Gersicotti Gersicotta, Sylvie Hannoyer photographies

Gersicotti Gersicotta, Sylvie Hannoyer photographies Photographe et exploratrice du Gers depuis presque 20 ans ! Je vous propose de nombreux services pour vos événements (mariage, baptême, anniversaires, evjf ...)

Gersicotti Gersicotta est le nom d'un simple blog tenu par une amoureuse du Gers devenue photographe professionnelle. mais aussi des ateliers d'apprentissage de la photo, ainsi que des séances portraits, grossesse, famille et entreprise.

Terrible frustration pour moi cette année : j’ai raté la plus belle partie de la saison des orchidées sauvages dans le G...
11/06/2026

Terrible frustration pour moi cette année : j’ai raté la plus belle partie de la saison des orchidées sauvages dans le Gers. Pas d’ophrys abeilles, pas d’orchis de Fuchs, pas de Limodores à feuille avortée, pas de plantanthères, peu de pyramidalis, et le pire de tout pour mon petit cœur d’orchidophile, pas d’ophrys du Gers. Gnagnagna y en a ailleurs que dans le Gers, mais je m’en fiche, moi c’est celles du Gers que je veux voir, nom d’un clébard !

J’avais cependant gardé le mince espoir de voir quelques ophrys du Gers fin mai, début juin, comme chaque année. Quand je suis arrivée dans les prairies où elles poussent, le soleil brûlant sur la tête, j’ai compris assez vite que mon espoir était vain. Entre les grêles quelques jours avant, la canicule exceptionnelle, elles n’ont pas osé sortir, ou ont fané très vite. Aucune à l’horizon, aucun ! Pas même une tige fanée. La déception, moi qui aime les photographier dans leur contexte fait d’une douce verdure et du jaune solaire des genêts !

Mais je crois que mon espoir ne s’éteint jamais vraiment. Il me restait la possibilité de revoir les orchis parfumés. Ces orchis un peu chétifs, un peu étranges et qui sentent très bons, étaient pour le coup, bien de sortie sur les talus où j’ai l’habitude de les retrouver. Beaucoup étaient sur la fin mais quelques rares resplendissaient encore… alors à défaut de toutes les autres orchidées habituelles du mois de Mai, voici un bel orchis parfumé du mois de juin. Je ne vous cache pas qu’il me t**de la saison de 2027 et de revoir l’organisation de mon planning pour retrouver mes chères orchidées sauvages, sans oublier les orchidées d’automne à venir en septembre !

Bleu du ciel.Bleu de l’eau.Moment enrobé d’un calme intense, de ressourcement, de bonheur aussi, de gratitude.Les nuages...
03/06/2026

Bleu du ciel.

Bleu de l’eau.

Moment enrobé d’un calme intense, de ressourcement, de bonheur aussi, de gratitude.

Les nuages d’altitudes éparpillés artistiquement, ces stratus irréguliers et autres petites formations nuageuses originales, se reflétaient sur la surface lisse et apaisée d’un lac qui connait les affres de toutes les météo depuis quelques temps.
Bain de verdure.

Vert des arbres.

Verts reflets.

Le mois de juin à peine entamé resplendit d’une végétation luxuriante, comme si elle était à son paroxysme, amie de la lumière, s’en gorgeant à souhait, se reflétant verticalement dans l’eau comme si elle voulait y prendre profondément racine.
Le soleil quasi couchant me brûlait un peu le dos : il était 20h30 et le thermomètre de la voiture m’annonçait 29°C quelques minutes auparavant.

La traversée de la nuée géante de moustiques et d’autres insectes virevoltant a été facile, bien que règlementée : on respire par le nez, on se garde d’ouvrir la bouche, et quand cela devient trop envahissant, on entame une drôle de chorégraphie avec les mains pour les disperser. Ils ont été moyennement voraces et n’ont visé que les mollets, c’est que je les ai dodus, fermes et appétissants !

Le soleil a commencé à se coucher dans une ambiance légèrement rougeoyante : j’eus en tête dès lors, car il me restait 30 minutes avant son endormissement quotidien, d’aller revoir à quelques kilomètres, un arbre que je chéris tant.
J’ai alors quitté le lac, traversé à nouveau la nébuleuse de moustiques, me retournant de temps en temps pour m’abreuver, encore et encore, de ce paysage addictif.

