Beveren's news

Beveren's news autoentreprsie

15/09/2017

Elle s'en est allée... au paradis des artistes ( citation de Norbert Sirven, peintre à propos de la disparition d'une amie sculptrice )

08/08/2017

Le Cercle

Elle rassembla ses affaires, sans « au revoir », elle sortit.
Froidure saisissante qui ne pouvait congeler les impulsions de ce fantôme au sang chaud. Elle prit le dernier RER.

En posant son sac de voyage aux pieds elle s’aperçut qu’elle était en chaussons.

A la station suivante elle descendit pour aller rechercher les chaussures oubliées.

Long serpent de rues dans la nuit. Une heure s’était passée. Son coup de sonnette entraîna l’ouverture de la porte. Le temps de se chausser, d’attraper le portable oublié lui aussi, ses joues perdaient leur teinte violacée pour laisser place à un teint crème, ses maxillaires s’étaient détendus.

Pendant son absence, son frère aux « refus dits » était parti. Restait sa sœur qui avait remballé ses non-dits dans les restes de bulles de champagne ; sa mère, faisait des bulles, tel l’enfant qui se réfugie dans son coin pour ne rien dire.

Elle s’assit sur le canapé après une vaine quête de reste de champagne ; elle s’endormit.

Demain, elle rentrerait chez elle, pour préparer un départ, un vrai, un vrai non départ comme tous ses départs pour dire et cesser de vivre ses propres non dits.

Marc Beveren

Saint Amand en Puisaye le 16 novembre 2008

La vérité n'est pas théorie du complot : La preuve :
16/12/2016

La vérité n'est pas théorie du complot : La preuve :

DéliriumAu petit jour, sur les quais de Seine, dans les années 20… un Milord sérieusement éméché tente de rentrer chez l...
26/05/2016

Délirium
Au petit jour, sur les quais de Seine, dans les années 20… un Milord sérieusement éméché tente de rentrer chez lui.
Il s’assied sur un banc, ferme un instant les yeux. Dans le clapotis de l’eau, il entend un timide « T’es bo**ré ».
Sursautant il ouvre les yeux, personne… mais il voit un crocodile qui s’éloigne ! Sentant qu’il est grand temps d’aller se coucher, il se lève et continue son chemin.
Un peu plus loin il entend à nouveau « T’es bo**ré ». Il tourne la tête vers le fleuve et voit le crocodile ! Il se frotte les yeux, la tête, le crocodile a disparu.
Quelques centaines de mètres plus loin, la scène se reproduit.
Notre homme, passablement énervé, menace la bête :
« Si tu recommences, je t’attrape, je t’enfonce mon bras dans la gu**le et je saisis la queue et je te retourne ».
Fier de sa menace, il pense avoir vaincu son délirium. Que nenni !
Le crocodile s’approche du bord, le nargue et lance un « t’es bo**ré ».
Milord, retire sa jaquette, plonge la main dans l’eau, sort l’animal de l’eau, lui enfonce le bras dans la gu**le, le retourne et le rejette à l’eau.
Hilare, il continue sa route, arrivé à deux pas de chez lui, au Pont des Arts, il entend un vacarme dans l’eau, et il voit le crocodile retourné comme une chaussette qui lui dit ; « réboutu, réboutu »

Le 17  mai à St Etienne de Bois (Ain) une jeune créatrice  a présenté un  merveilleux défilé de mode Candice Maury ira l...
19/05/2015

Le 17 mai à St Etienne de Bois (Ain) une jeune créatrice a présenté un merveilleux défilé de mode Candice Maury ira loin ! Dans un cadre original : une exposition de peinture de qualité...

21/01/2015

suite de Betty ...
Betty fête ses 26 ans...

