Lac de Créteil - 94000 - Val de Marne - France

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Cette page Facebook est animée par le Collectif du lac de Créteil, pour permettre les échanges entre les usagers du Lac de Créteil et de ses abords - 94000 - France, qu'ils y travaillent, qu'ils en profitent pour les loisirs, la détente, le sport... ou toute autre activité, les riverains, etc., et permettre à ceux qui ne le connaissent pas, de le découvrir et de l'apprécier !

06/04/2026

Notre “maman oiseaux” prend son envol 🐦

Arrivée en 2015 comme bénévole, Corine a été de celles et ceux qui ont vu naître Faune Alfort… et qui l’ont fait grandir. Lors des premières embauches, une évidence s’est imposée : elle deviendrait notre première secrétaire.

Mais Corine, c’était bien plus qu’un rôle.
Passionnée par les oiseaux, notamment les petits passereaux, elle est devenue capacitaire au fil des années. Son regard, sa rigueur, sa bienveillance et son engagement ont profondément marqué l’association, et toutes les personnes qui ont eu la chance de travailler à ses côtés.

Aujourd’hui, elle quitte son poste pour un repos bien mérité.
Mais on le sait déjà : avec la saison des juvéniles qui approche… on n’a pas fini de la croiser 🐣

Merci Corine, pour tout ce que tu as transmis, construit et porté.

Nous en profitons pour souhaiter la bienvenue à Stéphanie, qui prend le relais. ✨

🎨: Illustrations .yk pour

02/04/2026
Nous en avons autour du lac de Créteil !
28/03/2026

Nous en avons autour du lac de Créteil !

La renouée du Japon ne se vend dans aucune jardinerie française. Elle sort de l'asphalte, du béton et des fondations, et quand on la repère, le réseau souterrain est déjà bien installé.

Reynoutria japonica est classée parmi les espèces invasives les plus problématiques d'Europe par l'Union internationale pour la conservation de la nature. En France, elle colonise les berges de rivières, les talus ferroviaires, les friches industrielles et de plus en plus de jardins privés, du nord au sud. Ses rhizomes descendent jusqu'à 3 m de profondeur et s'étendent latéralement sur 7 m depuis la partie visible. Ils traversent l'asphalte, les fondations, les canalisations. Au printemps, les pousses percent le bitume d'un parking ou la dalle d'un garage sans difficulté, avec une croissance pouvant atteindre 2 cm par jour.

Un fragment de rhizome d'à peine 1 cm suffit à régénérer un nouveau pied. Bêcher, fraiser ou pelleter sans précaution disperse ces fragments et multiplie l'infestation. En France, la terre contaminée par des rhizomes de renouée est soumise à des règles de gestion strictes et ne peut pas être déplacée librement.

La plante atteint 3 à 4 m en une saison, avec des tiges creuses rappelant le bambou, de larges feuilles en forme de cœur et des grappes de petites fleurs blanches en fin d'été. En hiver, la partie aérienne disparaît complètement, mais les rhizomes restent intacts et repartent dès mars.

Le protocole le plus documenté pour tenter une éradication demande 3 à 5 ans de traitement herbicide systémique, injecté dans les tiges creuses en fin d'été, au moment où la plante redirige ses réserves vers les rhizomes. Couper ou faucher sans traitement aggrave la situation. À ce jour, aucune méthode biologique fiable n'a été validée à grande échelle.

Comment elle arrive dans un jardin : terre de remblai contaminée, compost non contrôlé, jeunes pousses confondues avec du bambou sur un marché ou un site de troc. Un simple sac de terre provenant d'un chantier en bord de rivière peut contenir des fragments capables de coloniser un terrain en deux saisons.

Si vous repérez des tiges creuses tachetées de rouge, des feuilles en cœur et une croissance rapide au printemps dans une zone où vous n'avez rien planté, ne touchez à rien. Photographiez la plante, identifiez-la avec certitude, puis contactez la FREDON de votre région ou le service environnement de votre commune.

