MArtin ABEGA

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MArtin ABEGA VISUAL ARTIST
I write with light to reveal beings and matter.
🔛Geneva •
🔜Residency •

Certaines rencontres ne donnent pas simplement des réponses. Elles déplacent quelque chose en nous.Dans ma pratique, les...
30/10/2026

Certaines rencontres ne donnent pas simplement des réponses. Elles déplacent quelque chose en nous.

Dans ma pratique, les œuvres naissent souvent d’abord d’une rencontre avant de prendre vie dans l’image, la matière ou le geste.

Pendant cette résidence au Cameroun, j’avais besoin de revenir vers des paroles enracinées, vers celles et ceux qui portent encore une mémoire vivante de notre culture.

Ma rencontre avec le professeur François Bingono Bingono a été de celles-là.

Il y a des paroles que l’on écoute autrement lorsqu’elles viennent d’un aîné, d’un patriarche, de quelqu’un qui a consacré une partie de sa vie à préserver, comprendre et transmettre une culture avec profondeur et justesse.

Nos échanges ont ouvert des réflexions sur la langue, l’enfance, la culture Ekang et sur tout ce que l’on reçoit parfois bien avant d’en avoir pleinement conscience.

Étant moi-même Ekang, cette recherche a pris une dimension profondément personnelle. Elle m’a ramené vers des savoirs, des gestes et des paroles qui ont participé à me construire et que je regarde aujourd’hui autrement.

Recevoir la parole d’un aîné de cette manière est un privilège. Ces présences deviennent rares, et avec elles disparaissent parfois des mémoires, des gestes et des récits que rien ne peut véritablement remplacer. Pouvoir écouter, apprendre et recevoir cette transmission a été l’un des moments les plus forts de cette résidence.

Lui remettre Ancestral / Contemporain, qui rassemble plusieurs années de mon travail, avait donc une signification particulière pour moi. Lui transmettre une trace de mon parcours, et savoir que ce livre allait entrer entre ses mains, au moment même où ses paroles venaient nourrir la suite de mon travail, avait quelque chose de profondément symbolique.

Cette résidence continue de déplacer mon regard et d’ouvrir de nouvelles directions dans ma pratique.

Merci à la Fondation Blachere d’avoir rendu cette recherche possible.

Gratitude !

Sacred Languages — The MetamorphosesUn dialogue entre photographie, textile et charbon, où l’image poursuit sa transform...
26/10/2026

Sacred Languages — The Metamorphoses

Un dialogue entre photographie, textile et charbon, où l’image poursuit sa transformation dans la matière.

Vue de l’exposition actuellement présentée à Genève par Filafriques × MA-YÌ - ARTS

Cela fait déjà plus de deux semaines que je suis au Cameroun  🇨🇲 dans le cadre de ma résidence avec la Fondation Blacher...
20/10/2026

Cela fait déjà plus de deux semaines que je suis au Cameroun 🇨🇲 dans le cadre de ma résidence avec la Fondation Blachere , autour de l’enfance et de ce qui nous construit.

cette recherche me ramène vers des choses que je connaissais parfois sans savoir ce qu’elles avaient laissé en moi.

Enfant de la forêt, j’ai retrouvé certains gestes appris petit. Le corps s’en souvenait encore.

J’ai découvert l’Obom autrement, auprès de ceux qui le travaillent encore, écouté son histoire, rencontré des chercheurs, des artisans et des passeurs de culture. J’ai aussi eu la chance d’échanger avec le Mr Bingono Bingono autour de la culture Ekang, de la transmission et de l’enfance.

Je photographie, je touche, je coupe, je manipule, j’expérimente. Et plus j’avance, plus cette résidence ouvre quelque chose que je n’avais pas anticipé : une autre façon de regarder, de comprendre la matière et de penser mon travail.

J’apprends encore. La recherche continue.

Et j’ai surtout le sentiment que quelque chose commence.

Corps de suieCorps de suie est née de mon regard sur les coiffures africaines. J’y vois des lignes, des chemins et parfo...
15/10/2026

Corps de suie

Corps de suie est née de mon regard sur les coiffures africaines. J’y vois des lignes, des chemins et parfois des formes proches d’une carte.

Sur la tête, le fil rouge dessine cette carte et rejoint les sages qui semblent la déchiffrer. J’ai choisi de montrer le dos parce que c’est une partie du corps qui porte : nos expériences, notre mémoire et les histoires qui nous ont précédés.

À travers le fil, les empreintes et le charbon, je cherche à faire ressortir ces traces et à magnifier la beauté de nos histoires ancestrales dans une écriture contemporaine.

Je ne sais pas toujours à l’avance où une œuvre va me conduire. Parfois, ce qui apparaît me dépasse, et c’est aussi comme cela que mon travail m’apprend quelque chose sur la vie.