Présentations

Betty regarde l’heure, 11 heures. Il va être temps de rentrer. Demain c’est lundi, Bata est fermé, mais la patronne lui a demandé d’être là pour préparer l’inventaire. Elle fait signe au garçon. Elle n’avait pas eu la curiosité de soulever la coupelle déposée près du seau à champagne.
- 120 francs mademoiselle, s’il vous plaît …
Betty pâlit, elle n’avait que 100 francs. Elle ouvre son porte-monnaie, sort le billet : « un Delacroix ». Un instant, elle qui aimait tant les arts se mit à détester la peinture.
Timidement, tremblante elle prononce :
- C’est tout ce que j’ai, je peux repasser plus t**d ?
- Voyons mademoiselle !
Le garçon avait quelque peu élevé la voix, ce qui avait attiré l’attention de Virginie.
Betty tombe en sanglots.
Virginie comprend la situation, se lève, va sa table, apostrophe le garçon ;
- Laissez la tranquille, l’addition est pour moi, je fête mon permis, et puis je connais mademoiselle !
- Vous me connaissez ?
- Allez, ne fais pas d’histoire, viens t’installer à notre table.
Virginie s’empare du ticket de caisse et lance un regard furieux au garçon, passant l’index sous le nez en disant « pourboire, quick »
- Allez, suis-moi.
Betty tente d’effacer les traces de rimmel… et suis Virginie comme un pantin.
- Je te présente : Aline, Marc, mes cousins ; Marc, Aline, je vous présente… euh... tu t’appelles ?
- Betty…
- Allez, assieds-toi au fond.
- Mais vous me connaissez d’où ?
- Primo tu me tutoies, secundo quand tu entres dans l’amphi, si tu ne baissais pas la tête, tu me verrais. Allez sèche tes larmes. Tu étais au champagne, non ?
Virginie appelle le garçon, et commande :
- la même chose, une coupe de champagne, un genièvre pour madame et moi, et toi Marc, tu restes à la bière ?
- Oui, une gueuze lambic.
- Il faut que je vous avoue quelque chose…
- On s’en fout, tu n’es pas inscrite en fac, hein, tu es auditrice libre, n’est-ce pas ? C’est que cela t’intéresse, vu ta façon d’être visiblement tu n’es pas là pour la dr**ue !
Pour détendre l’atmosphère Marc se lance dans quelques garnouzettes*. Betty reste silencieuse, mais son visage se détend petit à petit.
- « Pas de tout ça il est minuit, il faut rentrer » lance Marc, je te dépose à Marcq Virginie ?
- Mais non voyons, papa m’a acheté jeudi une Austin d’occase, elle est garée place de la Rép’.
- « Et tu ne l’as pas montrée, tu n’en n’as pas parlé, c’était pour ne pas l’arroser ? Radine bêcheuse va ! ? » Ricane Aline
- Gosse de riches va !
- Tu peux parler Marc !
Marc ramasse les tickets de caisse
- Je règlerai en bas.
- Aline, je te raccompagne ?
- Evidemment, c’est toi qui m’as emmené.
- Bon moi je reste, tu restes aussi Betty, je crois que nous avons à parler.
- Mais je ne peux pas, demain je dois faire l’inventaire dans la boutique où j’ai été embauchée comme stagiaire il y a trois mois.
- Allons, une astuce, tu comptes les pieds droits et ensuite tu multiplies par deux et tu gagnes du temps.
Betty éclate de rire.
Aline et Marc regagne la 304 garée place de la République, une seule Austin, « ce doit être celle de Virginie » dit Marc.
- Je ne voudrais pas me moquer de toi, Marc, mais je ne te vois pas monter là-dedans, avec tes pattes d’éph tu t’empêtrerais avec les pédales.
- Ah c’est malin !

Confidences

Alors, Virginie et Betty se retrouvent seules. Virginie change de place et se met en face de Betty. Silence, long silence…
- Tu veux boire quelque chose ? demande Virginie
- Non, merci.
Virginie claque des doigts pour appeler un serveur et commande d’office deux Perrier-rondelles.
Le silence se prolonge, Virginie tend le bras et prends la main de Betty. Celle-ci se décontracte, et spontanément Betty se met à parler, l’abandon pas son père, le beau-père, la charcuterie, le théâtre, les viols, l’avortement, les joints avec les africains de la rue Basse …
De temps à autre son regard s’illumine lorsqu’elle parle de ses escapades au musée des Beaux-Arts, à côté de chez elle, intarissable sur les tableaux de Goya, « les jeunes » et « les vieilles ».
Betty ne croise pas les yeux de son interlocutrice, elle parle, à toute vitesse, elle hoche sans cesse la tête de bas en haut, sa chevelure imprimant un mouvement régulier.
Devant sa souffrance, Virginie reste muette, elle se contente de lui serrer le poignet un peu plus fort pour l’apaiser. Betty soupire et repart de plus belle. En fait, elle ne raconte pas son histoire, elle la revit.
L’établissement ne ferme pas, il est ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Les jeunes femmes ne voient pas les heures passer. Ce n’est qu’à la relève du service de six heures qu’elles se rendent compte de l’heure.
- Et bien je vais être fraîche moi demain !
- Cela t’a fait du bien de parler, tu as un visage fatigué mais détendu. Et puis ne te fais pas de soucis pour ton inventaire, comme je l’ai dit tu ne comptes que les chaussures gauches et tu multiplies par deux, tu gagneras du temps.
Betty sourit.
- Le sourire te va bien tu sais ?
Betty se met à rougir.
- Excuse-moi, je ne sais plus ce que je fais, pourquoi je t’ennuie avec toutes mes histoires, pardon.
- Et dire que nous aurions pu nous louper ! Je te connais un peu maintenant, toi la mystérieuse ombre de l’amphi. La rentrée c’est le 5 octobre, un mardi je crois. Tu viendras aussi cette année j’espère. On se mettra côte à côte. Donne-moi ton numéro de téléphone, on ne va quand même pas attendre la rentrée pour se revoir, hein ?
- Je n’ai pas le téléphone.
- Ah… attends, voici le mien.
Virginie griffonne son numéro sur le ticket à moitié déchiré.
- Purée, je vais encore me faire engu**ler par les parents, ils vont se demander où j’ai encore passé la nuit ! Je m’en fiche après tout, je suis majeure. Il a bien fait l’accordéoniste de service de mettre la majorité à 18 ans, non ? Tu promets, tu me promets de m’appeler, coup de blues ou pas, tu promets ?
- Oui, je te le promets.
- Tu habites où ?
- Rue de la Clé.
- Bon, c’est à côté, je ne te dépose pas, avec les sens interdits… moi j’habite Marcq. Tu connais ?
- Un peu, je suis allé au champ de courses une fois, un copain noir m’avait demandé de faire l’intermédiaire auprès d’un bookmaker… ça m’a paru louche, mais bon… il y avait trois francs à la clef… alors…
- Toi alors ! Allez tchao !
Les deux femmes se serrent très longtemps la main, les larmes aux yeux.

