Julien Gate

Julien Gate Photoreporter basé en France
Luttes sociales & environnementales
Presse indépendante

« Julien Gate » (JG) est un regard né le 3 décembre 2018 à Paris au cœur du mouvement social. Cet anagramme de « Gilet jaune » incarnait ma volonté de remettre les individus et leurs messages au centre des images, par opposition au traitement médiatique distant illustré par l’utilisation du terme générique « gilet jaune » et niant l’expression de revendication. Initié en 2019 avec le compte Instag

ram .gate cette démarche qui se focalisait sur les messages de dos a pris fin en 2021 après 2303 publications de dos issues des manifestations et une participation active au collectif « Plein Le Dos » (pleinledos.org). Aujourd’hui, mon engagement se poursuit sous la forme d’un travail photographique artistique et engagé qui vise à documenter et rendre visible les luttes et leurs messages (Instagram .gate.photo). Mon travail photographique est à disposition des luttes que je couvre sur simple demande.

Le 8 mai, je propose des tirages photo à prix libre en soutien à la Legal Team Île-de-France.Tous les bénéfices seront r...
04/05/2026

Le 8 mai, je propose des tirages photo à prix libre en soutien à la Legal Team Île-de-France.

Tous les bénéfices seront reversés à celles et ceux qui défendent les manifestant·es et militant·es face à la répression.

Le lien de leur caisse ici : http://shorturl.re/stoprep

De 14h à 22h au Shakirail,
72 rue Riquet, 75018 Paris

Contre la loi Yadan on résiste, journée nationale de mobilisation contre la censure, 12 avril 2026, Paris (75)📸 https://...
27/04/2026

Contre la loi Yadan on résiste, journée nationale de mobilisation contre la censure, 12 avril 2026, Paris (75)

📸 https://flic.kr/s/aHBqjCSks2

Une manifestation, au départ de la place Valhubert en direction de la place de la Sorbonne, a réuni de nombreuses associations, collectifs et partis politiques pour marquer leur opposition au projet de loi Yadan.

La manifestation s’est déroulée dans le calme. Au passage du cortège, certains habitants à leurs fenêtres ont marqué leur soutien, tandis que d’autres ont cherché, sans succès, à provoquer la foule, signe des tensions suscitées par le sujet du soutien au peuple palestinien.

La loi Yadan, dont l’intitulé exact est « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », est une proposition de loi portée par la députée des Français de l’étranger Caroline Yadan. Face à une augmentation des actes antisémites depuis le 8 octobre 2023, ce texte vise à renforcer l’arsenal pénal face à un antisémitisme qui, selon la députée, prendrait aujourd’hui la forme de discours sur Israël, de propos indirects ou implicites, notamment sur les réseaux sociaux.

Cette proposition de loi, soutenue par le gouvernement et notamment par son Premier ministre Sébastien Lecornu lors de son discours au dîner du CRIF le 19 février 2026, fait l’objet d’une forte opposition.

Elle fait craindre des atteintes à la liberté d’expression en visant le soutien à la cause palestinienne. Ses opposants lui reprochent de desservir la lutte contre l’antisémitisme en assimilant les Juives et les Juifs à la politique de Benjamin Netanyahou, alors même que nombre d’entre eux s’y opposent.
Certains y voient la création d’un amalgame entre antisémitisme et critique d’Israël.

Cette opposition est cristallisée par la signature de près de 700 000 personnes d’une pétition contre elle sur le site de l’Assemblée nationale. Pétition classée par la commission des lois sans débat à l’Assemblée le 15 avril 2026.

L’examen du texte, prévu à l’Assemblée nationale les 16 et 17 avril 2026, sera finalement reporté par le gouvernement à fin juin.

Marche pour un printemps bruyant, 4 avril 2026, Paris (75)📸 https://flic.kr/s/aHBqjCQNtkIl y a presque un an, le 18 juin...
12/04/2026

Marche pour un printemps bruyant, 4 avril 2026, Paris (75)

📸 https://flic.kr/s/aHBqjCQNtk

Il y a presque un an, le 18 juin 2025, l’Agence européenne pour l’environnement alertait sur l’urgence d’agir pour enrayer le déclin des insectes pollinisateurs en Europe. Près de 80 % des cultures et des espèces sauvages dépendent de la pollinisation.
La valeur économique de ce travail invisible est estimée entre 5 et 15 milliards d’euros par an.