Revenons à mi-avril s’il vous plait. Si si, j’insiste. En même temps je n’ai pas trop le choix, c’est ce que j’ai de plu...
27/05/2026

Revenons à mi-avril s’il vous plait. Si si, j’insiste. En même temps je n’ai pas trop le choix, c’est ce que j’ai de plus récent à vous montrer… et je ne vais pas revenir avant la fin du mois de mai dans le Gers. Je pleure évidemment toutes les orchidées sauvages que j’ai ratées et tous les paysages que le printemps aurait pu m’offrir. Mais c’est ainsi, je n’ai toujours pas réussi à développer ce formidable don d’ubiquité qui me permettrait d’être dans deux départements en même temps même si j’ai un corps qui vaut bien deux personnes actuellement (j’ai bien eu l’idée de me tronçonner, mais une moitié de moi sera-t-elle aussi efficace qu’une moi entière ?).

C’est en me baladant avec mon ami Mika (qui comme chaque ami m’accompagnant aux orchidées a fini étalé dans l’herbe, haha ! ) que j’ai eu l’immense bonheur de voir les derniers ophrys jaunes de l’année. 2026 a été l’année de l’ophrys jaune (ou ophrys lutea pour les puristes de la botanique qui ne jurent que par le nom latin des plantes) : je crois n’en avoir jamais vu autant dans les prairies ou alors j’étais pas là. Pourquoi tant de lutea ? Bonne question ! Est-ce un effet à ret**dement des pluies de février combinées aux chaleurs exceptionnels d’avril ? Pourtant les orchidées n’aiment pas trop l’eau ! Toutefois, ce n’est pas la première fois que je remarque qu’après un hiver pluvieux, les orchidées foisonnent. Rien en vaut une petite analyse non-scientifique de comptoir, non ?

Nous abordions avec courage une prairie particulièrement calcaire après une dure ascension d’environ 5 m de dénivelé positif (pour te dire comme c’était difficile ! ). Le tout sous un beau soleil printanier. C’est là que, dressée impérieusement, cette orchidée semblait vouloir toucher le ciel. Cet ophrys jaune donnait l’impression de vouloir s’accrocher aux nuages et j’ai eu l’envie de la photographier du plus bas que je pusse, soit depuis le sol. Génuflexion, contorsion, et me voilà en train de trouver cette toute petite fleur d’à peine quelques centimètres de haut, absolument impressionnante et me sentir toute petite face à cette immense petite splendeur.

A cet endroit précis, chaque fois que j’y passe au temps des orchidées sauvages, après avoir exploré les chemins calcair...
20/05/2026

A cet endroit précis, chaque fois que j’y passe au temps des orchidées sauvages, après avoir exploré les chemins calcaires sur les hauteurs de Montégut, j’admire la vue : j’adore tout simplement ce panorama que j’ai dû photographier des dizaines et des dizaines de fois pour y être venue des dizaines et des dizaines fois venue (20 ans de crapahutages dans le Gers, ça multiplie les allées et venues).

Mais, pourtant, à chaque fois c’est différent, impossible de faire la même photo : pas la même météo, pas les mêmes couleurs, pas la même lumière, pas le même moment, pas forcément le même cadrage, pas forcément le même angle de vue donc pas du tout la même photo. J’en ai donc des dizaines et des dizaines de photos variées.

Et là, je dois avouer que j’ai particulièrement aimé cette fois-là. La lumière était un peu piquante mais agréable à voir, les arbres du village étaient bien fleuris, bien colorés, la prairie au premier plan également m’offrant une constellation de fleurs jaunes, et puis il y avait cet oblong nuage qui, stationné là, semblait admirer le village depuis le ciel. Cela valait bien une énième génuflexion, après toutes les orchidées croisées, pour immortaliser Montégut dans son cocon printanier.

Los arbes revient dans le Gers !Elle sera exposée à Masseube en Juin avec une partie 100% Gers côté Office du tourisme e...
16/05/2026

Los arbes revient dans le Gers !

Elle sera exposée à Masseube en Juin avec une partie 100% Gers côté Office du tourisme et une partie Gers et Aveyron, côté Médiathèque ! Si vous l'aviez vu à Auch, vous pourrez découvrir de nouvelles photos à Masseube !

Vous êtes aussi également conviés au vernissage qui aura lieu le mercredi 3 Juin de 17h00 à 19h00, au plaisir de vous y croiser de vous raconter mes arbres !