10/01/2015

Bandits pas manchots

Sûr ! Elle allait y aller. Elle s’était pourtant promis de résister. Mais elle irait, elle le savait. Sa culpabilisation, elle l’avait refoulée.
Le monde arrivant vers dix-sept heures, elle irait un peu avant ; elle tenait à la troisième en entrant à droite, il la lui fallait libre.
La sempiternelle sieste tournait mal. Crêpe et re-crêpe dans le lit de cette modeste chambre d’hôtel
Quinze heures, la fièvre lui prit. Petit passage à la salle de bains, pressée elle ne s’att**da pas sous la do**he, nerveusement elle donna plusieurs pressions à la bombe de Rexona sous les aisselles, puis s’aspergea d’Opium.
La séance de maquillage lui permit de calmer ses tremblements, pas tout à fait car elle dut s’y reprendre en trois fois. Il lui fallait arranger ce visage flétri par les effluves de l’alcool d’autrefois, le tabac plus que jamais consommé, et l’exposition obsessionnelle au soleil..
Prête, elle s’assura que sa carte bancaire était bien dans son portefeuille, ce dernier bien présent dans le sac à main alors que les trois étaient toujours inséparables.
D’un geste affirmé elle poussa le tambour de l’hôtel. Le soleil était radieux, la température idéale. Cette fin août était n’était plus caniculaire.
Elle traversa l’avenue, puis le parc et prit l’allée centrale. Démarche involontairement provoquante, sac en bandoulière à l’épaule gauche, Dunhill menthol entre l’index et le pouce de la main droite, bras relevé, coude cassé. Le filtre de la cigarette n’était jamais éloigné des lèvres, même lorsqu’elle oubliait de tirer une bouffée.
Ses pas réguliers donnaient toutefois l’impression du contraire, elle marchait toujours le pied droit légèrement rentré, il l’était un peu plus lorsque l’adrénaline envahissait ses artères. Cela lui donnait une allure déhanchée qui attirait les regards, semblant vouloir dire « suivez-moi ».
Ordinairement son regard tombait au sol, dix mètres devant elle. Là, cou courbé en arrière, yeux fixés sur la porte d’entrée de la « logetta », immense rotonde de verre et de pierres s’intégrant dans une architecture bourgeoise indéfinissable proche à la fois des immeubles parisiens du XIX et des gigantesques constructions de la Louisiane. La vue du Casino l’anesthésiait de ses douleurs d’arthrose cervicale
Le groom lui ouvrit, lui fit le sourire complice du professionnel à l’habituée que l’on feint voir pour la première fois, comme il est de rigueur dans ce type de commerce où le comportement addictif est déculpabilisé, voire entretenu. Ici c’est sérieux ; la drogue c’est le business, on ne plaisante pas avec le grisbi, arme à double tranchant.. Le client et le gérant trinquent au champagne, à la sortie le regard du patron pétille, celui de la victime d’elle-même s’éteint jusqu’à la fièvre du lendemain.
Dans le large couloir aux murs de velours froissés, rouge cramoisi, de chaque côté des cariatides « très States » étaient séparées par des bougainvilliers resplendissants sous les chaudes lumières des spots mettant en valeur les pierres blanches. Au milieu, le monument : le DAB ! Premier appareil, première promesse de l’ivresse à venir. Elle y introduit son rectangle de plastique, tapa son 2267, et prit cent euros.
En passant devant le miroir en pied, elle relève machinalement une mèche rebelle et pénétre dans la salle de jeux.
Douceur feutrée entretenue par la sono, Morah Jones chante « Come away with me »
Oui, elle est bien là la bécane, la troisième, elle bien là et libre !
Au fond à gauche, dans la pénombre, des croupières préparent la table pour le soir. Répétition générale. Des paravents sont tirés, et, malgré les entrebâillements Marie-Pierre ne remarque pas quelques ersatz de bunnies en string, un peu gauches qui tenteront de jouer leur titularisation lors de la soirée exceptionnelle qui s’annonce.
Ce soir, ce sera la fête des nerfs, des statistiques. Combien de mecs resteront concentrés sur leur martingale devant les filles aux seins nus ? La surveillante ne sera pas debout à côté de la banque comme d’habitude, mais assise en hauteur sur la table, à côté de la celle qui officiera.
Un régisseur s’agite, demande à l’éclairagiste que les lasers soient mieux réglés, plus fins, que les seins puissent sembler sortir du néant, que le tapis reçoive de franches ombres portées et nettes des galbes sans que cela gêne la lecture des nombres rouges et noirs.
En haut d’échelles en alu, d’aucuns triplent les caméras de surveillance.
Tout sera enregistré. Dans le moindre détail. Combien de jetons noirs ( les plus chers ) seront glissés dans les strings ? Tout est prévu. Les changements de mains et d’équipes seront démultipliés. Les strings devraient être vite remplis ! Peut-être qu’en dehors du promotionnel sur internet, on pourra vendre la cassette à un laboratoire de psycho, accompagnée des stats mensuelles de probabilités et des gains, pour mesurer l’impact érotique sur les joueurs, leur déconcentration, et en déduire à quelle cadence il faudrait renouveler l’opération.