Parmi les causes identifiées : l’usage massif de pesticides, qui tuent ou affaiblissent les pollinisateurs.

Mais leurs effets ne s’arrêtent pas là.

L’utilisation de ces substances constitue aussi un enjeu majeur de santé publique. Les agriculteur·ices, ainsi que les populations vivant à proximité, y sont exposé·es de manière chronique et cumulative. Selon l’Agence européenne pour l’environnement, des liens forts ou suspectés existent entre cette exposition et de nombreuses maladies : cancers, Parkinson, Alzheimer, maladies cardiovasculaires, troubles du développement, infertilité, troubles cognitifs et respiratoires.
Au-delà de l’exposition directe, des études pointent également les risques liés aux contaminations indirectes : résidus sur les vêtements, dans l’alimentation, dans l’eau.

Face à ces constats, organisations, ONG, collectifs et syndicats se sont mobilisés pour demander :
- la planification de l’arrêt des pesticides de synthèse
- un accompagnement des agriculteur·ices vers des alternatives viables
- justice et réparation pour les victimes, en métropole et en Outre-mer, notamment celles du chlordécone
- l’organisation d’une conférence citoyenne pour construire un modèle agricole capable de nourrir sans détruire, conciliant production, conditions de travail, santé et respect du vivant

31/03/2026
Commémoration du 50ème anniversaire du coup d'état en Argentine, 24 mars 2026, Paris (75)📸 https://flic.kr/s/aHBqjCPhoHÀ...
26/03/2026

Commémoration du 50ème anniversaire du coup d'état en Argentine, 24 mars 2026, Paris (75)

📸 https://flic.kr/s/aHBqjCPhoH

À l’occasion des 50 ans du coup d’État militaire en Argentine, qui a instauré une dictature responsable de près de 30 000 morts et disparus, les associations ACAF (Assemblée des Citoyens Argentins en France), l’Observatoire de l’Argentine Contemporaine et le collectif Argentina en lucha Paris ont appelé à un rassemblement unitaire à proximité de l’ambassade d’Argentine.

Ensemble, elles ont appelé à rendre hommage aux disparus et à dénoncer les politiques négationnistes, ultra-libérales et attentatoires aux droits humains du gouvernement du président argentin Javier Milei.

Illustrant cette réécriture de l’histoire, la récente nomination de Santiago Muzio, figure ultra-conservatrice désignée par Javier Milei à la tête de la Maison de l’Argentine à la Cité universitaire de Paris, s’est accompagnée du retrait d’une plaque commémorative en hommage aux 30 000 disparus. Les organisateurs dénoncent également l’utilisation des lieux par des groupes d’extrême droite européens, proches notamment de Marion Maréchal-Le Pen, Pierre-Édouard Stérin et Viktor Orbán.

Une heure avant le début du rassemblement, une délégation de l’organisation a tenté, escortée par la police, de déposer des fleurs à l’intérieur de l’ambassade. Après une négociation difficile avec un membre de l’ambassade, seules deux des cinq personnes ont finalement été autorisées à entrer pour déposer les fleurs au pied d’une plaque. L’émotion était forte, tant pour celles et ceux qui ont pu entrer que pour ceux contraints de rester à l’extérieur.

Ce refus illustre le climat actuel d’une violence institutionnelle à l’encontre du devoir de mémoire des familles de victimes.

