11/06/2026
Terrible frustration pour moi cette année : j’ai raté la plus belle partie de la saison des orchidées sauvages dans le Gers. Pas d’ophrys abeilles, pas d’orchis de Fuchs, pas de Limodores à feuille avortée, pas de plantanthères, peu de pyramidalis, et le pire de tout pour mon petit cœur d’orchidophile, pas d’ophrys du Gers. Gnagnagna y en a ailleurs que dans le Gers, mais je m’en fiche, moi c’est celles du Gers que je veux voir, nom d’un clébard !
J’avais cependant gardé le mince espoir de voir quelques ophrys du Gers fin mai, début juin, comme chaque année. Quand je suis arrivée dans les prairies où elles poussent, le soleil brûlant sur la tête, j’ai compris assez vite que mon espoir était vain. Entre les grêles quelques jours avant, la canicule exceptionnelle, elles n’ont pas osé sortir, ou ont fané très vite. Aucune à l’horizon, aucun ! Pas même une tige fanée. La déception, moi qui aime les photographier dans leur contexte fait d’une douce verdure et du jaune solaire des genêts !
Mais je crois que mon espoir ne s’éteint jamais vraiment. Il me restait la possibilité de revoir les orchis parfumés. Ces orchis un peu chétifs, un peu étranges et qui sentent très bons, étaient pour le coup, bien de sortie sur les talus où j’ai l’habitude de les retrouver. Beaucoup étaient sur la fin mais quelques rares resplendissaient encore… alors à défaut de toutes les autres orchidées habituelles du mois de Mai, voici un bel orchis parfumé du mois de juin. Je ne vous cache pas qu’il me t**de la saison de 2027 et de revoir l’organisation de mon planning pour retrouver mes chères orchidées sauvages, sans oublier les orchidées d’automne à venir en septembre !