Au restaurant, les hôtesses seront habillées en noir, stricte robe longue, la baie vitrée donnant sur la salle sera ouverte face à la table principale.
Les jeux sont faits ! Marie-Pierre vient de changer ses billets en jetons. Elle prend place sur le haut tabouret, allume une Menthol.
« Et pour Madame ce sera ? »
Elle regarde sa montre,
« Un café allongé »
Marie-Pierre n’est pas seule.
Une septuagénaire tire sur le manche, inlassablement, sans conviction. Ses brillants brillent. Ils projettent des éclats de lumière de toutes les couleurs. Nombre et grosseur de ses bijoux ostentatoires invitent à deviner le nombre de maris qu’elle a pu enterrer. Pauvre petite v***e riche, abandonnée sur la plage des illusions.
Une forte femme, plus âgée, peste de n’avoir que deux mains, empêtrée qu’elle est avec son kleenex, sa religieuse au chocolat dont la crème s’est mêlée au fard à joues, ses jetons.
Lascivement Marie-Pierre introduit ses premières pièces dans les fentes de l’espoir, se cale sur le tabouret couvert de moleskine.
L’endroit oblige; elle n’est pas en pantalon, mais en jupe longue bleu électrique, légèrement fendue. Elle en oublie la mise à nu de ses jambes épaissies par une rétention d’eau héréditaire, jambes nacrées tachées de filaments violacés, séquelles d’une ancienne ablation de la circulation de retour. Son tee-shirt fuchsia conduit le regard vers un visage dont on ne retient que la forme carrée. Son expression innocente de femme-enfant force à l’abstraction de sa cinquantaine. Jeune qui paraît vieille, vieille qui paraît jeune ? Telle un « Goya », la véritable torture est intérieure.
Marie-Pierre est concentrée, fébrile. Sa respiration est courte, les pièces entrent de plus en plus vite dans les fentes, elle accompagne de la tête les cylindres de 7, de pommes, d’étoiles, de couronnes qui tournent à des rythmes différents, rarement alignés comme elle le souhaiterait, vertiges ! De temps en temps. Trois pommes, trois étoiles se rangent côte à côte, et un son métallique se fait entendre, alors son ventre se décrispe, et, suit une longue inspiration avant de se pencher pour ramasser. Le niveau du gobelet joue au yoyo, mais sa tendance est évidemment à la baisse.
Indifférente à l’affluence naissante, elle lève la main gauche, jonglant du manche et des jetons de l’autre .
Le garçon a vu, a compris.
« Madame ? »
« Un Pago orange s’il vous plaît »
Frénésie !
« Voici Madame, c’est offert par la Direction »
Miracle, parfait alignement, cent euros trébuchent, Oh ! Doux son qui l’apaise.
Ses majeurs levés frottent les yeux, elle vérifie l’absence de rimmel sur les pointes des doigts.
Pause, elle appelle :
« Toilettes s’il vous plaît ! »
Le garçon arrive, elle lui glisse vingt euros dans la pochette. Il a compris, il garderait ci******es, boisson et surtout cette merveilleuse machine qui attendrait, rutilante, prête à cracher le jack pot qui ne sera destiné qu’à elle seule..
Elle faillit glisser en descendant l’escalier de marbre. Avant de remonter, elle jeta un coup d’œil furtif dans la glace, jugeant que le maquillage n’était pas à rectifier.
Bientôt le pot était vide !
« Change ! »
Le garçon revint, restant dans les parages.
Marie-Pierre retourna au distributeur, retaper son 2267, cent euros en sortirent à nouveau, mais ce n’était pas là une surprise.
La salle de restaurant se désemplissait au profit des tables de jeux. Plus de monde que d’habitude.
La gent masculine s’affairait plus que de coutume à la roulette ; on se bousculait moins au Craps et à la Boule.
En regagnant sa place, elle sourit du spectacle, elle sourit jaune, soupirant, elle aurait aimé être à la place de ces stagiaires aux reliefs avantageux, au p***s qui devait se gonflait d’or !
Elle reprit place, refilant un billet bleu au garçon si complaisant.
« Champagne Madame ? »
« Ah ! Exceptionnellement… Merci »
Elle se renferma dans sa bulle. Le rythme d’enfer reprit.
Heinz venait de déposer son écharpe au vestiaire. Il voulut déposer un pourboire dans le décolleté de l’hôtesse. Le billet tournoya dans le vide. Dans son vif mouvement de recul, elle lui rétorqua poliment :
« Merci Monsieur, mais ce n’est pas le genre de la maison, la Direction y a pensé pourtant, c’est soirée spéciale ce soir à la roulette… Pourtant ne comptez pas sur le personnel non plus, mais vous savez, parmi notre clientèle… »
Heinz s’en fichait du fric, il en rotait. Costume gris, visage en acier dont la rigueur était atténuée par des cheveux blancs, assez longs, bien fournis pour son âge il fit élégamment le tour des salles toutes ouvertes les unes vers les autres. Un sourire lui vint aux lèvres à la vue des bunnies. Ce n’est pas ce qu’il venait chercher. Quelle gourde au vestiaire, comme s’il fallait lui apprendre, à lui, Heinz !