🌿🚫🪴

23/03/2026

Quand on remplace un vieux volet en bois par un coffre de volet roulant en PVC, on ne modernise pas la maison. On expulse un locataire qui vivait dans l'interstice derrière ce volet depuis peut-être dix ans — qui y a élevé trente à cinquante poussins au fil des saisons et qui ne trouvera pas de logement équivalent dans un rayon d'un kilomètre parce que tous les voisins ont fait la même chose. 🏠

Le moineau domestique (Passer domesticus) est l'oiseau qui vit le plus près des humains — littéralement dans les murs de la maison. Pas à côté. Pas dans le jardin. Dans la maison. Son nid est une boule de paille, de plumes et de papier froissé fourrée dans un interstice du bâti — derrière un volet, dans un coffre de volet roulant, sous une tuile de rive, dans un trou de mur, dans un lambrequin de toit, dans un tuyau de descente de gouttière, dans l'espace entre une enseigne et la façade. Le moineau ne niche jamais loin d'un mur humain. Il ne niche jamais dans un arbre. Il ne niche jamais au sol. Son habitat de reproduction est le bâtiment — pas le jardin.

Le moineau domestique a perdu environ 60 % de ses effectifs en milieu urbain en France depuis les années 1990 selon les suivis du MNHN et du programme STOC. À Paris, la population a chuté de 73 % entre 2003 et 2016 d'après les comptages de la Ligue pour la Protection des Oiseaux. L'oiseau le plus commun des villes françaises est en train de disparaître des villes françaises — dans un silence que personne ne remarque parce que le moineau a toujours été là et que son absence se mesure en creux, pas en événement.

LA DOUBLE CAUSE :

La première cause est architecturale. Le moineau a besoin de cavités dans les murs — pas de grandes cavités comme la chouette ou le martinet, mais de petits interstices de 3 à 5 cm de large dans lesquels il fourre une masse de matériau isolant (paille, plumes, herbe sèche, papier) et pond quatre à cinq œufs au centre de cette boule compacte. L'oiseau s'est adapté pendant des millénaires aux constructions humaines — murs de pierre à joints irréguliers, toitures de tuiles canal avec des jours entre les rangs, volets en bois avec des espaces derrière, colombages avec des interstices dans le torchis.

Les rénovations modernes ont supprimé chacun de ces interstices. L'isolation thermique par l'extérieur bouche les trous de mur et les joints irréguliers. Les volets en bois sont remplacés par des coffres de volets roulants en PVC hermétiquement fermés — l'espace derrière le volet qui hébergeait le nid depuis des années disparaît. Les toitures sont refaites avec des tuiles mécaniques à emboîtement parfait — plus aucun jour entre les rangs. Les lambrequins de toit sont remplacés par des bandeaux en PVC ou en aluminium sans fissure. Les joints de façade sont refaits au mortier lisse. Chaque geste de rénovation, individuellement rationnel, supprime un site de nidification que le moineau utilisait.

La deuxième cause est alimentaire. Le moineau adulte est granivore — il mange des graines, du pain, des miettes. Mais les poussins sont nourris exclusivement d'insectes pendant les deux à trois premières semaines de vie. La femelle et le mâle effectuent entre 300 et 400 allers-retours par jour entre le nid et les sources d'insectes — pucerons, chenilles, araignées, mouches, moustiques. Un quartier urbain traité aux insecticides (démoustication, traitements des espaces verts, jardins privés sous perfusion chimique) est un quartier où les poussins de moineaux meurent de faim dans le nid. Les parents rapportent des graines à défaut d'insectes — mais les poussins de moins de dix jours ne peuvent pas digérer les graines et meurent le jabot plein.

La combinaison est fatale. Le moineau qui perd son interstice de nidification ET son accès aux insectes disparaît en quelques années d'un quartier — sans bruit, sans cadavre visible, sans événement marquant. Il arrête de se reproduire et la population vieillit puis s'éteint. Les derniers moineaux d'un quartier sont souvent les mêmes individus qu'il y a cinq ans — juste plus vieux, sans descendance.

CE QU'IL FAUT POUR RAMENER LE MOINEAU :

Le logement. Un nichoir à moineau domestique est une boîte fermée de 15 × 15 × 25 cm avec un trou d'entrée de 32 mm de diamètre — le diamètre qui laisse passer le moineau mais bloque l'étourneau sansonnet (qui a besoin de 45 mm). Le moineau est grégaire — il niche en colonie et un nichoir isolé est beaucoup moins attractif qu'un nichoir collectif. Les nichoirs « triplex » (trois compartiments sous un même toit, trois trous d'entrée alignés) sont les plus efficaces — ils imitent la configuration naturelle du moineau qui niche en groupe serré dans un même mur.

