : « J’ai acheté des huîtres prêtes-à-coller* et en 7 mois elles ont atteint une taille commerciale ».

Au mas, les huîtres sont séparées des cordes grâce à une « sauterelle » manuelle : « je n’ai pas encore eu l’occasion d’investir dans un tapis mécanique, je fais tout à la main ! une machine comme celle-là tu peux l’exposer au musée de l’étang de Thau ! ». Elles sont ensuite nettoyées puis stockées dans les bassins de purification que Kévin a fini d’installer pendant le confinement : « J’ai obtenu mon agrément sanitaire pendant l’été, ça m’a permis de commercialiser mes premières huîtres en vente directe ».

Il est 16h30, sa journée de travail s’achève. Il est temps pour Kévin de retirer son ciré bleu et d’aller retrouver une autre petite perle de Méditerranée, Victoire, sa fille née en avril dernier.

Texte et photos : Erika Gervasoni

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Le projet Nouvelle Vague, porté par Cépralmar en partenariat avec Comité Régional Conchylicole De Méditerranée, est financé par le , La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Hérault et Sète agglopôle
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De la pêche à la conchylicultureKévin, 29 ans, est pêcheur-conchyliculteur sur le port du Barrou à Sète. Depuis un an, i...
29/09/2020

De la pêche à la conchyliculture

Kévin, 29 ans, est pêcheur-conchyliculteur sur le port du Barrou à Sète. Depuis un an, il produit des huîtres sur la lagune de Thau en complément de son activité de pêche. Ses coquillages sont commercialisés en vente directe au mas ou en demi-gros à des mareyeurs et poissonniers.

Le père de Kévin était lui-même conchyliculteur. Lors de la disparition de l’huître plate* il stoppe son activité et devient pêcheur. Pour Kévin, la pêche a toujours été une évidence. Il se forme au Lycée de la Mer de Sète et s’installe en 2010. Il a alors 19 ans. Passionné, il maitrise différentes techniques, en lagune et en mer, qu’il alterne en fonction des saisons et de la météo : capéchades pour les daurades, nasses pour les poulpes, filets pour les rougets ou encore canne pour les thons.

L’année dernière, il décide de diversifier ses sources de revenu en produisant des huîtres. Il rachète le matériel d’un conchyliculteur voisin parti à la retraite et adhère à la "Coopérative des 5 ports" qui lui met à disposition deux tables : « La coopérative, c’est la sécurité. Tu apportes un capital lorsque tu t’installes, tous les ans tu payes une cotisation et le jour où tu arrêtes tu peux récupérer la somme investie au départ ».

Cette double activité lui demande une nouvelle organisation de travail et lui laisse peu de temps libre : « A la pêche il n’y a pas de repos. Le repos c’est les jours de mauvais temps… et ces jours-là j’en profite pour coller des huîtres* ! ». Néanmoins, Kévin ne regrette pas son choix. Sa première année de production a été à la hauteur de ses attentes.

*Disparition de l’huître plate : espèce indigène des côtes européennes, l’huître plate été élevée en méditerranée jusque dans les années 70. L'apparition successive des parasites Marteilia et Bonamia a alors décimé les élevages.

* Coller des huîtres : le collage et l'élevage en suspension sous tables sont des techniques spécifiques aux lagunes méditerranéennes qui ne connaissent pas de phénomènes de marées comparables à l'Atlantique. Les huîtres sont collées sur des cordes avec du ciment, par groupes de 3, tous les 10cm. Les cordes sont ensuite suspendues aux tables de production.

