Gersicotti Gersicotta, Sylvie Hannoyer photographies

Gersicotti Gersicotta, Sylvie Hannoyer photographies Photographe et exploratrice du Gers depuis presque 20 ans ! Je vous propose de nombreux services pour vos événements (mariage, baptême, anniversaires, evjf ...)

Gersicotti Gersicotta est le nom d'un simple blog tenu par une amoureuse du Gers devenue photographe professionnelle. mais aussi des ateliers d'apprentissage de la photo, ainsi que des séances portraits, grossesse, famille et entreprise.

6 h 30, au lendemain d’une journée de canicule. Il fait déjà 23 °C.Nous passons la porte de la maison avec une sensation...
09/09/2026

6 h 30, au lendemain d’une journée de canicule. Il fait déjà 23 °C.

Nous passons la porte de la maison avec une sensation de soulagement. La pseudo-fraîcheur matinale nous fait un bien fou. Nous prenons la voiture, direction le lac de l’Astarac. Pas sur la digue cette fois, mais du côté du grand parking récemment aménagé.

Grand calme, un soupçon d’immensité, un bain d’air frais. Le niveau du lac est bas et permet de s’aventurer un peu plus loin que d’habitude. Les oiseaux gardent leurs distances, et nous aussi.

J’aime observer les empreintes de leurs petites et grandes pattes dans la terre encore humide par endroits et déjà sèche à d’autres. Leurs passages aléatoires se croisent dans tous les sens et laissent imaginer une chorégraphie étonnante. Il n’en reste que les traces. Et quelques plumes. J’en ramasse certaines pour ma collection personnelle, sans avoir la moindre idée de l’oiseau auquel elles appartiennent : bécasseau ? héron ? aigrette ? bécassine des marais ? chevalier ? Mystère !

Le soleil, lui, prend son temps. Le ciel se teinte doucement de rose et d’orange. Sur l’eau, les couleurs ondulent jusqu’à ne plus vraiment ressembler à un reflet concret. J’aime ça, cette texture, cette matière étonnante. Ce mouvement coloré à la surface du lac.

Il faut encore patienter avant que le soleil daigne enfin surplomber la colline. Peu à peu, la lumière s’étale sur les arbres, puis l’eau et les rives. Le paysage change en peu de temps, comme par magie.

Et nous restons là à regarder avec toute la contemplation dont nous sommes capables.

C’est peut-être pour ça que les mots du photographe japonais Hiroshi Sugimoto à propos de l’océan me sont revenus en écrivant ce texte, car j’ai tout récemment découvert son œuvre surprenante au musée Soulages à Rodez. Lui parlait de la mer. Moi, ce sont plutôt ces paysages-là qui me font cet effet :

« Et cette vue m’a fait ressentir : je suis ici et j’existe. »

Je penserai souvent à cette phrase quand j’explorerai encore et encore mon Gers, car je sais bien que cette terre me fait me sentir vivante. Simplement vivante.

Quand j’ai vu ce paysage, je me suis remémoré la fois où, il y a de cela 3 ans, j’avais eu l’incommensurable plaisir de ...
02/09/2026

Quand j’ai vu ce paysage, je me suis remémoré la fois où, il y a de cela 3 ans, j’avais eu l’incommensurable plaisir de pouvoir photographier l’un de mes arbres préférés avec les tournesols et les Pyrénées.

Malgré mes acrobaties transpirantes, avec mon gros objectif à bout de bras, sur un escabeau posé sur une terre meuble, au milieu de grandes fleurs jaunes qui dépassaient mon crâne, j’avais vécu un grand moment que j’avais toujours espéré : j’étais rentrée toute heureuse de ce combo presque inattendu (car en réalité, je l’avais espéré année après année), un soir d’août 2023.

Cette année, cette incroyable configuration paysagère s’est reproduite début juillet. Mais ce n’était pas tout à fait pareil, et tant mieux ! Déjà, les tournesols étaient bien moins hauts, pas besoin d’un escabeau branlant, je n’avais pas mon gros objectif, et c’était le matin. Ça ne pouvait qu’être différent !

Le soleil venait de se lever, le ciel était d’un bleu immaculé et s’associait à merveille aux tournesols qui se gorgeaient goulûment de la lumière matinale. Et moi, je me délectais de ce paysage fait d’arbres, de montagnes et de grandes fleurs estivales… Et pour ajouter une différence avec la première fois, la lune était, elle aussi, de la partie. Qu’espérer de plus ?