Se rincer l’œil avec détachement, repérer les intoxiquées des machines à sous, souvent femmes seules, paumées, vulnérables…. Elles ne seraient pas toutes jeunes, mais à soixante huit balais … c’était sa tactique.
En fin d’adolescence il avait trouvé les notes de son père Heinrich, sous fifre de Goebbels pendant le III ème Reich ; il en avait tiré leçons. Rien de tel qu’une fille atteinte du syndrome de Stockolm, la victime idéale, la victime volontaire malgré elle, jamais de suite, aucun emmerd…
Il n’aurait pas détesté être « Portier de Nuit », mais dans les gaines d’aération on se faisait plus de fric, alors…
Non, pas la grosse, pas celle-là non plus, trop jeune, trop moche celle-ci…, discret passage en r***e, Bloody Mary dans la main droite, main gauche dans la poche, contenance détachée, ses yeux se mirent à pétiller à la vue de Marie-Pierre.
Il s’approcha, se tenant suffisamment à l’écart, l’observant, analysant ses gestes, ses rictus, ses détentes respiratoires, ses crispations. Il feint s’intéresser à l’écran d’à côté, suivant le jeu d’une mamie BCBG tout en s’imprégnant de la nervosité de Marie-Pierre.
Jack Pot pour la bourgeoise !
Au risque de paraître mufle, Heinz dédaigna cette dernière, il se retourna de trois quarts, posa la main gauche sur la tablette-bar de Marie-Pierre, l’enserra du bras droit, posant la main sur le dossier de son tabouret. Presque à l’oreille il lui murmura :
« Injustice que la chance tombe sur un vieux tromblon, et non sur une angélique beauté comme vous ! Regardez comme vos yeux se mirent dans l’appareil, c’est cela qui doit troubler les rouleaux. Abandonnez ! Revenez plus t**d, prenez la précaution de ternir un peu l’écran de maquillage, vous le verrez, lui il ne vous verrez pas, il ne sera pas troublé ».
Comme il prononçait ces mots il déposa, plié en quatre, un billet de cinq cents euros dans le pot presque vide de Marie-Pierre.
La compassion de cet inconnu avait agi comme une drogue sur Marie-Pierre, elle ne retenait qu’une seule chose, ce n’aurait pas dû être elle, mais moi ! Le reste avait glissé sur elle, comme tant de choses.
« Vous savez, la chance et moi ! C’est comme cela depuis toujours »
« Venez allons en terrasse prendre une coupe de champagne. Vous vous appelez… ? »
« Marie-Pierre »
Il abandonna son Bloody Mary sur la tablette.
Sa stratégie fonctionnait à merveille. Heinz savait qu’il n’aurait pas à agir. Dans le parc elle se plaignit, racontait sa vie, ses malchances, ses malheurs …
Geindre et avoir une écoute silencieuse, se complaire dans le déni, quel bonheur pour elle !
Heinz lui proposa de la reconduire à son hôtel.
« Oui merci »
Une pression sur le bip et la BM 750 clignota de toutes parts. Il n’eut pas la délicatesse de lui ouvrir la portière, il était au volant avant qu’elle n’ait pu s’asseoir.
« Votre hôtel ? »
« Mais c’est stupide ! il est là de l’autre côté du parc… » Elle se mit à rire
« Je vous y dépose, allez, un petit tour de ville, histoire de faire tourner le moteur ».
Quelques méandres et dix minutes plus t**d, Heinz rangeait la voiture sur le parking du parc, côté sud, sous de grands arbres, l’éclairage y était plus tamisé que face au casino, et l’hôtel de Marie-Pierre tellement plus près. Du pouce il appuya sur le bouton magique, le siège de Marie Pierre reculait en se renversant en arrière. Marie-Pierre ne dit mot. Brutalement il lui souleva la jupe, la couture de son échancrure céda. Il lui arracha le tee-shirt et la pénétra furieusement. Elle lâcha un ah ! teinté d’étonnement, de satisfaction, de réminiscence. Trois quatre secousses, fini.
Heinz actionna un autre bouton, celui de l’ouverture automatique de la portière passager.
En lui donnant une petite claque sur les fesses il lui lança :
« Salut, Bloody Mary, tu baises bien »
A peine Marie-Pierre sortie, il fit crisser les pneus, jetant par la fenêtre les restes de la petite culotte qui s’égarèrent dans un buisson..
Comme un automate, Elle rentra dans l’hôtel prit la clef au tableau, le veilleur de nuit ne s’était même pas retourné.
Arrivée à la chambre, elle ouvrit le réfrigérateur, prit une mignonnette de whisky, sortit de son sac un Zooloft, deux Noctamines et un Témesta, d’un coup sec le tout fut avalé.
Elle laissa glisser la jupe sur la moquette, retira d’un même et unique geste soutien-gorge et ce qui restait du tee-shirt.
Couette tirée, elle se coucha, les yeux au plafond où les images du cuir noir de la BM avec ses perforations d’aérations, celles les étoiles du Pont du Gard, l’auréole du plafond de la chambre de ses douze ans se mélangeaient.
Heinz… ? C’est vrai que les traits de son visage, taillés à la serpe, étaient très proches de ceux du mot**d de Nîmes et,… de ceux de son père.
La belle s’endormit, Belle au Bois Bandé
Marc Beveren

