Florence Cardenti

Florence Cardenti Photographer, visual artist. Exhibition and photographic artist's books. [email protected]

06/06/2026
Entre archive aérienne, modélisation 3D et tracé filaire, je transforme des outils de mesure en espaces de perception.po...
27/05/2026

Entre archive aérienne, modélisation 3D et tracé filaire, je transforme des outils de mesure en espaces de perception.
portrait

Le Cœlacanthe n’a presque pas changé depuis 350 millions d’années.Et pourtant, face à lui, impossible de rester immobile...
22/05/2026

Le Cœlacanthe n’a presque pas changé depuis 350 millions d’années.
Et pourtant, face à lui, impossible de rester immobile.
Petite visite à la Grande Galerie de l’Évolution 🐟

Certaines œuvres commencent bien avant l’atelier.
Elles naissent dans une salle sombre, devant une vitrine, dans ce moment étrange où quelque chose nous regarde autant qu’on le regarde.

Le Cœlacanthe fait partie de ces présences qui m’accompagnent depuis longtemps.
Il a même donné son nom à mon livre d’artiste Cœlacanthe, construit autour de voyages et de photographies prises à travers l’Europe.

Ce poisson m’a toujours fascinée parce qu’il semble appartenir à plusieurs temps à la fois.

survivant d’un autre âge
symbole d’une évolution suspendue
trace vivante d’un monde ancien
→ forme restée entre deux états

Dans mon travail, il est devenu une manière de penser l’image.

Pas comme une archive figée.
Mais comme quelque chose qui continue de bouger, même silencieusement.

📷 Beaucoup de mes projets commencent ainsi :
dans les musées, les réserves, les centres d’archives, les lieux où l’on conserve le vivant, les objets ou les traces.

Ce sont des endroits où le temps ralentit.
Et où les questions réapparaissent autrement.

Qu’est-ce qui évolue réellement ?
Que conserve-t-on ?
Que laisse-t-on disparaître ?

Le Cœlacanthe continue de me rappeler qu’une forme ancienne peut encore contenir du futur.

le livre Cœlacanthe et d’autres fragments du projet sont visibles sur mon site.

🔴 On the Crest LineLa ligne de crête.Entre passé et à venir.Lorsque cette image a été tirée, le procédé Cibachrome vivai...
19/05/2026

🔴 On the Crest Line
La ligne de crête.
Entre passé et à venir.

Lorsque cette image a été tirée, le procédé Cibachrome vivait ses derniers jours.

10 jours plus t**d, la machine s’arrêtait définitivement.

Je repense souvent au sens très littéral du titre.

La “crest line”, la ligne de crête, c’est cette ligne étroite au sommet des montagnes, celle qui sépare deux versants et où l’équilibre reste fragile.

Mais cette œuvre parlait déjà d’autre chose.

Réalisée à la fin de mon projet en Autriche autour des archives alpines et des systèmes de vision, puis exposée à Innsbruck avant d’apparaître à la Biennale de l’Image Tangible, elle s’est progressivement imposée comme une image importante dans mon parcours.

Le paysage rouge semble aujourd’hui porter cette idée de bascule :
celle d’un procédé photographique qui atteint sa limite au moment même où il produit encore une image
celle d’un paysage au bord de l’épuisement aussi

Le fait que On the Crest Line soit prochainement présentée dans le cadre du bicentenaire de la photographie me touche particulièrement.

Parce qu’au fond, cette œuvre parle de cela :
de ce qui persiste au bord d’une disparition.

Voir le relief apparaître dans une image plate reste une expérience troublante.Deux photographies presque identiques.  E...
15/05/2026

Voir le relief apparaître dans une image plate reste une expérience troublante.

Deux photographies presque identiques.
Et soudain, la montagne surgit dans l’espace.

Je continue actuellement une recherche autour des archives aériennes stéréoscopiques de l’IGN et des dispositifs anciens de lecture du territoire.

Ces machines, conçues pour analyser le relief, produisent aujourd’hui autre chose chez moi : une expérience physique du regard.

En plaçant les vues aériennes sous le stéréoscope, le paysage cesse d’être une simple surface photographique.
Il devient volume.
Présence.
Projection mentale.

Ce qui m’intéresse particulièrement, c’est ce basculement :

COMMENT une image technique devient expérience sensible

COMMENT le territoire passe de la photographie à la carte

COMMENT notre regard apprend artificiellement à voir le relief

COMMENT ces outils scientifiques déplacent aussi l’imaginaire

Ces recherches s’inscrivent dans un travail plus large autour des dispositifs de restitution du relief, de la photogrammétrie et des archives techniques.

En manipulant ces images anciennes, je découvre aussi des objets presque fantomatiques :
des appareils incomplets, des atlas d’apprentissage, des protocoles devenus partiellement illisibles.

Et pourtant, lorsqu’on regarde dedans, quelque chose réapparaît.
Le territoire reprend corps.

Ces expérimentations nourrissent actuellement plusieurs candidatures et formes à venir autour de la représentation du paysage et des systèmes de vision aérienne.

J’aime l’idée que certaines images demandent encore du temps, du regard et un léger déplacement de perception pour révéler toute leur profondeur.

