17/02/2024
Hello à tous!
Portrait de la semaine portera sur Djibril.
Les prochaines publications risquent de faire du bruit.
En plus des portraits des Sans abris, il me trottait aussi dans la tête de faire des portraits sur des migrants qui réussissent en France.
Vous allez me dire:" mais pourquoi ?"
Tout simplement car je trouve leur parcours de vie très inspirant.
Djibril est né et a grandi à Conaky en Guinée, c'est quand il a 14 ans , que sa maman, pour lui offrir un meilleur avenir, décide de le laisser partir avec son oncle pour rejoindre la France.
C'est alors que son parcours semé d'embûches commence.
Après avoir traversé le Mali, l’Algérie et la Tunisie pour se rendre en Sicile, sur la route qui devait les mener jusqu'à Florence, Djibril et son oncle sont séparés.
D’ailleurs il m'a précisé que n'ayant pas de téléphone à ce moment là, il n'a jamais retrouvé son oncle.
C'est donc seul, âgé de 14 ans, que Djibril arrive en France, à ce moment là il dort sous le pont de la gare Marseille St Charles.
Un de ses compagnons de tente lui dit que plutôt que de ne rien faire de la journée, il devrait chercher de l'aide au près des associassions. ( étant mineur, c'est plus simple d'agir)
Après sa prise en charge par l'association Groupe Addapt 13, il a été placé en foyer et scolarisé.
Après seulement 2 ans, il parlait un français impeccable, il m'a avoué que les cours étaient quand même très dure et qu'il avait pris des leçons supplémentaires pour améliorer son langage et sa compréhension.
Aujourd'hui à 19 il est en contrat de professionnalisation et travaille dans 3 restaurants renommés de Marseille pour devenir cuisinier.
Il vit en collocation dans un bon appartement, et pendant son temps libre il aide les personnes démunis.
Il m'a dit que c'était juste naturel d'aider à son tour les personnes qui en avaient besoin.
Un parcours plus qu'inspirant...
Quand vous pensez que quelques choses est impossible ou bien un peu trop compliqué, rappelez vous ce que ces personnes vivent pour, la plupart du temps, arriver en France est finir dans la rue.
L'histoire de Djibril est magnifique comme toutes les autres que je vous partagerai plus t**d.
Encore une fois, en faisant ces rencontres singulières, je met de côté les problèmes sociétaux pour ne laisser la place qu'à l'humain, plus le temps passe et plus nous perdons notre empathie au bénéfice de l'individualisme.
Comme on dit:" on ne sait jamais ce que la personne en face de nous a vécu, alors ne la jugeons pas..."
Sur ces belles paroles je vous souhaite un très bon week-end et vous dis à la semaine prochaine.