« Lombez, en vrai, c’est sous-coté. »Voilà ce que je me suis dit en revisitant la petite ville en compagnie de Marie-Sab...
26/08/2026

« Lombez, en vrai, c’est sous-coté. »

Voilà ce que je me suis dit en revisitant la petite ville en compagnie de Marie-Sabrina de Passen’Gers : je réalisais pour elle, à titre professionnel, une série de photos avec un public de figurants sympathiques.

J’ai redécouvert ses rues, découvert les œuvres de street art et j’ai revu l’impressionnante cathédrale, dedans et dehors !

Comme j’étais concentrée sur mon reportage, j’ai laissé tomber les photos perso, évidemment, mais j’ai très vite proposé à Maripourtoujours (qui jouait aussi les figurants) de revenir le lendemain.

Lombez, c’est avant tout des couleurs, des rues qui défient les palettes des peintres, des successions de volets colorés, bleus, verts, rouges, mauves… C’est aussi de l’architecture, des pierres sculptées, des portes magnifiques.

Et puis on pousse la porte de la cathédrale : on se retrouve face à d’immenses vitraux tout aussi colorés que les rues alentour. D’autres pépites nous y attendent. On finit (uniquement quelques semaines en été, a priori) dans la cour de l’école pour admirer l’édifice.

Enfin, la ville est par endroits fardée de graffitis très travaillés qu’il est amusant d’observer au fil d’une visite approfondie.

Bref, Lombez, je trouve qu’on n’en parle pas assez et que ce gros village mériterait d’avoir une bien plus belle notoriété !

Je ne voulais pas spécialement photographier cette éclipse. Je voulais la voir mais pas forcément la photographier. D’ab...
17/08/2026

Je ne voulais pas spécialement photographier cette éclipse. Je voulais la voir mais pas forcément la photographier. D’abord parce que je ne possède pas le fameux filtre ND 100000 qui permet de ne pas carboniser le capteur de son appareil photo, mais aussi parce que je savais qu’on verrait a posteriori beaucoup la même chose, avec des photos plus ou moins réussies, plus ou moins canons… et c’est très bien de partager ce qu’on a vu, vécu, surtout si cela nous a émus. Mais j’ai ce fichu côté rebelle qui ne veut jamais rien faire comme les autres. Et comme je suis une sacrée newbie de l’astronomie, je ne savais pas vraiment ce qu’il allait se passer et donc je n’avais aucune idée précise d’une possible composition intéressante. Toutefois, comme tout le monde, je voulais la voir (pas si rebelle que ça la nana !).

J’avais, dans un premier temps, envisagé d’aller à Durban. Mon ami Olivier m’a proposé de venir plutôt squatter son spot : un endroit qui serait moins fréquenté car « à Durban, il risque d’y avoir beaucoup de monde ». Autre côté particulier de ma petite personne, c’est que je n’aime pas trop (pas du tout) la foule. En plus, il pouvait me prêter le fameux filtre ! Nous avons donc, Maripourtoujours et moi-même, rejoint Olivier et sa joyeuse tribu pour contempler la progressive disparition de l’astre solaire.

Au début, la lumière était encore intense mais commençait à être rasante : les ombres s’étiraient au sol dans une ambiance dorée. J’étais, à ce moment-là, la seule (il y avait quand même d’autres gens, mais très éparpillés, ouf !) à prendre en photo le paysage. Puis, lunettes sur le nez, j’ai vu la Lune peu à peu dévorer celui qui l’éclaire chaque nuit de pleine lune. Olivier m’a prêté son filtre quand je souhaitais faire la photo « d’un croissant de soleil ». C’était pour moi surprenant comme expression : j’aime les croissants au beurre, les croissants au jambon, les croissants de Lune, mais je n’avais jusque-là jamais imaginé la possibilité d’un croissant de soleil. Cette éclipse partielle le rendait possible. J’ai pu réemprunter le filtre d’autres fois, j’ai eu l’impression de photographier le sourcil du ciel.

