Jean-Luc Bobin Photography

Jean-Luc Bobin Photography Journaliste et photographe français indépendant basé en Catalogne nord. (...) French freelance jo

Le festival international du photojournalisme Visa pour l’Image Perpignan est en deuil. Jean-François Leroy, son embléma...
31/08/2026

Le festival international du photojournalisme Visa pour l’Image Perpignan est en deuil.
Jean-François Leroy, son emblématique directeur, co-fondateur avec Roger Thérond de ce rendez-vous incontournable de l’image qui accueille dans la capitale nord-catalane des dizaines de milliers de spectateurs et des professionnels venus des quatre coins de la planète, vient de décéder, ce lundi 31 août, à l’âge de 69 ans.
On s’était croisés à de nombreuses reprises tout au long de ces dernières années. Que ce soit d’abord en tant que journaliste rédacteur, puis, plus t**d, en tant que reporter photographe pour la presse quotidienne régionale. Les échanges que nous avons pu avoir étaient rarement complaisants. Souvent directs. Vifs, parfois. Mais toujours empreints de respect.
Homme de conviction, profondément humaniste, Leroy laisse derrière lui un énorme vide et une grande tristesse chez ses confrères.
Très affaibli depuis un an par la maladie, son absence lors de l’inauguration de la 38e édition du festival laissait malheureusement craindre le pire. Mais son regard mordant et malicieux restera, à tout jamais, gravé dans la mémoire de tous ceux qui ont eu l’opportunité de le côtoyer.
Adieu Jean-François.

Visa Pour l'Image-Perpignan Centre International du Photojournalisme

28 août 2026, 20h28.Pyrénées-orientales ?Pyrénées-catalanes ?Pyrénées-Méditerranée ?M'en fout !Moi, j'ai voté Pyrénées-C...
29/08/2026

28 août 2026, 20h28.
Pyrénées-orientales ?
Pyrénées-catalanes ?
Pyrénées-Méditerranée ?
M'en fout !
Moi, j'ai voté Pyrénées-Canigó...😅

Ce sont des images auxquelles on ne prête pas spontanément attention. Certes, au moment de leur composition, puis à l’in...
28/08/2026

Ce sont des images auxquelles on ne prête pas spontanément attention. Certes, au moment de leur composition, puis à l’instant fatidique du déclenchement, on pense forcément pouvoir "en faire quelque-chose" ultérieurement.
Mais lors d’un premier editing, l’intérêt se porte très vite ailleurs. Vers des images plus "faciles" à lire. Plus "évidentes". Plus "flatteuses". Davantage susceptibles de susciter le fameux effet "wahooouuuu" devenu aujourd'hui l’incontournable "référence" des réseaux sociaux. Exit donc les photos en apparence trop "fouillis" ! Jugées trop "brouillonnes" pour être vues sur l’écran d’un smartphone.
Ce n’est que plusieurs semaines plus t**d, à la faveur d’un nouveau visionnage, que l’on se rend compte, finalement, qu’à la réflexion…
Ce cliché a été pris en juin dernier sur les magnifiques soulanes de Mantet, au cœur des Pyrénées catalanes. En milieu de matinée, la lumière était ce jour-là particulièrement dure. Presque aveuglante. Accentuant la teinte dominante d’une végétation en pleine croissance.
L’œil, au début, peine à trouver ses repères dans cette marée verte. Jusqu’à ce qu’il parvienne, finalement, à trouver un point d’ancrage sur une tache blanche en mouvement. Très vite suivie d’une seconde et d’une troisième.
Au téléobjectif, la scène se construit enfin. Et subitement tout devient évident. Commence à "faire sens". A "raconter une histoire".
Il y a d’abord ce cheval. Plein cadre. D’un blanc immaculé. Crinière grise élégamment peignée. Il chemine sur un sentier à flanc de terrasse. Paisible. Suivi de son poulain. Devant, à l’extrémité droite de l’image, deux autre chevaux paissent. Peinards.
Le regard cherche maintenant à se poser ailleurs. Remonte lentement vers la gauche. S’att**dant un court instant sur la ligne horizontale des murets en pierre. Avant de zoomer sur cette autre jument à la robe grise, retenue par la silhouette d’une jeune femme qui nourrit au biberon un tout jeune équidé. On perçoit dans cette attitude une forme de tendre complicité entre cette éleveuse et son animal. Une harmonie réelle.
Le récit pourrait s’arrêter là. Or, à bien y regarder, un nouveau détail se fait jour. Subrepticement. A peine distinctible. Là, bord extrême gauche. Avec ces deux chiens de berger aux aguets.
Et dire que cette image aurait très bien pu passer à la trappe !..