Texte et photo : Erika Gervasoni

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Le projet Nouvelle Vague, porté par Cépralmar en partenariat avec Comité Régional Conchylicole De Méditerranée, est financé par le , La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Hérault et Sète agglopôle

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Kévin Henri, pêcheur-conchyliculteur à SèteCrédit photo : Thierry Borredon Thierry Borredon Oculus-----Le projet Nouvell...
22/09/2020

Kévin Henri, pêcheur-conchyliculteur à Sète
Crédit photo : Thierry Borredon Thierry Borredon Oculus

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Agathe et la conchyliculture en 6 questionsCe qui lui plait dans le métier :« J’aime la qualité de vie qui va avec ce mé...
17/09/2020

Agathe et la conchyliculture en 6 questions

Ce qui lui plait dans le métier :
« J’aime la qualité de vie qui va avec ce métier, le lien direct avec la nature. Et puis c’est une profession dans laquelle on ne s’ennuie jamais, tous les jours sont différents. »

Ce qu’elle trouve le plus difficile :
« Le travail sur l’eau est rude, je me sens limitée physiquement. A terre je fais tout, on est bien mécanisé, mais sur l’eau c’est mon père et certains employés qui gèrent. C’est aussi un métier très chronophage, la vie de famille et celle du mas sont mêlées. J’ai la chance d’avoir un mari très présent auprès de nos enfants. »

Ses principales inquiétudes pour l’avenir ?
« La hausse des mortalités, le réchauffement climatique, l’urbanisation… il faut que le bassin de Thau reste protégé. J’essaye de ne pas trop penser à tout ça pour ne pas me démotiver ! »

La principale qualité qu’il faut avoir pour se lancer en conchyliculture ?
« Il faut être persévérant ! Tu sais ce que tu plantes mais tu ne sais jamais ce que tu vas récolter. Je vais très peu sur l’eau voir mes huîtres car je sais que jusqu’au dernier moment tout peut arriver. »

Quel a été l’impact de la Covid sur son entreprise ?
« Au début tout a été stoppé net. On a vite rebondi en mettant en place des livraisons à domicile pour les particuliers. C’est important de maintenir le contact avec les clients. Sur les parcs, on a pu ralentir la pousse des huîtres en les exondant. Et puis on a fini par pouvoir rouvrir le « Petit Mas » : on a espacé les tables, mis en place un circuit pour le service. On a réussi à s’adapter sans perdre en convivialité. »

Et si c’était à refaire ?
« Je recommencerais c’est sûr ! La profession a traversé de nombreuses épreuves ces dernières années, j’ai parfois mal dormi, mais je n’ai jamais regretté mon choix. »

Propos recueillis par Erika Gervasoni
Dessin : DH

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Dégustation de coquillagesIl est 20h lorsque les portes du « Petit Mas » s’ouvrent. « Petit Mas » c’est le nom donné par...
08/09/2020

Dégustation de coquillages

Il est 20h lorsque les portes du « Petit Mas » s’ouvrent. « Petit Mas » c’est le nom donné par Agathe à son espace de dégustation de coquillages qui fait face au Mont St Clair. Cheveux tirés, marinière, jupe noire et visière de protection anti-covid, elle fait le tour des tables afin d’expliquer à chacun le déroulement de la soirée : menu unique et service au buffet. L’accueil est chaleureux, la vue sur la lagune est captivante, la musique est douce, l’instant est poétique.

Agathe a eu l’idée de développer une activité de dégustation lorsqu’elle a repris l’entreprise familiale « J’aime ce contact direct avec les clients. C’est un moment privilégié pendant lequel on peut échanger sur notre métier et avoir un retour sur la qualité de nos produits ». L’aménagement et le fonctionnement du lieu ont été pensé avec minutie pour créer une ambiance intimiste au grand air. L’activité de dégustation est encadrée par un arrêté préfectoral : seule la dégustation de coquillages produits sur l’exploitation est autorisée : « on reste des producteurs avant tout ! » Huîtres crues charnues, huîtres gratinées cuisinées avec finesse et brasucade de moules délicatement relevée s’enchainent au fil de la soirée pour le plus grand plaisir de nos papilles.