Fixer le nichoir sous l'avant-toit, contre le mur, à 3 à 5 mètres de hauteur, orienté est ou nord-est (jamais plein sud — la surchauffe tue les poussins en juin). Le moineau accepte les nichoirs rapidement — l'occupation la première saison est fréquente si le nichoir est installé avant fin février. Installer deux à trois nichoirs triplex sur le même bâtiment augmente considérablement l'attractivité — le moineau veut des voisins.

Lors des rénovations de façade et des remplacements de volets : vérifier la présence de moineaux AVANT les travaux (observer les allers-retours en mars-avril). Si un interstice est occupé, le Code de l'environnement interdit sa destruction pendant la nidification. Après la saison (septembre), poser un nichoir de remplacement exactement au même endroit — le moineau reconnaît l'emplacement, pas le matériau.

La nourriture. Un carré de pelouse non traitée de 3 × 3 mètres visible depuis le nichoir fournit les insectes nécessaires à l'élevage des poussins. Les pucerons des rosiers non traités, les araignées des murets, les chenilles des orties au fond du jardin — chaque source d'insectes dans un rayon de 50 mètres autour du nid est un garde-manger pour les poussins. La mangeoire à graines nourrit les adultes en hiver — les insectes nourrissent les poussins au printemps. Les deux sont nécessaires.

Un buisson dense au pied du mur (troène, buis, cotonéaster) sert de dortoir collectif, de point de rassemblement et de refuge antipréiateur. Le moineau passe la nuit en groupe dans la végétation dense au pied du bâtiment — les buissons persistants taillés en boule que les propriétaires arrachent « pour faire de la place » sont les dortoirs d'hiver de l'espèce.

LE MOINEAU ET LA VILLE :

Le moineau domestique est le canari dans la mine de la ville. Sa présence signale un quartier vivable — avec des interstices dans le bâti, des insectes accessibles, de la végétation basse, de la terre non traitée. Son absence signale un quartier stérilisé — façades lisses, sols imperméabilisés, jardins chimiques, végétation ornementale stérile. Les quartiers qui perdent leurs moineaux ne récupèrent pas d'autres espèces à la place — ils perdent le dernier oiseau qui acceptait de vivre aussi près des humains. Après le moineau, le silence.

Plusieurs villes françaises ont lancé des programmes de préservation du moineau domestique — Paris, Lyon, Strasbourg, Dijon. Les mesures sont les mêmes partout : nichoirs collectifs sur les bâtiments publics, exigences de briques-nichoirs dans les cahiers des charges des rénovations, maintien de végétation basse en pied de façade, réduction des traitements phytosanitaires dans les espaces verts municipaux. Les premiers résultats montrent une stabilisation des populations dans les quartiers ciblés — pas encore une augmentation, mais un arrêt du déclin.

Soixante pour cent de l'oiseau le plus commun de France a disparu en trente ans. Pas un oiseau rare. Pas un rapace. Pas un migrateur exotique. Le moineau — celui qui chipait les miettes sur la terrasse du café, qui se chamaillait dans le lierre du mur, qui pépitait dans le buisson sous la fenêtre de la chambre. L'oiseau que personne ne regardait parce qu'il était partout est en train de ne plus être nulle part.

Un interstice derrière un volet n'est pas une faille dans l'isolation. C'est un studio de trois centimètres qui héberge cinq poussins — et le remplacer par du PVC hermétique coûte un locataire que la ville ne peut pas se permettre de perdre. 🌍

Résultats des ÉLECTIONS MUNICIPALES - 15 mars 2026 (premier tour) & du 22 mars 2026 (second tour) à Créteil :
23/03/2026

Résultats des ÉLECTIONS MUNICIPALES - 15 mars 2026 (premier tour) & du 22 mars 2026 (second tour) à Créteil :

CONSULTER : < ![endif]—> Municipales 2026 15 mars et 22 mars 2026 Publication des résultats Crédits : Ministère de l'Intérieur. PDF - (…)

21/03/2026

Quand on bétonne une berge de rivière pour « la stabiliser », on ne protège pas le terrain. On mure l'entrée d'un tunnel que quelqu'un a creusé à coups de bec pendant trois semaines — en fonçant tête la première dans la terre à sept kilomètres/heure, mille fois de suite, jusqu'à ce que le couloir atteigne un mètre de profondeur et que la chambre du fond soit assez grande pour accueillir sept œufs blancs sur un lit d'arêtes de poisson régurgitées. 🏠