Combien sont-ils; là, blottis les uns contre les autres ? Formant sur l’étang entre Canet et Saint-Nazaire une éclatante...
27/08/2026

Combien sont-ils; là, blottis les uns contre les autres ? Formant sur l’étang entre Canet et Saint-Nazaire une éclatante corole aux tons pastels. Plusieurs milliers, affirment les offices de tourisme et hôteliers de la côte catalane, prompts à surfer sur le phénomène pour vanter l’attractivité de leurs stations balnéaires en fin de saison estivale.
Et vas-y que ça cancane, que ça se chamaille, que ça farfouille la vase de leur gros bec ébène, que ça bat des ailes en poussant des vocalises aux grognements nasillards.
Cette joviale « rave party » de flamants roses en goguette n’a portant rien d’exceptionnel. Elle a lieu, peu ou prou, chaque année à la même époque. Coïncide avec la période de post-reproduction, lorsque jeunes et adultes se regroupent en de grands rassemblements avant de se disperser ensuite tout autour de la Méditerranée pour y passer l’hiver.
Tous ne vont néanmoins pas partir. Plusieurs centaines d’oiseaux s’installeront à demeure. Car ils trouvent ici, sur les lagunes du littoral, des conditions optimales à leur épanouissement. Etant peu profondes et recelant une quantité importante de petites proies, crustacés, larves, invertébrés et autres micro-organismes planctoniques, dont ils raffolent.
Si la présence massive de flamants roses sur le plan d’eau constitue un spectacle fascinant, rien ne vaut, cependant, celui qu’ils nous offrent au coucher du soleil. Egayant, comme en ce moment, de leur silhouette majestueuse les cieux flamboyants de l’heure dorée.

On ne badine pas avec la montagne des fins de journées d’août. Lorsque la chaleur moite fait suinter les aisselles des t...
24/08/2026

On ne badine pas avec la montagne des fins de journées d’août. Lorsque la chaleur moite fait suinter les aisselles des tee-shirts débraillés et les shorts-en-jean aux fesses rapiécées. Gouttes de sueurs au front, qu’on essuie d’un geste las d’un mouchoir en coton élimé. Pfuiiiit !
L’horizon, par-delà les crêtes, fronce le front. Bougon. Roulements de tambours. Sourds. Menaçants. Claquements de fouets. Suivi d’éclairs. Brefs. Diffus, dans le magma céleste.
Puis, la pluie. Sèche. Saccadée. Nerveuse.
Puis, la grêle. Billes de glace roulant sur la pierre sèche. Balles d’acier rebondissant sur la toile cirée de la table en bois laminé de la terrasse extérieure.
Puis, le vent. Violent. Tourbillonnant. Déconcertant.
On ne plaisante pas avec les orages des termes de l’été !
Mieux plutôt vaut, dans ces cas là, faire profil bas.
Sachant; qu’ensuite…

24/08/2026

Festa Major 2026 de Fillols. Bal 1900 amb la cobla Mil.lenaria.

