12/08/2024
Je suis fasciné par les espaces urbains vides, ces lieux qui dégagent une étrange atmosphère. On les appelle aujourd’hui les « liminal spaces », quand on veut faire des vues. Les parkings souterrains, les rues désertes des villes après la tombée de la nuit, ces décors urbains dépeuplés ont toujours été mes terrains de jeu favoris.
Très vite, j’ai ressenti le besoin d’aller au-delà des simples photographies urbaines. Ces espaces vides appelaient à être habités, à accueillir une présence, un personnage, pour esquisser un début d’histoire.
Mais que faire quand on n’a pas envie de poser soi-même (et franchement, ces fringues aujourd’hui, ça ne va pas du tout !), ou que l’on n’a pas son trépied sous la main ? C’est là qu’une idée m’est venue : intégrer un « placeholder« , comme dans les jeux vidéo, pour remplacer un élément que je n’avais pas encore finalisé.
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I’m fascinated by empty urban spaces, places that exude a strange atmosphere. These days, we call them “liminal spaces” when we want to make views.
Underground parking lots, deserted city streets after dark, these depopulated urban settings have always been my favorite playgrounds.
I soon felt the need to go beyond simple urban photography. These empty spaces called out to be inhabited, to welcome a presence, a character, to sketch out the beginnings of a story.
But what do you do when you don’t feel like posing yourself (and frankly, those clothes today don’t suit you at all!), or when you don’t have your tripod handy? That’s when an idea came to me: integrate a “placeholder“, like in video games, to replace an element I hadn’t yet finalized.