Le martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) ne niche nulle part ailleurs que dans une berge de terre meuble au bord de l'eau. Pas dans un arbre. Pas dans un mur. Pas dans un nichoir en bois. Il a besoin d'une paroi verticale de terre compacte mais non caillouteuse, d'au moins 50 cm de hauteur, directement au-dessus d'un cours d'eau ou d'un plan d'eau. Il creuse un tunnel horizontal de 5 à 7 cm de diamètre et de 60 cm à 1 mètre de profondeur, terminé par une chambre ovale de 15 cm de diamètre où la femelle pond directement sur le sol dur — pas de nid construit, pas de matériau ajouté. Le sol de la chambre se couvre progressivement d'arêtes de poisson et d'écailles régurgitées qui forment un tapis isolant sous les œufs et les poussins.

Le creusement est un exploit physique. Le martin-pêcheur fonce bec en avant dans la paroi de terre, recule, recommence. Les premiers centimètres sont les plus durs — le bec frappe la terre compactée avec un impact qui ferait saigner n'importe quel autre oiseau. Les deux partenaires creusent en alternance pendant deux à trois semaines, évacuant la terre avec leurs pattes courtes et leurs ailes. Un tunnel terminé représente entre 800 et 1 200 impacts de bec — le travail de forage le plus intense de tous les oiseaux nicheurs de France rapporté à la taille de l'animal (17 cm, 35 grammes).

Le béton a fermé les berges. Les programmes de stabilisation des berges en zone urbaine et périurbaine — enrochement, palplanches métalliques, murs de béton, gabions — ont supprimé les parois de terre meuble sur des kilomètres entiers de cours d'eau. Un martin-pêcheur qui cherche un site de nidification en mars le long d'une rivière canalisée en ville trouve des murs verticaux de béton lisse sans aucune prise et sans aucune terre à forer. Il vole le long de la berge, cherche, ne trouve pas, continue — parfois sur des kilomètres avant d'atteindre un tronçon non bétonné. Si ce tronçon est trop loin de son territoire de pêche, le couple ne se reproduit pas cette saison.

La perte de sites de nidification est la première cause de déclin du martin-pêcheur en milieu urbain et périurbain. L'espèce reste bien présente le long des cours d'eau naturels — rivières de bocage, ruisseaux forestiers, berges non aménagées — mais elle a disparu de la majorité des rivières urbaines bétonnées. Le martin-pêcheur est un indicateur fiable de la naturalité des berges : sa présence signale une berge de terre meuble avec une ripisylve intacte et une eau assez claire pour qu'il puisse voir les poissons depuis son perchoir.

Le deuxième problème est invisible. Le martin-pêcheur chasse à l'affût — il se poste sur une branche basse surplombant l'eau, repère un petit poisson (vairon, épinoche, goujon, chabot, alevin de truite) par sa silhouette vue d'en haut, et plonge tête la première avec les ailes repliées. Le plongeon dure une fraction de seconde. La réussite dépend entièrement de la visibilité — le martin-pêcheur ne chasse pas à l'aveugle. Une eau turbide chargée de particules en suspension (érosion des berges nues, ruissellement de terres agricoles, travaux en rivière) rend la chasse impossible. Les rivières bétonnées sans ripisylve sont souvent les rivières les plus turbides parce que les racines des arbres qui retenaient la terre de la berge et les plantes aquatiques qui filtraient les particules ont été supprimées avec la végétation.

Le martin-pêcheur et les hivers rigoureux. L'espèce est sédentaire en France — elle ne migre pas. Les hivers avec des périodes de gel prolongé (rivières prises en glace pendant plus de deux semaines) provoquent des mortalités massives — le martin-pêcheur ne peut plus pêcher et meurt de faim en quelques jours. Les populations se reconstituent en deux à trois ans après un hiver doux grâce à un taux de reproduction élevé (deux couvées par an, six à sept œufs par couvée). Mais cette reconstitution ne fonctionne que si les sites de nidification existent — un martin-pêcheur survivant d'un hiver rigoureux qui ne trouve pas de berge de terre meuble pour nicher au printemps suivant est un survivant qui ne se reproduira pas.

