21/01/2026
Ce lundi 19 janvier, Jean Courouble alias Louis de Lilles ou L2L ou même Louis de Courouble est décédé après plusieurs semaines passées à l’hôpital, à la suite d’un AVC survenu au Cambodge. Transféré en Thaïlande pour des raisons logistiques en vue de son rapatriement en France, il a développé une bactérie dans ses poumons et son état neurologique, comme son état général, s’est progressivement dégradé. Il a été rapatrié en France, inconscient, la semaine dernière. Il est décédé à 15h44 après un bref adieu de ses enfants dans une chambre en isolement.
Jean aimait la vie et redoutait la mort. Il vivait à trois cents à l’heure. Il débordait d’énergie, d’idées, de projets. Il avait mille envies à la minute. Rien ni personne ne pouvait l’arrêter. Avec lui, tout allait vite, trop vite parfois. Les brocantes, la création de meubles, les tournées des grands vins, les livres sur sa passion pour les Templiers, la peinture, la photographie, la musique et même l’enregistrement d’un disque au canada, les sorties en traîneau avec ses trois huskys, le catamaran, le tir à l’arc, le tennis, la carabine dans les forêts…
Pompier de Paris en 68, il a vécu la révolution, sous les barricades en feu. Marié jeune, puis remarié 20 ans après, il a travaillé comme il vivait : intensément. Il a eu plusieurs carrières, toujours avec la même énergie : dans un groupe américain, des boutiques, un restaurant… Pendant plus de vingt ans, il était régisseur général dans la boîte de production Coyote Conseil, la société de Christophe Dechavanne. À côtoyer les stars du show-business, entre fêtes et paillettes.
À la retraite, il s’était installé en Bourgogne et avait ouvert une galerie d’art où il exposait ses propres créations et celles d’artistes : peintures, meubles, photographies, sculptures. Ses voyages en Asie comme photographe lui ont fait découvrir d’autres nuits, d’autres lumières. Il envisageait de s’y installer.
Il aimait sa famille mais ce n’était pas un papa, ni un grand-père conventionnel. Il voulait rester jeune, éternellement libre. Nous lui disions qu’à 77 ans, partir faire la fête en Asie avec sa table de mixage pour mixer dans les clubs n’était pas raisonnable. Nous voulions qu’il soit avec nous, qu’il profite de ses petits-enfants, mais la raison n’était pas son fort. Pour lui, il avait toujours vingt ans.
Il a bien vécu. Et tous ceux qui l’ont connu savent à quel point il avait une aura, une personnalité incroyable. Que son souvenir soit béni pour toujours. Il ne voulait ni cérémonie religieuse, ni enterrement. Un événement en son souvenir sera organisé à la Bourgogne Art Galerie le dimanche 1er février à partir de 14h.