23/03/2026
Rébellion commune, 21 mars 2026, Paris (75)📸 https://flic.kr/s/aHBqjCNRaSÀ la veille du second tour des élections munici...
22/03/2026

Rébellion commune, 21 mars 2026, Paris (75)

📸 https://flic.kr/s/aHBqjCNRaS

À la veille du second tour des élections municipales, le collectif Extinction Rébellion a organisé une action visant à rappeler aux futurs élu·es les revendications de démocratie participative, d’écologie et de justice sociale portées par le mouvement.
Annoncée dès février sur les réseaux sociaux, elle s’appuyait sur des visuels mettant en avant plusieurs lieux de pouvoir parisiens. La préfecture de police a, la veille de l’action, publié un arrêté instaurant des périmètres de sécurité autour de certains de ces sites. Trois lieux mentionnés dans ces visuels, le Panthéon, l’Opéra Garnier et Bercy ne figuraient pas dans l’arrêté.

C’est sur la passerelle Simone de Beauvoir que les activistes ont débuté leur installation vers 10h30, après une mise en place rapide. Les forces de l’ordre sont intervenues.

Les accès à la passerelle ont été bloqués, les sommations effectuées, puis les participants ont été encerclés avant le début de leur évacuation.
S’en sont suivis des allers-retours de policiers, certains portant à plusieurs les activistes qui appliquaient des principes de résistance passive, jusqu’à l’extrémité sud de la passerelle où un bus les attendait.

Les activistes chantaient, s’applaudissaient, et une chorale s’est formée grâce à des musiciens restés à l’extérieur du dispositif policier.

Au sein d’une nasse, j’ai observé un activiste menotté, tandis que plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées et évacuées dans le bus de la police.
Même si le choix d’une passerelle au-dessus de la Seine pourrait expliquer la rapidité de l'intervention, le dispositif policier déployé a marqué par son ampleur, illustrant la réponse systématique des autorités face aux mobilisations écologistes non-violentes.

Sous cette chaleur inhabituelle pour un mois de mars, un policier m’a confié, à l’issue de l’évacuation, avoir « hâte que tout cela se termine », ajoutant qu’il avait trop chaud.
Quelques minutes plus tôt, sur cette même passerelle, des activistes alertaient précisément sur l’intensification de ces épisodes de chaleur.

Journée internationale des droits des femmes, 8 mars 2026, Paris (75)📸 https://flic.kr/s/aHBqjCMS86Sous un soleil radieu...
13/03/2026

Journée internationale des droits des femmes, 8 mars 2026, Paris (75)

📸 https://flic.kr/s/aHBqjCMS86

Sous un soleil radieux, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Paris entre Stalingrad et République.

Dès le départ, les habituelles provocations de médias d’extrême droite et de collectifs réactionnaires ont tenté de gâcher la fête, dans un contexte de montée de l’extrême droite, du masculinisme et d'attaques portées aux luttes féministes.

Éloïse, une jeune femme présente chaque année depuis ses 14 ans et portant ce jour-là une pancarte : « Gloire aux sales connes » référence à une saillie de Mme Macron contre des militantes de , en témoigne :
« Je suis venue pour nous, maintenant. Pour ma mère aussi, car elle a eu un vécu compliqué. Et pour moi, pour ne pas vivre cela, pour mes futurs enfants, pour les autres générations, pour perpétuer un combat qui existe depuis trop longtemps. C’est nécessaire de porter ces revendications, cette année, avec la montée de l’extrême droite et une certaine peur de voir nos droits reculer. »

À l'image du cortège, cette lutte dépasse le cadre national. Une autre manifestante le résume :
« On est là pour le droit des femmes, pour défendre toutes les femmes, tous les genres, toutes les personnes issues des minorités, les personnes issues de l’immigration.
En fait, pour toutes les personnes sur Terre qui subissent des violences et des injustices.
En tant que femme, qui plus est blanche, on estime que c’est aussi notre rôle d’être là dans la rue, parce que certaines ne peuvent pas l'être. »

J’ai ressenti la force d’une lutte qui transcende ces générations de femmes. Transmission illustrée par les messages écrits sur le sol à l'initiative du collectif Attac. Le même jour, deux de leurs militants ont été condamnés pour avoir écrit sur une vitrine à la craie leurs revendications.