CE QUI REMPLACE LA BERGE PERDUE :

La berge artificielle de nidification. Lors des travaux de renaturation de berges, certaines collectivités intègrent désormais des « murs de terre » — des parois verticales de terre compacte argilo-limoneuse de 60 cm à 1 mètre de hauteur, stabilisées par un cadre en bois ou en géotextile, orientées vers la rivière. Ces micro-falaises artificielles reproduisent exactement ce que le martin-pêcheur cherche — une surface verticale de terre meuble au bord de l'eau. Le coût est modeste (quelques centaines d'euros pour un linéaire de 2 à 3 mètres) et l'occupation est fréquemment constatée dès la première saison si le site est bien placé.

Le nichoir enterré. Un tube en terre cuite ou en béton de 7 cm de diamètre et 80 cm de longueur, terminé par une chambre de 15 × 15 cm, encastré horizontalement dans une berge ou un talus à 50 cm au-dessus du niveau de l'eau. L'entrée du tube fait face à la rivière. Ce système est utilisé avec succès en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas — les résultats en France sont encore peu documentés mais les premiers retours sont encourageants.

La protection des berges naturelles existantes. Le geste le plus efficace n'est pas de construire — c'est de ne pas détruire. Chaque mètre linéaire de berge naturelle conservé en l'état est un site potentiel de nidification. Les berges concaves des méandres — là où le courant creuse naturellement la terre et forme des micro-falaises — sont les sites les plus recherchés. Les travaux en rivière (curage, recalibrage, enrochement) qui touchent ces berges concaves pendant la saison de nidification (mars à août) détruisent les tunnels en cours d'utilisation.

Le martin-pêcheur est protégé par l'article L411-1 du Code de l'environnement. Détruire un site de nidification — y compris un tunnel creusé dans une berge naturelle — est un délit, même si la destruction est accidentelle, même si elle est causée par des travaux d'intérêt public. Les maîtres d'ouvrage de travaux en rivière ont l'obligation de vérifier la présence de l'espèce avant d'intervenir et de reporter les travaux après le 31 août si un site actif est découvert.

Le perchoir est le signal. Le martin-pêcheur chasse toujours depuis le même poste — une branche basse surplombant l'eau, à 1 à 2 mètres de hauteur, avec une vue dégagée sur la surface. Les fientes blanches qui s'accumulent sous cette branche signalent un poste de chasse actif. Si le poste est actif, le tunnel de nidification est à moins de 500 mètres — souvent visible sur la même berge, reconnaissable à son entrée parfaitement ronde de 5 à 7 cm dans une paroi de terre verticale. Un tunnel actif porte des traces de griffes et de boue autour de l'entrée et dégage parfois une légère odeur de poisson.

Trois semaines de forage à coups de bec. Mille impacts dans la terre. Un tunnel d'un mètre creusé par un oiseau de 35 grammes. Et quelqu'un a coulé du béton par-dessus un mardi matin en janvier parce que « la berge s'effondrait ». La berge ne s'effondrait pas — elle fournissait un logement. 🌍

09/03/2026

L'eau immobile est invisible vue du ciel. Un oiseau en vol ne distingue pas une coupelle posée au sol. Trop petit, trop plat, pas de signal.

Mais le BRUIT d'une goutte qui tombe dans l'eau, lui, s'entend à plus de 30 mètres. Et les reflets créés par les ondulations sont visibles à 15 mètres d'altitude.

Le son dit "eau ici." Les reflets disent "eau fraîche." Ensemble, ils transforment une coupelle ignorée en station de halte.

💧 LE HACK — 2 MINUTES, 0€ :

Matériel :
→ 1 bouteille en plastique (1,5 L ou 5 L — de votre recyclage)
→ 1 punaise ou aiguille
→ Ficelle ou fil de fer

Montage :
→ Percez UN seul trou dans le fond de la bouteille. Minuscule. La taille d'une tête d'épingle.
→ Remplissez d'eau.
→ Suspendez la bouteille à 30-40 cm AU-DESSUS de votre abreuvoir — branche, crochet, tuteur.
→ Réglez le débit : 1 goutte par seconde. Trop rapide = vide en 2h. Trop lent = pas de signal sonore.

Une bouteille de 1,5 L tient 6-8 heures à ce rythme.

🔬 LA PHYSIQUE — POURQUOI ÇA MARCHE :

→ BRUIT : Chaque goutte produit un "plic" audible à 30 m dans le silence du matin. Les oiseaux forestiers (fauvettes, pouillots, grives) localisent l'eau par le son — pas par la vue.

→ REFLETS : Chaque goutte crée des ondulations concentriques. L'eau en mouvement reflète la lumière en éclats changeants — visibles en vol. L'eau immobile ne reflète rien.