Je remercie chaleureusement Olivier de m’avoir permis de faire ces prises de vue. Pourtant, ces photos, je les trouve un peu ennuyantes, le phénomène est joli, on les a vues partout, mais j’avais l’impression de ne pas raconter grand-chose. Il me manquait un arbre, un truc qui pouvait se marier avec tout ça, je ne sais pas trop comment expliquer ce ressenti.

Par moments, la lumière est devenue très douce, c’était une soyeuse et sombre dorure, le paysage changeait, les arbres s’en imprégnaient, le paysage semblait essayer de disparaître sans y parvenir. J’ai adoré cette luminosité étonnante.

Et puis, la Lune, lassée de sa rencontre, lassée de cacher le Soleil, a bien voulu le découvrir petit à petit de son ombre. Le coucher de soleil s’est alors montré inattendu. Ce n’était pas l’énorme sphère habituelle qui s’apprêtait à disparaître à l’horizon, mais une forme qui m’a bien amusée – soyons francs, ce fut mon moment préféré de la soirée. J’y voyais un aileron de requin qui dépassait de la campagne. J’ai décidé de l’appeler, pour une raison que j’ignore, « El reeequinoooo », en roulant bien le R et en accentuant le i (même si, en espagnol, ce n’est pas du tout le mot pour « requin »). J’ai même entendu dans ma tête le fameux « Tadatadatada… » des Dents de la mer.

J’ai juste regretté de ne pas avoir su anticiper ce coucher de soleil aussi atypique que moi : il y a bien des endroits que j’aurais voulu conjuguer avec cette merveille vécue en ce soir du mercredi 12 août 2026.

C’était l’heure de faire un petit tour dehors. Il restait un soupçon de la fraîcheur nocturne alors que le soleil commen...
12/08/2026

C’était l’heure de faire un petit tour dehors. Il restait un soupçon de la fraîcheur nocturne alors que le soleil commençait à déposer sa lumière d’or matinale sur la campagne, déjà bien sèche en cette fin juin. Je commençais à sentir la chaleur caniculaire envahir l’atmosphère.

Je n’ai fait qu’une trentaine de pas derrière la maison des parents pour assister à ce moment réjouissant. Et je me suis dit « Hey ! Tu l’as vue la lune ? ». J’ai trouvé ça amusant. Elle était là, dans un coin du ciel, protégée par unoblong nuage.

Les Pyrénées, dénudées de la majeure partie de leur manteau blanc, ponctuées par quelques névés çà et là, avaient daigné montrer le bout de leurs cimes. Assez rare en été, il me semble, de les voir si clairement d’ailleurs.

Les ballots s’invitaient sur scène, on pouvait naviguer alors de la campagne à la montagne et de la montagne à la lune en deux battements de cils.

Je me sens particulièrement solastalgique.Je connais cette légère colline depuis longtemps. Il me suffit de fermer les y...
14/07/2026

Je me sens particulièrement solastalgique.

Je connais cette légère colline depuis longtemps. Il me suffit de fermer les yeux pour la reconstituer dans ses moindres détails. J'en connais la forme par cœur, chaque élément qui la compose : le petit arbre à droite, le drapeau de l'aérodrome, le bâtiment qui l'accompagne et, à gauche, ce duo d'arbres. Ce duo n'est plus.

Cette disparition m'a profondément attristée. Ils faisaient partie de mon infinie collection d'arbres, de ceux auxquels je m’étais attachée depuis des années. Ils étaient un repère dans le paysage, une silhouette un peu désordonnée qui se découpait magnifiquement sur les couleurs pimpantes les couchers de soleil hivernaux. Je ne pouvais pas imaginer cette colline sans eux. Je ne sais pas si mon regard pourra s'habituer à cette absence.

Je ne sais pas exactement ce qui leur est arrivé. Étaient-ils malades ? Ont-ils cédé à une violente rafale de vent, comme tant d'autres arbres ces derniers temps ? Gênaient-ils au point qu'il ait fallu les abattre ? Cela restera sans doute un mystère rempli de chagrin.

Il paraît qu'il existe un mot pour désigner ce que je ressens : la solastalgie. Cette profonde tristesse, « cette désolation que l'on éprouve lorsqu'un lieu auquel on est intimement attaché voit son paysage se transformer ou s'abîmer, sans possibilité de retour en arrière. » (source : internet)

Me voilà donc solastalgique.