Midi vient de sonner au clocher tour de l’église Saint-Felix. Au centre de la place du village, le vieil acacia au tronc...
24/08/2026

Midi vient de sonner au clocher tour de l’église Saint-Felix. Au centre de la place du village, le vieil acacia au tronc fourbu arbore de flamboyants fanions aux couleurs sang et or. Il y a déjà foule autour des comptoirs et aux tables des buvettes adjacentes. Bigarrée et familiale, elle s’interpelle dans un joyeux foutoir en cette journée dominicale ensoleillée d’une fin de matinée d’été.
Quelques notes échappées d’un flabiol sonnent le rappel. Brouhaha et effervescence dans l’assistance. La cobla Mil-lenària ne va pas t**der à entrer en scène. Tibles, tenores et fiscorns prennent maintenant le relai de leur souffle énergique.
Bienvenue dans les années 1900. Pour le grand bal annuel de la Festa Major de Fillols. L’une des plus authentiques et transgressives des Pyrénées-Orientales.
Coiffés de canotiers et chapeaux hauts de forme, ceints dans leur gilets boutonnés ou redingotes ondoyantes, les hommes investissent un à un la piste improvisée en se tenant la main. Suivis ensuite des femmes, cheveux ornés de capelines enrubannées, épais souliers lacés surmontés de froufroutantes robes à corset. Laissant, parfois, dévoiler les dentelles d’un jupon coquin.
Une bonne heure et demie durant, avant que l’assistance ne se mêle ensuite aux pas des danseurs, vont ainsi s’enchaîner dans une f***e farandole, contrapàs, valses, boléro, polka, paso-doble, schottisch, fox-trot et step.
Plus d’un siècle qu’il est est ainsi, ici, au pied du massif du Canigó. Que cette liesse tourbillonnante contribue à façonner l’âme collective d’une population, profondément attachée à la perpétuation d’une certaine forme d’anticonformisme et d’un renversement des conventions sociales.

Cobla Mil·lenària - Fidelíssima Vila de Perpinyà Festes i tradicions de Catalunya Communauté de communes Conflent Canigó

Y’en a un, là-haut, qui  en ce 19 août au soir, a mis imprudemment son doigt dans une prise électrique. Pour un peu, il ...
20/08/2026

Y’en a un, là-haut, qui en ce 19 août au soir, a mis imprudemment son doigt dans une prise électrique. Pour un peu, il faisait tout disjoncter.
Le temps d’un passage éclair, il nous a foutu un sacré tohubohu.
Qu’adviennent encore longtemps de tels désordres célestes, délicieuses sources d’inspiration propices aux élans de la création…

Mercredi 12 août 2026. 20h06. Sur la frontière franco espagnole d’avant 1659. Ma modeste contribution anticonformiste et...
13/08/2026

Mercredi 12 août 2026. 20h06. Sur la frontière franco espagnole d’avant 1659.
Ma modeste contribution anticonformiste et ma vision toute personnelle à l’évènement médiatique du jour.
L’éclipse à contrechamps.
On the dark side of the moon…

Il n’en reste rien. Ou presque. Juste quelques lambeaux de ruines, d’épars murs en pierres sèches et la silhouette fanto...
12/08/2026

Il n’en reste rien. Ou presque. Juste quelques lambeaux de ruines, d’épars murs en pierres sèches et la silhouette fantomatique d’un pan d’église.
Ici, pourtant, se dressait autrefois le village médiéval de Vallserra.
Situé à 1650 m d’altitude, au fin fond de la vallée capcinoise de la Lladure, la légende raconte que la peste noire l’aurait presque totalement décimé entre le XV et XVIe siècle. Son déclin et son abandon progressif trouvent néanmoins plus vraisemblablement leur origine dans l'interaction entre crises économiques, démographiques et politiques. Mais aussi, par les changements climatiques qui ont pu avoir des conséquences notables sur l'agriculture, l'élevage, les ressources forestières ou les déplacements de population.
Un programme de fouilles archéologiques menées ces dernières années a pu identifier 26 sites, dont au moins 16 correspondent à des villages médiévaux désertés, implantés comme celui-ci sur le territoire du Haut-Conflent et du Capcir.
En parcourant ces vestiges et les chemins qui quadrillent les prés alentours, on est saisi par l’empreinte riche d’enseignements que laisse Vallserra dans le paysage. Celle d’une petite communauté structurée, qui avait adapté son architecture et son mode de vie aux dures contraintes de la montagne.

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