Aimer, boire et chanterUn peu de bonne humeur et de légèreté ne font pas de mal.C’est le titre d’une valse, une valse in...
02/01/2015

Aimer, boire et chanter

Un peu de bonne humeur et de légèreté ne font pas de mal.

C’est le titre d’une valse, une valse interprétée par l’Orchestre Philarmonique de Vienne au concert de Nouvel An le 1er janvier dernier, sous la direction de Zubin Metha.

Les arts sont une expression universelle, la musique en particulier, Zubin Metha est indien, et la famille Strauss, autrichienne, le public de ce concert de toutes nationalités.

Voyager dans le temps et les sentiments, voire les amours… a toujours fait partie de mes rêves. Au crépuscule de ma vie c’est un rêve qui ne s’est pas réalisé, mais il aurait pu l’être.

A l’écoute de ce concert que de souvenirs réels et virtuels se mélangent. Ma mère dansant valses et polkas piquées, resplendissante d’élégance, en fusion avec la musique.

Moi, piètre danseur s’il en est, valsant sur la pierre bleue de l’entrée d’une maison, emporté par ma cavalière, vêtue d'une longue robe, non parée de strass, d'or et de perles, ni d'habits somptueux.

Toi, en longue robe noire, dont on devine les gants de soirée par une main retenant délicatement une étole en astrakan sur les épaules, franchissant les portes du Musikverein pour assister au concert de nouvel an, rêve de splendeur et modestie.

Porté par l’orchestre, je ferme les yeux et te vois dansant valses et polkas dans les escaliers de marbre de l’Université de Vienne. A l’issue du concert nous irions à la Rathauskeller prendre un repas viennois, un peu de foie gras, quelques blancs de poularde, un Kaiserschmarrn, dessert aux pommes, pour accompagner un dernier verre de Tokay qui conduit à l’ivresse.

Quelques morceaux bucoliques s’enchaînent avant le Beau Danube Bleu. Je ne suis plus là, je flotte dans les airs. Je suis dans cet avion qui m’emmena un jour en Turquie, le ciel était clai. En bas ? Le Danube qui serpente, s’élargit se perd en delta ; j’imagine ses mangroves et les merveilles qu’elles renferment.

La « marche de Ravinski » me réveille, Zubin Metha fait dos à l’orchestre et dirige les claquements de mains du public avec maestria, tantôt créant des battements piano, puis forte, des silences même. Inoubliable concert du Nouvel An.