Plus encore lorsque je regarde les dernières photos que j'ai prises d'eux. C'était en février, au coucher du soleil. Sans ce duo d'arbres, cette lumière n'aurait pas eu la même saveur. Puis il y a cette autre photo, prise au début de juillet. À leur place, il n'y a plus qu'un vide. Un vide dans le paysage, mais aussi un peu en moi.

S’il n’avait pas attiré mon attention dans mon champ de vision latéral, je n’aurais très certainement pas vu ce paysage....
08/07/2026

S’il n’avait pas attiré mon attention dans mon champ de vision latéral, je n’aurais très certainement pas vu ce paysage. C’était un jeune chevreuil avec un demi bois sur la tête, un côté semblait cassé. Il n’était qu’à quelques mètres de moi. La surprise mutuelle nous a tous deux figés, le temps de se plonger dans le regard de l’un l’autre et qu’il s’enfuie, effrayé par ma présence. Aucun regret de ne pas avoir pu le photographier : la rapidité de l’échange fut-elle que je n’avais pas le temps de sortir l’appareil photo de sa pochette protectrice et qui plus est, cela l’aurait tout autant fait fuir, peut-être même plus rapidement.

Il s’est réfugié dans le bosquet. J’avais alors face à moi, entre des petits arbres charmants, un couloir de végétation qui menait au clocher discret d’Arrouède. Derrière ce dernier, une formation nuageuse magnifique et impressionnante qui aurait pu engloutir le village. Au premier plan, des tournesols frais et solaires… j’aime quand j’ai la chance de vivre ces moments inopinément parfaits.

Le souvenir est très précis : je n’ai pas oublié la toute première photo faite dans le Gers, en allant me balader avec m...
04/07/2026

Le souvenir est très précis : je n’ai pas oublié la toute première photo faite dans le Gers, en allant me balader avec mon tout petit compact canon argenté de l’époque et qui tenait dans ma poche ! C’était un ballot de paille dont la rotondité m’avait plu. Il se dressait là, avec ses acolytes, dans un champ sous un ciel à moitié nuageux. Les ballots de paille furent alors ma première obsession photographique puisque j’en cherchais sans cesse après avoir vu ce premier. Quand je revois la photo maintenant je suis partagée entre le fait que la photo ne me plait pas vu sa piètre qualité et toute l’émotion qui me revient et que j’avais ressenti en faisant mes premières prises de vue en bonne débutante que j’étais (nous avons tous été un jour débutant, il est important de se le rappeler pour de multiples raisons que je n’étalerai pas ici).

Cela m’est revenu subrepticement en me promenant, comme avant, sur la route-chemin – comprendre qu’au milieu du goudron, une raie de végétation y perdure – derrière chez papa et maman. Il y avait toute une ambiance estivale, une cacophonie de grillons et cigales (je suppute), une odeur de soleil, une chaleur de fin de canicule (avec le front qui perlait), des tournesols à droite. Le ciel lui, était un troupeau de nuages, avec des spécimens plus ou moins imposants. On aurait eu envie de les tondre pour en faire une laine légère et soyeuse en prévision de l’hiver prochain. Et posés là, comme la première fois, des ballots de paille. Je me suis souvenue donc, de ce moment vécu en 2007 entre Manent-Montané et Saint-Blancard mais il me semble qu’aujourd’hui, la photo est un peu moins foirée (d’ailleurs je vous mets la première dans le premier commentaire pour que vous compreniez mon propos ! ), ce qui me rassure une fois de plus sur les progrès accomplis en 19 ans de photographie acharnés !

Carole Millet   m’a fait comprendre dans une de ses dernières publications qu’il fallait que je publie la photo de flou ...
27/06/2026

Carole Millet m’a fait comprendre dans une de ses dernières publications qu’il fallait que je publie la photo de flou artistique avec laquelle j’ai l’honneur d’être lauréate au marathon photo déclic (pour être plus claire, elle fait partie des 14 photos sélectionnées pour l’exposition itinérante). Je compte donc, évidemment vous en raconter l’histoire m’a fait comprendre dans une de ses dernières publications qu’il fallait que je publie la photo de flou artistique avec laquelle j’ai l’honneur d’être lauréate au marathon photo déclic (pour être plus claire, elle fait partie des 14 photos sélectionnées pour l’exposition itinérante). Je compte donc, évidemment vous en raconter l’histoire

C’était le 30 mai. Il faisait mi-beau, mi-moche, mi-chaud, mi-froid. Un temps idéal pour courir partout dans la ville ! J’étais tout heureuse de pouvoir participer à nouveau à Déclic, sachant que l’an dernier, cela m’était impossible car je couvrais un formidable mariage aveyronnais. D’ailleurs, tu noteras, cher.e abonné.e que si je n’ai rien publié depuis deux semaines, c’est également pour cette raison : la saison des mariages a bel et bien commencé et je n’ai pas assez de temps dans une journée pour tout faire à moins d’arrêter de dormir même si la canicule actuelle ne me permet pas d’avoir un sommeil optimal.