Val de Gers Tourisme

Il est des moments – d’aucuns diraient « suspendus » mais je lis tellement souvent cette expression sur les réseaux que ...
13/05/2026

Il est des moments – d’aucuns diraient « suspendus » mais je lis tellement souvent cette expression sur les réseaux que je n’ai pas envie de l’utiliser, je me contenterais alors, simplement de « moments », tout simple, tout bref mais qui en dit long-, des scènes que j’aime photographier plus que d’autres, ce moment en fait partie.

C’est indubitablement l’une des photos que j’ai aimée le plus faire. Je ne peux pas dire que c’est ma préférée entre toutes, je crois que depuis le temps, je n’ai plus vraiment de préférée : impossible de choisir, j’ai vu et vécu tant de jolis instants dans le Gers que c’est tout simplement impossible pour moi de faire un choix.

Cette photo, cependant, réunit beaucoup de choses qui me plaisent : évidemment l’arbre dont le feuillage touffu et verdoyant sont d’un charme infini, bien sûr les montagnes enneigées en arrière-plan, mais aussi la brume matinale légère et délicate, l’eau du Lac de l’Astarac et incontestablement le reflet dont la symétrie se laisse légèrement perturber par la légère bise matinale.

Ce fut, dans un grand moment extraordinaire (que je vous avais raconté dans la publication du mercredi 22 avril 2026), un petit moment grandement agréable, fait d’une solitude apaisante, d’une reconnexion avec cette nature qui me donne tant. J’avais photographié tant de belles choses juste avant, qui m’avaient beaucoup émerveillée, mais cet arbre avec son reflet, je l’ai instantanément aimé.

[Samedi rétrospective]Retour fin novembre 2025… direction le village de Tournan avant d’aller rejoindre le salon Gasconh...
09/05/2026

[Samedi rétrospective]

Retour fin novembre 2025… direction le village de Tournan avant d’aller rejoindre le salon Gasconh’a table. Je voulais revoir ces paysages que j’avais photographiés deux ou trois ans auparavant, toujours en allant à Gasconh’a table.

J’avais l’espoir d’un lever de soleil comme je les aime et la météo semblait me le promettre dans l’ambiance tamisée de l’aube, les montagnes se dessinaient. Il n’était que 8h10 du matin à l’arrivée, il ne faisait pas très chaud. Mais c’était le bon moment pour vivre des émerveillements « automnaux-hivernaux » : arbres et forêts colorées, montagnes bien visibles, un peu de brume, lueurs matinales, courbes des vallons…

Alors, nous avons flâné, Maripourtoujours et moi, d’un spot à l’autre, redécouvrant ces paysages avec beaucoup d’enthousiasme et d’admiration.

En avril, ne te découvre pas d’un fil mais méfie-toi quand même des coups de soleil sur le nez. Permettez-moi de complét...
06/05/2026

En avril, ne te découvre pas d’un fil mais méfie-toi quand même des coups de soleil sur le nez. Permettez-moi de compléter l’adage par empirisme : en effet, les deux jours passés au milieu des orchidées sauvage ont vu mon nez, mon front et mes pommettes tirer sur le rouge. Tout cela n’est pas grave. Toutefois le dernier matin, j’ai eu l’impression d’entrer dans une espèce de brumisateur géant : la brume envahissait les prairies, c’était une ambiance assez étrange, j’ai souvent vu les orchidées au soleil du matin, au soleil du soir, au soleil pétant de la journée, je les ai vues sous la pluie, même sous la grêle planquée sous un arbre en attendant que la saucée douloureuse passe. Mais jamais je n’avais parcouru une prairie couverte de brume. Jamais je n’avais vu mes orchidées dans une telle ambiance. J’aurais pu renoncer, me dire que je n’allais rien voir et rentrer à la maison. Je me suis dit « Hé, pourquoi pas ! ».

L’exploration de cette prairie sauvage dans le brouillard prenait des allures fantomatiquess…et mon âme de flippette a imaginé parfois des ombres. Ajoutez-y les cris perçants des geais, corneilles, et autres corvidés, les cris des chevreuils et le frotti-frotta des branches d’arbres. C’était, mais alors, PAS DU TOUT RASSURANT. Je me suis quand même concentrée sur mes orchidées. Cette belle prairie est couverte d’orchis pourpres et j’aime chaque année venir la visiter parce que la diversité de formes, de teintes, de motifs est étonnante…et si on y ajoute quelques hypochromes, albinos et hybrides, il y a de quoi y passer la journée.

