Petra Zo photographe

Petra Zo photographe Artiste photographe.

Il paraît qu'il me faut partager ce nouvel article qui parle de mon travail sur les marins pêcheurs finistériens. Moi qu...
23/08/2026

Il paraît qu'il me faut partager ce nouvel article qui parle de mon travail sur les marins pêcheurs finistériens. Moi qui aime me masquer derrière mon boitier, être mis en lumière ainsi est un exercice délicat.
J'espère que les personnes qui regarderont mes clichés apprécieront cette mise en lumière empreint de respect pour ces travailleurs de la mer. Ils découvriront peut-être l'envers d'un décor souvent méconnu se révélant parfois mystique mais qui est si humain.
Quelle belle vitrine d'être exposé juste à l'aplomb des quais, des débarques avec comme horizon l'océan.
Merci le Festival Photo du Guilvinec pour cette merveilleuse exposition.

Au Guilvinec, la saison de thon bat son plein. La vente en direct (du bateau) est, une nouvelle fois, un franc succès at...
14/08/2026

Au Guilvinec, la saison de thon bat son plein. La vente en direct (du bateau) est, une nouvelle fois, un franc succès attirant un monde considérable dans une ambiance bigarrée.
La clientèle est hétéroclite: touristes, résidents, habitués, curieux, badauds, mais surtout une communauté comorienne venue en nombre.
Cette diversité, parfois surprenante pour un port breton, donne lieu à une agitation relevant parfois du capharnaüm.
Ce joyeux désordre n’entame en rien le succès commercial de l’opération. La vente en directe séduit bien au delà du cercle des habitués des port.

Carte blanche — deux mots qu’on reçoit rarement et qui pèsent soudain comme une clé de bord.Franchir le seuil d'un chant...
22/07/2026

Carte blanche — deux mots qu’on reçoit rarement et qui pèsent soudain comme une clé de bord.

Franchir le seuil d'un chantier naval, c’est entrer dans un corps vivant. Les coursives sentent la limaille et l’huile de coupe, l'acier qui attend sa forme. Ici, rien ne se dit, tout se montre, dans le geste précis d’une main qui sait, transmise d’un dos courbé à un autre, depuis des générations.

On ne photographie pas des ouvriers. On photographie des mouvements, des postures devenus mémoire, le poignet qui ajuste sans mesurer, l’œil qui juge une soudure, le silence de ceux qui n’ont plus besoin de mots pour travailler ensemble.

Être admis dans les coulisses, c’est comprendre qu’on ne vole rien. On reçoit.

Et dans cette lumière d’atelier si particulière, un photographe capte aussi des moments, situations cocasses comme un homme avec une tête d'hélice....

Depuis le début de la semaine je suis en immersion dans un chantier naval finistérien. Mon travail est scindé en deux pa...
01/07/2026

Depuis le début de la semaine je suis en immersion dans un chantier naval finistérien. Mon travail est scindé en deux partie : l'une est liée au suivi de l'entretien d'un navire de pêche et l'autre, plus intimiste, à la conception et la construction d'un navire.

Si j'apprécie les deux, je concrétise un de mes objectifs, à savoir pénétrer dans les entrailles d'un chantier afin de capter des images d'un savoir faire souvent hérité.

Je mesure l'honneur qui m'est fait d'être accepté en qualité de photographe dans cette fourmilière humaine. J'y découvre mils et un talents et, encore une fois, beaucoup de gentillesse et de bienveillance.

Merci à la direction d'avoir dit oui et donné carte blanche, merci aux salariés de continuer à faire ce qu'ils font, comme si je n'étais pas là; c'est le plus beau des cadeaux qu'ils pouvaient me faire.

Même si ces clichés feront l'objet d'une série, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer une autre vision des Hommes qui composent la filière bleue. Certains intègreront celle dédiée aux portraits.

Hier soir, après avoir pris soin de ma mère qui entame son dernier virage, je me suis rendu, aux Capucins afin de voir l...
29/06/2026

Hier soir, après avoir pris soin de ma mère qui entame son dernier virage, je me suis rendu, aux Capucins afin de voir l’extraordinaire exposition de Stéphane LAVOUE.
L’artiste nous offre une immersion dans l’univers feutré de la Royale et révèle un pont entre la Marine Nationale et la Comédie Française.
Sa vision nous plonge dans un autre monde et nous transporte. Sa colorimétrie, ses cadrages sont vraiment remarquables.
Je ne suis pas objectif, je l’admets. C’est en allant voir une de ses expositions à Douarnenez que j’ai compris qu’il me fallait radicalement changer afin d’être à ma place et regarder le monde autrement.

La fête des invisibles. Douarnenez. Je cherchais à saisir la solitude (thème d’une prochaine série), c’est la fête qui s...
07/06/2026

La fête des invisibles. Douarnenez.
Je cherchais à saisir la solitude (thème d’une prochaine série), c’est la fête qui s’est laissée photographier.

SignumJe vous propose un autre portrait de marin. Il ne pose pas, il vient vers moi en jouant avec l'objectif et en refu...
05/06/2026

Signum

Je vous propose un autre portrait de marin.

Il ne pose pas, il vient vers moi en jouant avec l'objectif et en refusant toute grandiloquence.

Il y a quelque chose de moqueur, de taquin dans son attitude, dans son consentement à être photographié, sans hostilité, mais offrant une sorte de générosité tranquille, celle de quelqu'un qui n'a rien à prouver.