À l’arrivée du cortège, deux activistes du collectif Extinction Rébellion ont habillé la statue de la place de la République d’un gilet portant le message : « Riposte Féministe Antifa ».
Acclamé·es par la foule, iels seront interpellé·es et placé·es en garde à vue.

La garde à vue comme arme politique, nous en reparlerons...

Mobilisation "Les peuples en lutte contre les guerres, le racisme et l'oppression, pour la paix", 7 février 2026, Paris ...
08/02/2026

Mobilisation "Les peuples en lutte contre les guerres, le racisme et l'oppression, pour la paix", 7 février 2026, Paris (75)

📸 https://flic.kr/s/aHBqjCJQ9N

Appel lu place de la Nation :
« Nous, peuples des Caraïbes, d’Haïti, de Palestine, du Venezuela, du Soudan, de Kanaky, de Colombie, du Congo, du Pérou et de tous les territoires marqués par la guerre, le racisme et la domination, lançons un appel à la conscience du monde et à l’action collective.
Nous marchons parce que la paix n’est pas un silence imposé par les armes.
Nous marchons parce que la dignité des peuples ne se négocie pas sous les bombes, les sanctions, l’occupation ou l’exploitation.
De Port-au-Prince à Gaza, de Caracas à Khartoum, de Bogotá aux quartiers populaires d’Europe, une même logique traverse nos vies.
Celle de l’impérialisme, du colonialisme, du patriarcat et du racisme structurel, qui hiérarchisent les peuples et les êtres, pillent les ressources, criminalisent les résistances et banalisent la souffrance humaine.
En particulier, les souffrances des peuples du Sud global sont invisibilisées.
Nous refusons que nos luttes soient isolées, opposées ou rendues invisibles.
Nous affirmons leurs convergences et proclamons leur légitimité.
Nous revendiquons notre droit universel à la paix.
Une paix complète, fondée sur la justice sociale, la souveraineté et l’autodétermination.
Cette marche est un cri contre toutes les guerres, contre toutes les formes de racisme et de déshumanisation, contre les politiques de domination qui transforment nos terres en champs de bataille et nos peuples en variables d’ajustement.
Nous appelons les citoyennes et les citoyens, les diasporas, les collectifs, les syndicats, les artistes, les jeunes et les anciens à se lever ensemble.
À faire de nos pas un langage commun, et de nos voix une force internationale.
Nous marchons contre ce système d’oppression.
Le 7 février, nous ferons résonner un message simple et universel :
Paix. Justice. Dignité. Souveraineté.
Parce que les peuples n’ont pas vocation à se faire la guerre.
Ils ont vocation à se reconnaître, à se soutenir et à construire un monde libéré de la domination.
Peuples du monde !
Même combat ! Même espoir ! Même avenir ! »

Mobilisation pour le Rojava, 24 janvier 2026, Paris (75)📸 https://flic.kr/s/aHBqjCHrXALe Rojava est une région du nord e...
24/01/2026

Mobilisation pour le Rojava, 24 janvier 2026, Paris (75)

📸 https://flic.kr/s/aHBqjCHrXA

Le Rojava est une région du nord et du nord-est de la Syrie, peuplée majoritairement de Kurdes, mais aussi d’Arabes, d’Assyriens, d’Arméniens et d’autres communautés.

Depuis 2012, cette région s’est organisée de manière autonome, en dehors du contrôle du régime syrien. Le Rojava constitue une expérience politique unique de démocratie directe, où les décisions sont prises à l’échelle locale (communes, conseils de quartier, assemblées populaires).

L’organisation de la société repose sur l’égalité femmes-hommes, le pluralisme et l’écologie sociale.

Entre 2014 et 2015, le Rojava acquiert une notoriété mondiale lors de la bataille de Kobané. La ville résiste à Daech et devient un symbole international de résistance, de féminisme (notamment à travers les Unités de protection des femmes, les YPJ) et d’autodéfense populaire.

Aujourd’hui, la ville de Kobané est assiégée suite à une offensive lancée par le président syrien par intérim et suppléée par des djihadistes. Cette offensive vise à remettre en cause l’autonomie du Rojava et à faire disparaître cette expérience politique unique.







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