15/08/2026
Il y a six ans, en 2020, Manon et moi faisions une sĂ©rie dans les Hautes Fagnes. đ·
Nous pensions à cette question assez simple : « Que laissera-t-on ?»
Ă lâĂ©poque, la question pouvait sembler lointaine. đ
Aujourdâhui, elle brĂ»le sous nos yeux.
En 2011, environ 1 200 hectares des Hautes Fagnes Ă©taient partis en fumĂ©e. En 2026, lâincendie en cours dĂ©passe largement ce funeste record.
Ces chiffres sont vertigineux. Mais derriĂšre les hectares, il y a un paysage. Un Ă©cosystĂšme. Des annĂ©es de croissance, de vie et dâĂ©quilibre rĂ©duites en cendres. đą
Notre sĂ©rie questionnait dĂ©jĂ les consĂ©quences du dĂ©rĂšglement climatique et ce que nous allions transmettre. Elle partait dâune idĂ©e simple et terrifiante : le monde que nous considĂ©rions comme « normal » pourrait bientĂŽt ne plus exister. â€ïžâđ©č
Six ans plus t**d, cette sĂ©rie prend une rĂ©sonance que nous nâaurions pas souhaitĂ©e đ
Les Hautes Fagnes que nous photographiions alors ne sont pas seulement un dĂ©cor. Elles sont un morceau de notre mĂ©moire collective, et peut-ĂȘtre aussi un aperçu de ce que nous sommes en train de perdre.
đ°đđđđ, đđđ đđđđđđđđ-đ-đđ âïž
Combien de temps accepterons-nous de voir les moyens consacrĂ©s Ă la prĂ©vention et Ă la protection de ces milieux sâamenuiser ?
Combien de temps encore pourrons-nous considérer ces événements comme exceptionnels ?
Et surtout : sommes-nous rĂ©ellement prĂȘts Ă vivre dans le monde que nous sommes en train de construire ?
Je vous laisse regarder ces images avec cette question en tĂȘte đ
Et une pensĂ©e immense pour toutes les forces engagĂ©es depuis des jours dans cette lutte. Pompiers, Ă©quipes de terrain, services de secours, forestiers, bĂ©nĂ©voles⊠Leur engagement et leur courage forcent un respect immense đâđ»â€ïžâđ©č