→ ANTI-MOUSTIQUES : Les larves de moustiques ont besoin d'eau IMMOBILE pendant 7-10 jours. Une goutte par seconde maintient la surface en mouvement permanent. Zéro moustique. Le goutte-à-goutte est aussi un anti-larvaire gratuit.

📊 LE RÉSULTAT — LES CHIFFRES :

Comparaison abreuvoir identique, avec et sans goutte-à-goutte :

→ Avec goutte-à-goutte : ~50 visites/jour, 10-12 espèces
→ Sans : ~8 visites/jour, 3-4 espèces
→ ×6 de fréquentation. Pour un trou de punaise dans une bouteille.

🐦 QUI VIENT GRÂCE AU SON (espèces que vous ne verrez JAMAIS à un abreuvoir immobile) :

→ FAUVETTES ET POUILLOTS en migration (mars-mai) — ces oiseaux de canopée ne descendent presque JAMAIS au sol. Le bruit de la goutte les fait descendre. Vous verrez des espèces que vous n'avez jamais vues dans votre jardin — et qui survolent votre toit depuis des années.

→ GRIVES MUSICIENNES ET MERLES — chasseurs de sol discrets, ils suivent le son de l'eau. Le goutte-à-goutte les attire depuis le fond du jardin.

→ TARINS, VERDIERS, CHARDONNERETS — en groupes. Un individu trouve le goutte-à-goutte, le groupe suit. 15-20 oiseaux d'un coup.

→ ROUGEGORGES — déjà territoriaux en mars. L'eau en mouvement les fidélise. Ils reviennent chaque jour à la même heure.

⚡ POURQUOI MAINTENANT — MARS :

En mars, les sources naturelles sont encore basses après l'hiver. Les oiseaux brûlent des calories massives — chant territorial à 4h du matin, parades, construction des nids. Leur besoin en eau est à son maximum.

Et c'est le début de la migration de printemps. Les fauvettes, pouillots et gobemouches traversent la France entre mars et mai. Un goutte-à-goutte dans votre jardin est une halte-relais sur leur route.

🛠️ ENTRETIEN :

→ Remplissez chaque matin (1 min)
→ Nettoyez l'abreuvoir tous les 3 jours (plus de visiteurs = plus d'usure)
→ Pas de savon — un rinçage au vinaigre blanc suffit

Installez une chaise à 5 mètres du goutte-à-goutte. Un matin de mai, vous verrez des oiseaux que vous n'avez jamais vus de votre vie.

0€. 2 minutes. ×6 oiseaux.

09/03/2026

Chaque printemps, les hirondelles de fenêtre reviennent au même immeuble, à la même corniche, en colonies de vingt, trente, cinquante nids de boue collés les uns aux autres. Ce qui change d'une année à l'autre, c'est parfois la réaction de la copropriété : les taches sur la façade. 🐦

HIRONDELLE DE FENÊTRE (Delichon urbicum) — CE QUE LA LOI DIT

Détruire les nids d'hirondelles de fenêtre est une infraction pénale en France. L'article L411-1 du Code de l'environnement protège strictement l'espèce et ses nids — occupés ou récemment utilisés. La directive européenne Oiseaux (2009/147/CE) s'applique dans toute l'Union. Les sanctions peuvent atteindre 150 000 € d'amende et 3 ans d'emprisonnement.

L'intervention entre février et mars — avant leur retour d'Afrique — ou avec des poussins dans les nids sont les deux situations les plus fréquentes et les plus exposées.

POURQUOI LES POPULATIONS DÉCLINENT

L'hirondelle de fenêtre ne construit pas n'importe où. Elle a besoin de surfaces rugueuses sous des débords horizontaux : corniches béton brut, sous-faces de balcons non enduites, angles précis. Les rénovations en ITE (isolation thermique par l'extérieur) recouvrent les façades d'un enduit lisse sur lequel la boue ne tient plus. La colonie perd le bâtiment définitivement. Elle est classée en déclin en France — la perte de sites de nidification urbains est le facteur principal documenté.

CE QUE PEUT FAIRE UNE COPROPRIÉTÉ

Installer des bandeaux récupérateurs de fientes sous les colonies existantes — protège la façade sans toucher les nids.

Lors d'une rénovation, maintenir une bande de surface rugueuse sous le débord de toit — les nids restent utilisables.