Après le premier thème (street photography, ou en français moderne, photo de rue), dont je ne sais pas si je vous en reparlerai (mystère ! ), quelle ne fut pas ma joie à la découverte du deuxième thème de la journée (oui, Déclic, c’est une journée et 4 thèmes photo à traiter), le flou artistique. C’est que, cette année, j’ai animé 4 ateliers sur le thème du flou dans mes ateliers photo aveyronnais : de fait, je ne manquais pas d’idée.

J’avoue que ma première idée fut de faire du flou de bougé volontaire sur des arbres. Mais si, vous savez avec un effet impressionniste (je vous montrerai, un jour). Je suis donc partie seule dans les jardins du conseil départemental à Auch. Le lieu me paraissait idéal pour cela. Après quelques premiers tests qui ne me convainquaient pas plus que ça, je me suis assise sur un banc et j’ai réfléchi (oui, ça m’arrive) à ce que la plupart des gens penseraient à faire : un flou de bougé volontaire, du zooming, du filé dynamique, un flou de premier plan, un flou abstrait… Je me suis dit que les arbres ce serait surement fait.

Déboussolée, après quelques tests infructueux, j’ai exploré un peu plus ces jardins, jusqu’à tomber sur des fleurs. Je me suis alors rappelé que mon cher appareil photo faisait des surimpressions jusqu’à 10 photos : premier test sur une rose rouge, deuxième test sur un églantier, troisième test sur une fleur jaune dont je ne connais pas le nom. La troisième fut la bonne ! J’ai donc proposé une surimpression de 10 photos en tournant l’appareil dans le sens des aiguilles d’une montre au fil des prises de vue. J’ai choisi de remettre cette troisième photo qui me paraissait à la fois floue et artistique !

Terrible frustration pour moi cette année : j’ai raté la plus belle partie de la saison des orchidées sauvages dans le G...
11/06/2026

Terrible frustration pour moi cette année : j’ai raté la plus belle partie de la saison des orchidées sauvages dans le Gers. Pas d’ophrys abeilles, pas d’orchis de Fuchs, pas de Limodores à feuille avortée, pas de plantanthères, peu de pyramidalis, et le pire de tout pour mon petit cœur d’orchidophile, pas d’ophrys du Gers. Gnagnagna y en a ailleurs que dans le Gers, mais je m’en fiche, moi c’est celles du Gers que je veux voir, nom d’un clébard !

J’avais cependant gardé le mince espoir de voir quelques ophrys du Gers fin mai, début juin, comme chaque année. Quand je suis arrivée dans les prairies où elles poussent, le soleil brûlant sur la tête, j’ai compris assez vite que mon espoir était vain. Entre les grêles quelques jours avant, la canicule exceptionnelle, elles n’ont pas osé sortir, ou ont fané très vite. Aucune à l’horizon, aucun ! Pas même une tige fanée. La déception, moi qui aime les photographier dans leur contexte fait d’une douce verdure et du jaune solaire des genêts !

Mais je crois que mon espoir ne s’éteint jamais vraiment. Il me restait la possibilité de revoir les orchis parfumés. Ces orchis un peu chétifs, un peu étranges et qui sentent très bons, étaient pour le coup, bien de sortie sur les talus où j’ai l’habitude de les retrouver. Beaucoup étaient sur la fin mais quelques rares resplendissaient encore… alors à défaut de toutes les autres orchidées habituelles du mois de Mai, voici un bel orchis parfumé du mois de juin. Je ne vous cache pas qu’il me tarde la saison de 2027 et de revoir l’organisation de mon planning pour retrouver mes chères orchidées sauvages, sans oublier les orchidées d’automne à venir en septembre !

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