Ce ne fût qu’un rêve, j’aurais pu dans ma vie, aller un jour à Vienne, assister à un concert de Nouvel An. J’avais l’argent, j’avais la jeunesse. Aujourd’hui je n’en ai plus les moyens et en prime j’ai la vieillesse … Qu’importe ! Je suis encore capable de voyager dans le temps et mes amours.

Aimer en silence va au-delà du désir.

Mais serais-je encore capable longtemps d’émettre mes sentiments ?

Marc Beveren
Montrevel le 1er janvier 2015
Photo capture d'écran de France 2

02/01/2015

Elle est la lumière dans ma vie, le devenir de mes incertitudes, l'amour de ma vie, le tout dans mon rien. Et, au nom de la liberté, elle s'en va ! Vers quels rivages incertains ? J'enrage de n'avoir su la retenir, faute de lui avoir donné tout, même ce que je n'avais pas et que je croyais pouvoir inventer pour elle ! Là, dans ni yin ni yang ne prédominent, car il n'est de vérité que celle qui n'est pas révélée.

J'eus aimé écrire ceci, dans ma souffrance,
je ne peux que citer son auteur, François Rabasse

6 ème saynète roubaisienne véridique !Conception à la roubaisienne, pas immaculée !Ouais, Y’en a qui connaissent leur da...
12/11/2014

6 ème saynète roubaisienne véridique !

Conception à la roubaisienne, pas immaculée !