Pour assurer l’ouverture du « Petit Mas » d’avril à octobre, Agathe travaille sans relâche : « L’activité de dégustation impose de fortes contraintes horaires, c’est pour cela que mon père n’avait pas souhaité la développer. Mes parents ont toujours travaillé comme des fous mais au moins ils avaient leur dimanche ! ». Pour assurer le bon fonctionnement de son exploitation, Agathe s’est entourée d’une équipe compétente. Elle a deux salariés à temps plein et fait également appel à des saisonniers pendant la période hivernale pour la production, et pendant la période estivale pour la dégustation. « Cette année, ce sont nos deux saisonniers de l’hiver qui sont venus nous épauler pendant l’été au « Petit Mas », c’est une belle continuité, ils prennent plaisir à répondre aux questions que les clients se posent sur notre profession ».

Le ciel et l’eau de la lagune se sont assombris, la soirée s’achève. Sourire aux lèvres, Agathe prend le temps d’échanger un dernier mot avec chacun. Ce soir encore, la terrasse était comble. Sans aucun doute, nous reviendrons.

Texte et photo : Erika Gervasoni

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Reprise familiale, entre continuité et créativitéAgathe, 36 ans, est conchylicultrice à Loupian. Elle exploite douze tab...
01/09/2020

Reprise familiale, entre continuité et créativité

Agathe, 36 ans, est conchylicultrice à Loupian. Elle exploite douze tables sur la lagune de Thau : onze sont consacrées à la production d’huîtres et une à la production de moules. Elle commercialise principalement ses coquillages en gros et en bourriches pour les poissonniers et restaurateurs.

Agathe a fait des études en commerce international. Elle a travaillé pendant 5 ans en Espagne dans l’import-export de crevettes de Madagascar avant de revenir au bord de la lagune pour reprendre le mas de ses parents. C’est la naissance de son fils qui été le déclencheur de ce changement de vie : « C’est un environnement dans lequel j’ai aimé grandir, et dans lequel j’avais envie que mes enfants évoluent ».

Elle s’installe donc à Loupian en 2016, après une formation au Lycée de la Mer de Sète. Son père, Jean-Louis, retraité actif, est toujours présent dans l’entreprise. Il la conseille lorsqu’elle en a besoin mais la laisse libre de mener sa barque comme elle veut. « Au début je faisais des prévisionnels, mon père observait sans rien dire. Je me suis vite rendue compte, que c’est une profession avec tellement d’impondérables que tu ne peux pas tout contrôler. Il faut accepter de lâcher prise, c’est la nature. »

Elle a repris la production d’huîtres spéciales « Agathe » initiée par ses parents. Elle s’approvisionne pour cela en huîtres prêtes à coller auprès d’écloseries afin d’avoir une régularité de forme, coquille et taux de chair : « J’ai développé un marché haut de gamme auprès de restaurateurs et à l’export. Mes clients sont très exigeants sur la qualité du produit ».

Pour valoriser sa production, Agathe a fait le choix de développer une activité de dégustation de coquillages : « La dégustation nous permet de mieux commercialiser nos coquillages pendant la saison estivale, période pendant laquelle nous avons une diminution des ventes en gros ». Pour diversifier ses sources de revenu, Agathe ne manque pas d’idées. Cette année, elle a proposé à ses clients d’adopter des huîtres : « Nous passons une matinée ensemble à coller les petites huîtres sur les cordes puis nous les mettons à l’eau. Au fil de l’année je leur envoie des photos pour qu’ils suivent leur évolution. Lorsque la taille commerciale est atteinte ils peuvent venir chercher leur bourriche ! ».

Des projets ? Agathe en a encore plein la tête : « J’ai la chance d’avoir un père avant-gardiste qui fourmille d’idées, il faut souvent que je le freine ! L’important dans un premier temps c’est de pérenniser tout ce que l’on a développé ».

Texte et photo : Erika Gervasoni

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Agathe Masson, conchylicultrice à LoupianCrédit photo : Thierry Borredon .oculus -----Le projet Nouvelle Vague, porté pa...
18/08/2020

Agathe Masson, conchylicultrice à Loupian
Crédit photo : Thierry Borredon .oculus

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