23/09/2025
Qu’importent l’or, les trônes ou les mirages de puissance :
jamais elle ne plierait devant la facilité.
Son bras serait toujours levé pour ses alliées,
son souffle toujours donné à ceux qui n’ont plus de larmes pour crier.
Jamais elle n’exigerait d’un cœur droit qu’il se traîne dans la poussière,
jamais elle ne déléguerait ses devoirs à d’autres,
quand bien même ses propres os crieraient de douleur,
quand bien même sa chair se consumerait et que son nom, effacé,
serait voué à l’oubli et au blâme.
Et lorsque viendrait son ultime aube,
elle fermerait les yeux avec la paix farouche
de celles qui ont donné plus qu’elles-mêmes,
et qui, ne fût-ce qu’un instant,
ont laissé derrière elles un monde plus digne,
un monde plus beau.
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