Ouais, Y’en a qui connaissent leur date naissance, normal. Leur lieu de naissance, normal. Leur heure de naissance, normal. Mais la date exacte de leur conception…, l’heure à deux heures près, qui ? Et bien moi, si !
Je suis né le 6 septembre… 1945… donc 9 mois avant ça fait début décembre 44, ça ! Jusque-là, c’est pas sorcier… mais le jour exact et l’heure… ? Hein ?
Je l’ai compris en 1961. Mon père était musicien, il appartenait à l’Harmonie des Anciens et Jeunes Soldats Français, très importante société roubaisienne, tout comme sa rivale, la Grande Harmonie c’est vous dire si j’en ai suivi des concerts ! Un régal, malgré mon jeune âge. Subventionnée par la ville, appuyée par des mécènes comme le chapelier Dearx, rue de Lannoy. En contrepartie, l’Harmonie devait des prestations dans l’année, les classiques 8 mai, 14 juillet, 11 novembre qui concernait surtout la clique, mais aussi des concerts. Au parc Barbieux, au kiosque, lors de manifestations importantes de la ville comme le grand corso fleuri du milieu des années 50, la messe de la Saint Martin, paroisse de la ville, le dimanche suivant le 11 novembre.
Il y avait aussi un concert annuel de musique militaire salle Watremez. Rue de l’hospice. Je me souviens d’un événement retentissant, le chef, Monsieur Béguin avait conçu un programme de marches militaires de Philippe Auguste à la Révolution, avec en final, bien sûr deux versions de Marseillaise, une version symphonique, magnifique et pour terminer une version reposant uniquement sur la clique, à en donner le frisson.
L’Harmonie fêtait Sainte Cécile le dimanche suivant la Saint Nicolas. Le siège était au foyer des Mutilés, rue de l’Espérance. Le dimanche matin, une messe était donnée leur paroisse, l’église Notre Dame, suivaient le banquet au Foyer et un bal jusque t**d dans la nuit.
Dimanche 10 décembre 1961, grand’messe à Notre Dame, l’église était comble, en plus des fidèles habituels, cent cinquante musiciens en tenue d’apparat, costumes de la gendarmerie nationale, dans le chœur agrandi, et dans la nef les familles des musiciens bien sûr. Accords d’instruments, bruits de chaises et de pupitres, puis grand silence, le prêtre entrait. Un mot d’accueil de celui-ci à Monsieur Béguin, chef d’orchestre émérite, en civil lui, en habit. Puis ce fut une petite introduction musicale et l’office commença, ponctué à chaque étape par un intermède musical.
Juste avant l’offertoire, coup de baguette du chef et l’harmonie entama l’ « Aria » de Bach, les premières et secondes clarinettes remplaçant avantageusement l’orgue. L’Harmonie étant issue du monde militaire, amenée donc à défiler, ne possédait pas de violons.
Après l’ite missa est, un morceau profane s’imposait. De la folie ! Faire interpréter la « valse triste » de Sibélius par 150 musiciens, une vraie gageure. C’était du Béguin tout pur ! Une interprétation d’une douceur exceptionnelle, sa queue de pie ondulait en fonction des mouvements.
Un gros magnétophone à bandes avait été posé au milieu de l’orchestre. Aussitôt la messe terminée, les clarinettistes se précipitèrent sur l’engin. Ils allaient pouvoir s’entendre. Le son n’était pas d’une qualité extraordinaire, mais le déroulement de la bande leur faisait revivre ces instants. Des larmes de joies coulaient sur les joues, et l’on pouvait entendre lors de certains passages, un musicien dire à un copain « qu’est-ce que tu es beau » !
Tardivement, sans défiler, Tout le monde rejoignit le foyer, les festivités pouvaient commencer. Quelques discours, Monsieur Leruste, mécène et Président d’Honneur, puis le président de l’Harmonie, et enfin quelques mots de Monsieur Béguin, à qui une ovation fut réservée.
Le banquet était toujours fabuleux. J’étais jeune, mais je n’ai que de bons souvenirs de papilles de ces journées de Sainte Cécile.
Le repas se déroulait jusqu’à 19 heures. Les entrées passées ainsi que le premier plat consistant, les convives avaient besoin de pause. Quelques hommes se mettaient en place au fond de la salle et s’installaient derrière les pupitres. Ils menaient l’animation, du musette, de la variété et du jazzy, cela entrecoupait le repas et permettait à quelques convives quelques pas de danse…
Pour ouvrir le bal, de façon un peu protocolaire, Monsieur Leruste demanda une reprise de la « valse triste ». Monsieur Béguin était quelque peu affolé. Là, il fallait un chef… et puis les musiciens… n’étaient déjà plus très frais… Il désigna une quinzaine d’entre eux… Et ce fut parti ! Mon père était un piètre danseur, à l’inverse de ma mère qui avait cela dans le sang et toute l’élégance pour cette valse lente. Elle qui fut invitée par l’un des meilleurs danseurs. La jalousie était un défaut que n’avait pas mon père, il regarda, admiratif, sa femme.
La soirée fur un succès, comme chaque année…. Vers deux heures du matin, ce furent les premiers départs. Nous rentrâmes à pied, de la rue de l’Espérance à la place du Travail. Arrivés à l’angle, de la rue du Général Sarrail et de la Grand’Place, un petit verglas pas méchant. Mon père trébucha sur le rebord du trottoir et lâcha le boitier de clarinette qui se mit à glisser sur une vingtaine de mètres, et s’ouvrit… !
Frayeur de ma mère pour mon père, frayeur de mn père pour sa clarinette, éclats de rire de ma part. J’avais 16 ans, je m’étais tout de suite rendu compte qu’il n’y avait rien de grave. J’aidais mon père à reconstituer le boîtier… Il faudrait recoller celui-ci, la clarinette, elle, était intacte. Ouf !
Me vint à l’esprit une chose… A ma naissance mes parents ne me désiraient pas, pensez dix-neuf ans après ma sœur, dix-huit ans après mon frère… normal. Ce n’est pas pour autant que j’en ai souffert, il y avait un franc parlé à la maison. Je savais même que ma mère, pendant sa grossesse, buvait énormément de jus d’orange et sautait à la corde… pour avorter naturellement selon les conseils des anciens…
C’était sans connaître mon caractère ! Hum… Je me suis accroché !
Quelques temps plus t**d je suis tombé sur un vade-mecum de 1944. Et là de m’apercevoir que le 1er dimanche après la Saint Nicolas tombait le 10 décembre 1944 ! On ne peut pas mieux. 6 septembre 1945 – 10 décembre 1944 cela faisait pile neuf mois !
La libération de Roubaix ayant eu lieu tout début septembre 1944, les festivités ayant aussitôt repris, et la Sainte Cécile par conséquent, j’en déduis donc que je suis le fruit d’une « cuite » de Sainte Cécile !
Les années passèrent… 1973, installation à Paris, 1973 premier enfant, 1973 toute la famille au complet chez ma mère pour faire connaissance d’Isabelle, notre bout de chou. Evidemment, la question est posée : de quel signe est-elle ? Elle est née le 23 janvier, Capricorne ou Verseau ?
Et moi, solennellement de dire : « si l’astrologie a une quelconque importance elle n’est pas dans le jour et l’heure de naissance, mais dans la date et heure de conception ». Rires de l’assemblée.
Et moi d’ajouter : « Moi, je connais ma date et l’heure de ma conception, à deux heures près, ce qui fait qu’il n’y a même pas d’erreur possible sur le calcul de mon ascendant astral, vu qu’il ne change a peu près que toutes les deux heures… j’ai été conçu dans la nuit du 10 au 11 décembre 1944, vers 3 heures. »
Evidemment j’ai été pris pour un fou qui voulait attirer l’attention sur lui. Et ma pomme d’argumenter… sur les cuites de Sainte Cécile. Ma mère rougissait de plus en plus pendant le récit… Elle était écarlate mais souriante.
« Toi alors » fit - elle !
« Pourquoi, ce n’est pas vrai maman ? »
« Si… »
Nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre en pleurant.

Photo de l'Harmonie nationale de la gendarmerie, prise sur le net, les musiciens de l'Harmonie des Anciens et Jeunes musiciens de Roubaix avaient le même costume

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