La connivence naît de là, de cet espace (confiné) entre deux personnes qui se respectent et se chambrent quand même un peu....

La lumière et le deuil. Il y a des jours où le poids de l’appareil photo pèse une tonne. Pas celui du matériel. Non, il ...
01/06/2026

La lumière et le deuil.

Il y a des jours où le poids de l’appareil photo pèse une tonne. Pas celui du matériel. Non, il pèse d’autre (s) poids, celui des années, celui des absences, celui d'un vécu dans ce même vent salé face à ce même horizon qui ne rend jamais ce qu’il prend.

Samedi, je suis venu photographier un hommage, celui d'un marin disparu en mer, d'une communauté rassemblée au bord du quai.
J’ai regardé cette famille endeuillée, ces marins, cette foule qui portaient sur les épaules tout le poids de la tristesse.

Quelque chose en moi n’était pas tout à fait alignée. Je ne me sentais pas à ma place. Mon travail, ma mission : témoigner…. Mais mes pieds, mon corps connaissaient cet endroit d’une mémoire plus ancienne.

Il y a 20 ans, presque jour pour jour, je me tenais ici pour cette même raison. Pas d’appareil autour du cou mais les mains dans les poches et la gorge serrée. C’était pour Lomig (Guillaume en français).
Mon ami pêcheur est, également, parti à l’aube, embarquant avec lui un capitaine d’industrie. La mer l’a gardé, sans explication, sans même daigner rendre un signe. Son passager fut retrouvé; lui pas. Le silence de l’océan est une réponse en soi et c’est la plus cruelle de toutes.

Alors, samedi, l’exercice était complexe pour moi. Comment réaliser des images en étant digne, respectueux ? Comment déclencher quand on est mal à l’aise ? Comment garder une pudeur ? Comment photographier le deuil des autres quand on porte le sien en bandoulière ?

On dit que le photographe est un témoin, qu’il doit s’effacer, être invisible, laisser la réalité parler à travers lui. C’est vrai et c’est une discipline à apprivoiser. Maitriser l’émotion, rester stable, chercher la lumière juste, le cadre juste. Appuyer sur le déclencheur au bon moment, celui où la douleur d’un visage dit plus que n’importe quel discours. Mais voilà, samedi, mes mains tremblaient, pas beaucoup, juste assez pour que je le sache et m’oblige.
J’ai donc décidé et annoncé que je ne prendrai aucun cliché de la famille en respect et en raison de cette injustice tranquille répétée que la mer commet depuis des siècles sans jamais se justifier.

La dure loi de la mer arguée par des gens (souvent terriens) avec, parfois, une forme de résignation qui agace ceux qui ont grandi dans les ports.

Comme si nommer la loi suffisait à la rendre acceptable. Comme si les Hommes qui partent savent et que ceux qui restent à quai devraient s’y attendre. Comme si le risque consenti annulait la peine réelle.

Mais les marins que je connais, que j’ai connu, n’ont pas peur de la mer. Ils l’aiment et la redoutent. C’est très différent.
On ne part pas malgré le danger, on part avec lui, on fait confiance, à son bateau, son bras, à l’expérience de ceux qui ont navigué avant soi. Et quand la mer trahit cette confiance, ce n’est pas une loi qui s’applique, c’est une perte brutale, bête, irréparable

Lomig, Erwan ont pris la mer. La mer les a pris.

Kenavo. Kouskit en peoc’h.

La mer en partage. Festival photo du Guilvinec été 2026.17 regards, un seul horizon. J'ai l'insigne honneur de figurer p...
12/05/2026

La mer en partage. Festival photo du Guilvinec été 2026.

17 regards, un seul horizon. J'ai l'insigne honneur de figurer parmi les photographes sélectionnés pour cette exposition à ciel ouvert, où chacun pose sa propre lumière sur un même sujet : l'océan, immense et familier.
C'est là tout le paradoxe : ici, au Guilvinec, la mer est partout. Pourtant, elle reste à découvrir. Tout au long de l'été, laissez-vous surprendre par autant de visions singulières d'un monde que l'on croyait connaitre.
Alors, comme semble le dire Erwan, patron-pêcheur (merci à lui d'avoir récemment accepté ma présence), venez voir cette expo à l'extrémité d'un département finistérien bordé par la mer.

SIGNUM Il existe parfois des rencontres au hasard de la vie qui laissent une empreinte. C’est exactement ce que j'ai res...
05/05/2026

SIGNUM
Il existe parfois des rencontres au hasard de la vie qui laissent une empreinte. C’est exactement ce que j'ai ressenti lorsque j'ai croisé le chemin de cet homme. Ancien directeur de la criée des Côtes d'Armor, sa joie de vivre et son aura captivante m'ont immédiatement frappé. C'était lors de la fête de la coquille Saint-Jacques 2026 à Erquy.
Les belles rencontres ne se planifient pas, elles surgissent. Je lui ai demandé s'il accepterait de se laisser photographier.
Le résultat est bien plus qu’un simple portrait. Il se dégage de cette photo une bonhomie palpable, un respect mutuel et une confiance qui ne peuvent surgir que d'une vraie rencontre humaine.
Ces portraits ne sont pas seulement des images. Ils sont le reflet d'histoires, de passions et de liens sincères entre les acteurs de la filière halieutique.

Adresse

Quimper
29000

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