28/05/2026
Merci pour les roses.
Merci pour les épines.
Longtemps, je n’ai aimé que les fleurs.
Celles qui rassurent.
Celles qui sentent l’amour, la douceur, l’enfance.
Ces roses que ma mère aimait tant et que je continue aujourd’hui à cultiver à mon tour avec amour.
Et puis j’ai compris quelque chose.
Une rose n’existe jamais sans ses épines.
Elles ne sont pas une erreur de la nature.
Elles font partie du vivant.
Elles protègent.
Elles traversent les saisons avec la fleur.
Alors aujourd’hui, je crois que certaines personnes de nos vies ressemblent aux roses.
Elles nous transmettent à la fois
la beauté et les blessures,
la tendresse et les manques,
la lumière et ce qui pique encore parfois quand on s’en approche.
Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait choisir
aimer ou rejeter.
Couper ou rester.
Idealiser ou détester.
Mais peut-être que grandir, c’est apprendre à dire
merci pour les roses,
et merci pour les épines.
Parce que sans elles,
je ne serais probablement jamais devenue celle que je suis en train de devenir.
Les épines m’ont obligée à grandir autrement.
À chercher plus profondément.
À transformer.
À comprendre.
À m’enraciner.
Et aujourd’hui, au milieu de cette saison des roses,
je regarde mes enfants sentir ces fleurs que ma mère aimait déjà… et je réalise que l’amour circule parfois dans des chemins invisibles.
Pas parfaits.
Mais vivants.