Les arrières-plans étaient inattendus, « cotonneux », « blanchâtres », et faisaient ressortir chaque fleur. La rosée était exceptionnelle : des perles d’eau à foison qui, associées aux toiles d’araignée enchevêtrées sur les belles inflorescences des orchis pourpre, donnaient l’impression de colliers de perles délicates.

Et pendant ce temps-là, des pieds aux genoux, je ramassais ces jolies perles qui éclataient sur mes vêtements pour les imprégner. Si bien qu’en retournant à la voiture, j’ai dû enlever les chaussures et littéralement en vider l’eau qui noyait mes pieds.

Chauffage à fond pour un peu sécher, je suis partie vers une autre prairie, un peu plus haut, un peu plus loin, un peu plus t**d : le soleil s’était bien occupé de dissiper en partie la brume mais n’avais pas encore séché les fameuses perles que j’ai retrouvées sur un magnifique orchis perdu entre un champ et une forêt. L’avantage, c’est que dans la brume plus ou moins épaisse, avec mon nez rouge, on pouvait m’apercevoir à des kilomètres !

[Samedi rétrospective]Cet endroit est un point de vue que j’affectionne tout particulièrement – oui, bon, ok, comme pas ...
02/05/2026

[Samedi rétrospective]

Cet endroit est un point de vue que j’affectionne tout particulièrement – oui, bon, ok, comme pas mal d’autres points de vue dans le Gers. J’aime rouler sur cette toute petite route de campagne, qui s’éloigne du fabuleux château de Saint-Blancard et mène jusqu’à ce panorama mêlant la modeste église du petit village de Lalanne Arqué aux montagnes : l’édifice semble avoir été bâti ici-même pour communier avec les Pyrénées tant son clocher se démarque tout à la fois qu’il s’intègre aux Pyrénées.

C’était le 19 octobre 2025, aux alentours de 8h35 du matin. Je me souviens que comme à chacun de mes passages, les vaches du pré qui se trouvait dans mon dos, me regardaient avec curiosité ou stupéfaction, je l’ignore.

Le soleil se levait timidement, cognant un peu sur la flèche de l’église, mais encore discret, retenu par une légère couverture nuageuse irrégulière. Les montagnes jouaient les ombres chinoises, les silhouettes voluptueuses et sensuelles dans une atmosphère brumeuse. J’aime quand les Pyrénées se montrent ainsi, imposantes mais discrètes, dans un profond effet de filigrane extraordinaire.

La dernière fois que j’étais passée par là, je l’avais vu, le colza. J’avais espéré incroyablement fort que le Pic du mi...
29/04/2026

La dernière fois que j’étais passée par là, je l’avais vu, le colza. J’avais espéré incroyablement fort que le Pic du midi s’y associât mais le bougre n’a pas daigné se montrer. Je m’étais donc simplement résolue à photographier les méandres de la route, et ses poteaux et des vagues de jaunes. Vous l’avez d’ailleurs vu passer deux fois dernièrement cette photo : avec les licornes colorées du premier avril et dans la dernière publication où je parle de mon terrible paradoxe chromatique avec le jaune.

Revenue récemment, après presque deux semaines, je me suis dit que le colza commencerait à être fané, jusqu’à ce que je visse l’endroit passer sur les réseaux (je ne sais plus chez qui, mais si tu te reconnais, manifeste-toi, que je te remercie !).
Hé, bien non ! Le colza était toujours en forme ! Et quand j’y suis revenue, ô miracle, ô joie, ô bonheur, ô jouissance, les Pyrénées étaient dévoilées : Pic du midi de Bigorre en ligne de mire, me voilà à cadrer comme il me plait (aux réfractaires de poteaux, ils sont là oui, et ils font partie du paysage, non je ne les enlèverai pas même si c’est facile avec les logiciels photo… en plus vous seriez capables, histoire de râler encore, en passant par-là, de retourner votre veste et de hurler à une infâme triche car il y avait des poteaux). J’obtiens ce que je souhaite, je suis heureuse. La route serpente vers le Pic, le jaune, la neige, le soleil, le ciel bleu, les montagnes, c’est la kiffance comme dirait je ne sais pas quel chanteur qui n’est pas de ma génération.

J’en ai également profité pour trainer en bord de champ : j’avais envie de mêler les cimes aux fleurs de colza. Opération fort amusante bien qu’un peu périlleuse : tenir une pointe des pieds dans la terre molle au bord d’un fossé relève de l’exploit carnavalesquo-sportif, enfin, je crois...

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Masseube
32140

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