19/08/2026
Ce que cette photo ne montre pas…
C’est qu’elle fait partie des quelque 3 500 photographies prises ce jour-là.
Elle ne montre pas les 12 heures de reportage, presque toujours debout, à observer, anticiper, se déplacer, chercher la bonne lumière, le bon angle, le bon moment.
Elle ne montre pas non plus les 3 heures de route, le matériel préparé et transporté, les batteries, les cartes mémoire, les sauvegardes.
Et lorsque la journée se termine, le travail, lui, continue.
Il faut regarder ces 3 500 images.
Les trier.
Comparer celles qui se ressemblent.
Choisir une expression plutôt qu’une autre.
Construire un reportage cohérent.
Puis travailler chaque photographie sélectionnée pour retrouver une lumière, des couleurs et une atmosphère fidèles à cette journée.
Cette photo, elle, n’a demandé qu’une fraction de seconde.
Mais savoir où être, quoi regarder et quand déclencher, c’est le résultat de tout ce qui ne se voit pas sur l’image.
C’est peut-être ça, finalement, être photographe : faire disparaître tout le travail pour ne laisser que l’essentiel.
Le souvenir.
À l’occasion de la Journée mondiale de la photographie, une petite fenêtre sur ce qu’il y a, parfois, derrière un clic.
FFPMI 🇨🇵