Corps de suie, 2026
72 × 94 cm
photographie sur textile, charbon, broderie et collage
Filafriques

Combustion et régénération… 👁️
06/10/2026

Combustion et régénération… 👁️

Absorption, 202669 × 94 cmPhotographie sur textile, charbon, broderie et collageFilafriques
01/10/2026

Absorption, 2026
69 × 94 cm
Photographie sur textile, charbon, broderie et collage
Filafriques

Que devenons-nous quand nos masques tombent ?Dans cette œuvre, un masque commence à se briser, laissant peu à peu appara...
27/09/2026

Que devenons-nous quand nos masques tombent ?

Dans cette œuvre, un masque commence à se briser, laissant peu à peu apparaître le visage qu’il recouvrait. Plus bas, des mains ouvertes accueillent ce qui tombe.

En créant cette œuvre, je pensais à tous les masques que nous portons au cours de notre vie. Ceux qui nous protègent, ceux que le regard des autres pose sur nous et ceux que nous finissons parfois par confondre avec notre propre visage.

Notre identité ne se construit jamais seule. Elle porte une histoire, une culture, des croyances et tout ce que nous recevons avant même de pouvoir choisir. Nous devenons quelque part entre ce dont nous héritons, ce que la vie transforme en nous et ce que nous choisissons de montrer.

Mais lorsque les masques tombent, tout ne disparaît pas. Le visage qui apparaît n’est pas nouveau ni vide. Il porte encore une présence, une mémoire et les traces invisibles de ce que nous avons traversé.

La beauté d’une identité se trouve peut-être aussi là : dans sa capacité à se transformer sans effacer tout ce qui l’a précédée.

C’est cette part-là que j’appelle ce qui demeure.

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Ce qui demeure, 2026
72 × 94 cm
Photographie sur textile, charbon, peinture, broderie et collage

Exposition visible chez Filafriques
📍 Genève, Suisse
Jusqu’au 31 octobre 2026

La part absorbée, 2026Impression photo sur textile, charbon, broderie et collage80 × 107 cm ·Le charbon, je ne l’ai pas ...
23/09/2026

La part absorbée, 2026
Impression photo sur textile, charbon, broderie et collage
80 × 107 cm

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Le charbon, je ne l’ai pas découvert dans l’art. Je l’ai d’abord connu au Cameroun, dans les cuisines, les repas et les gestes du quotidien. Je garde encore en mémoire son odeur et le goût particulier qu’il donnait aux plats.

C’est en expérimentant que le charbon a trouvé sa place dans mon travail. Je ne l’ai pas ressenti comme une matière étrangère, mais comme quelque chose qui était déjà là, en moi.

La part absorbée est née d’une photographie issue de la série Langage des masques. La photographie est ma première manière d’écrire avec la lumière. Je l’ai ici imprimée sur textile, puis retravaillée avec du charbon, de la broderie et du collage, pour que l’image continue à vivre autrement à travers la matière.

En regardant cette œuvre, je pense à tout ce que nous recevons au cours d’une vie : les histoires, les gestes, les croyances et les héritages. À toutes ces traces qui nous traversent et finissent par nous façonner, même lorsqu’elles ne sont plus visibles.

Pour moi, l’ancestral et le contemporain ne sont pas deux mondes séparés. Ils vivent dans le même corps.

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Vue de l’exposition chez Filafriques
📍 Genève, Suisse
Jusqu’au 31 octobre 2026

Comme je le dis souvent, je suis un apprenti de la vie. Je crée pour apprendre des êtres, des matières et de ce qui les ...
19/09/2026

Comme je le dis souvent, je suis un apprenti de la vie. Je crée pour apprendre des êtres, des matières et de ce qui les traverse.

À travers Sacred Languages — The Metamorphoses, la photographie rencontre le textile, la broderie et le charbon. Cette exposition marque la première présentation de mes nouvelles recherches autour du charbon.

Le titre et le dialogue entre les œuvres sont nés du regard curatorial de Ngalula ✨, avec l’accueil de Filafriques qui m’a ouvert ses portes à Genève. Ma gratitude à toutes les personnes qui ont accompagné cette exposition, ainsi qu’au public genevois pour son énergie et ses regards.

À découvrir jusqu’au 31 octobre à Genève.

18/09/2026

About Last Night
Sacred Languages: The Metamorphoses - L’ Artpero

This Thursday, we had the pleasure to welcome more curious at the gallery to meet The Metamorphoses of Martin Abega ✨

A beautiful evening of shared curiosity and warm exchanges, in the presence of Martin ABEGA.

SACRED LANGUAGES: THE METAMORPHOSES, Martin ABEGA

Co-curated by Mayi-Arts Curated

15 September — 31 October 2026

Galerie Filafriques, Geneva

Adresse

Lille

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