Nouveau chapitre de la newsletter LinkedIn :Images, Territoires, Modèles du vivant.                   La graine comme mo...
09/05/2026

Nouveau chapitre de la newsletter LinkedIn :
Images, Territoires, Modèles du vivant. La graine comme modèle de l’image

Ces archives ne cherchent pas uniquement à préserver des objets biologiques.
Elles tentent aussi de maintenir les conditions futures de leur existence : climat, circulation possible, capacité de réactivation.

Il ne s’agit plus simplement de conserver le passé.
Il s’agit de préserver des potentialités.

La photographie cesse alors d’être uniquement un outil de fixation.
Elle devient un milieu de coexistence.

→ Le lien vers la newsletter est disponible dans la story épinglée.

Allumer une lumière, sans croire vraiment 🕯️ Un geste appris, répété, transmis.Au Caire, dans l’église Sainte-Barbara, j...
24/04/2026

Allumer une lumière, sans croire vraiment 🕯️
Un geste appris, répété, transmis.
Au Caire, dans l’église Sainte-Barbara, je n’ai pas prié. J’ai allumé.

Ce geste, je ne le relie pas à une foi.
Il vient d’ailleurs. D’une tante, surtout.
Elle allumait des cierges, sans croire en Dieu. Juste pour penser.

Allumer une bougie, c’est peut-être simplement :
–> garder une présence
–> penser aux absents
–> ouvrir un espace silencieux pour les autres

Dans cet espace, la lumière fait son travail.
Elle ne prouve rien. Elle révèle.

Dans ma pratique, c’est la même chose.
Éclairer, ce n’est pas montrer une vérité.
C’est rendre perceptible ce qui reste en retrait.

La flamme tremble.
Elle ne fixe rien.
Mais elle insiste.

Et si certains gestes comptaient sans qu’on ait besoin d’y croire ?

Certains gestes continuent d’exister, simplement parce qu’ils maintiennent un lien.

Prier… ou photographier ?Dans la chambre funéraire de la pyramide de Gizeh, une question nous a arrêtées net.Et étrangem...
21/04/2026

Prier… ou photographier ?
Dans la chambre funéraire de la pyramide de Gizeh, une question nous a arrêtées net.
Et étrangement, nous ne savions plus comment être là.

Dans cet espace fermé, massif, presque hors du temps, nous étions seules toutes les trois.
Le silence n’était pas vide. Il occupait tout.

Puis le gardien nous regarde et demande simplement :
voulez-vous prier ?

❓Un flottement immédiat.

Pas de refus.
Pas d’évidence non plus.

Le problème n’était pas la proposition.
C’était nous.

–> Comment se tenir dans un lieu comme celui-ci ?
–> Quelle posture adopter ?
–> Comment répondre à ce que l’on ressent sans le trahir ?

Nous étions traversées par quelque chose de fort, mais sans cadre pour l’accueillir.

Alors, voyant notre hésitation, il propose autre chose :
nous prendre en photo.

👉 Et là, tout devient simple.

Parce que photographier, on sait faire.
C’est un geste familier. Presque un réflexe.

Mais avec un peu de recul…

–> il fixe
–> il cadre
–> il donne une forme à l’invisible

En racontant cette scène, une amie m’a fait remarquer ce glissement.
Comme si nous avions simplement remplacé un rituel par un autre.

🌿 Voyager, ce n’est pas seulement recevoir un lieu.
C’est aussi chercher comment y répondre.

Et parfois, cette réponse passe par une image.

👉 Quand un lieu impose sa présence, que reste-t-il comme geste possible ?

Laurent Isabelle Cardenti Héloïse Ponsonnet

19/04/2026

Construire pour croire ?
Pyramides, pierres, traces.

Au Caire, face à des formes qui traversent le temps.
Puis viennent les pierres déplacées, les pièges, les réemplois.

Derrière chaque construction, il y a une intention.
Derrière chaque trace, une transformation.
Derrière chaque récit, une croyance.

L’écriture apparaît alors comme une couche de plus.
Une manière d’organiser ce qui nous échappe.

Les musées arrivent à la fin.
Comme si tout devait être conservé… ou fixé.

Qu’est-ce qu’on cherche vraiment à garder ?

16/04/2026

📸 Ici je ne cadre plus. Je tourne.
Je ne choisis plus un point de vue.
Je les traverse tous.

Ce geste change tout.

Avec l’appareil photo, je fais face.
Avec la modélisation 3D, je circule.

Le corps n’est plus en retrait.
Il devient outil de capture.

Pour enregistrer, il faut :
–> contourner
–> ajuster chaque pas
–> maintenir une distance instable

Je ne peux pas rester immobile.
Sinon l’image n’existe pas.

Il n’y a plus de point de vue juste.
Seulement une accumulation de positions.

Chaque déplacement ajoute une couche.
Chaque angle corrige le précédent.

–> voir devient marcher
–> cadrer devient envelopper
–> photographier devient construire

L’objet n’est plus face à moi.
Il est au centre d’un mouvement.

Et moi, je gravite autour.

Ce n’est plus une prise.
C’est une relation.

Adresse

Rue Gabriel Péri
Paris
93200

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