08/02/2026
Me voilà donc à Vincennes, temple du trot, cathédrale du pari hésitant, venu « redécouvrir l’ambiance ». Ambiance, oui… celle d’une bibliothèque un mardi pluvieux. Saxo de Vandal, héroïque, termine second, comme moi dans la course à l’enthousiasme. Les chevaux galopent, le public chuchote, et même le vent semble avoir parié sur la sieste. On entend distinctement les pensées des turfistes, c’est dire. Malgré tout, la magie opère : l’odeur du sable, le suspense inutile, l’illusion que cette fois, vraiment, on comprend les courses. Y retourner ? Bien sûr. Pas pour l’ambiance, mais pour le Grand Prix d’Amérique : là où la foule revient, les décibels aussi, et où l’on perd de l’argent avec beaucoup plus de panache.