Si des nids ont été retirés, installer des nids artificiels en céramique ou en ciment au même emplacement — disponibles chez la LPO et en jardinerie.

Informer le syndic que la destruction de nids protégés expose la copropriété à des sanctions pénales — c'est l'argument qui fonctionne.

Trente nids sous un avant-toit ne sont pas un problème d'entretien. Ce sont des générations d'oiseaux qui ont choisi ce bâtiment. 🌿

09/03/2026

Voici ses 4 saisons. Et ce que chacune exige de vous.

MARS-MAI — LE GUERRIER

→ Le chant explose à 5h du matin. Ce n'est pas une mélodie. C'est un avertissement territorial
→ Il attaque tout ce qui porte du rouge — autres mâles, reflets dans les vitres, même un chiffon rouge posé sur un pot. Son plastron est un drapeau de guerre
→ Les combats territoriaux durent 5 à 30 minutes. Griffes, bec, pattes. 5 à 10% de mortalité annuelle par combat
→ Il niche au sol ou à moins de 1 m — lierre, talus, racines, vieux pots, boîtes aux lettres. C'est la période où le chat fait le plus de dégâts
→ 5 à 6 œufs. Incubation 13 à 14 jours. Envol 14 jours

Votre geste — ne taillez pas les haies entre mars et août. Vérifiez chaque buisson avant de débroussailler.

JUIN-AOÛT — LE FORÇAT INVISIBLE

→ Il disparaît. Silence. Vous pensez qu'il est parti. Il est là — mais il travaille
→ 2 couvées par an. 10 à 12 becs à nourrir en 3 mois
→ 200 à 400 aller-retours par jour pour nourrir les poussins. Chenilles, araignées, larves. 14 heures de chasse par jour
→ Fin juillet-août la mue. Il perd ses plumes de vol et ne peut plus voler correctement pendant 2 à 3 semaines. Il se cache dans les buissons les plus denses
→ Pendant la mue il ne chante plus — il ne peut pas se permettre d'attirer l'attention quand il ne peut pas fuir

Votre geste — ne dérangez pas les buissons denses en août. L'oiseau muet et immobile dans le fourré n'est pas malade. Il mue.

SEPTEMBRE-NOVEMBRE — L'OPPORTUNISTE

→ Il réapparaît. Dès que vous sortez la bêche ou le râteau, il est là. Sur le manche. À 30 cm de votre main
→ Ce n'est pas de l'affection. C'est du pragmatisme. Votre outil retourne la terre, les vers et les larves sont exposés, il les attrape avant qu'ils ne s'enfouissent
→ Il a compris que l'humain avec un outil = distributeur de nourriture involontaire. Ce comportement est documenté depuis le 18ème siècle — il suivait les sangliers et les blaireaux qui retournaient la terre. Vous avez remplacé le sanglier
→ En octobre-novembre il reconstitue ses réserves de graisse. Chaque gramme compte. Il doit passer de 16g à 19-20g avant le gel

Votre geste — laissez les feuilles mortes se décomposer sous les haies. Les insectes hivernants dans cette litière sont son garde-manger d'automne.

DÉCEMBRE-FÉVRIER — LE SURVIVANT

→ Il vit seul. Même les couples se séparent en hiver — chacun défend son propre territoire de nourrissage
→ Il chante même en décembre. Le seul passereau qui chante en plein hiver. Pas par joie — par nécessité. Il défend sa zone de nourrissage contre les autres rougegorges
→ Chaque nuit d'hiver il perd 5 à 10% de sa masse corporelle pour maintenir 40°C de température interne. Un rougegorge de 18g qui perd 10% = 1,8g en une nuit. En 3 nuits sans manger il est mort
→ Il dort dans le lierre touffu, les tas de bois, les haies denses. Un fourré épais conserve 3 à 5°C de plus qu'un espace ouvert par nuit de gel

Votre geste hivernal —

→ Nourriture au sol. Le rougegorge ne monte pas sur les mangeoires suspendues. Il ne sait pas manger la tête en bas comme la mésange. Posez vers de farine, cœurs de tournesol décortiqués, graisse végétale sur un plateau stable au sol ou à 30-50 cm
→ Chat à l'intérieur à l'aube et au crépuscule. Le chat est sa cause de mortalité n°1. Le rougegorge chasse au sol exactement quand le chat chasse aussi
→ Lierre, tas de bois, feuilles mortes = sa chambre. Ne taillez pas le lierre en hiver. Ne brûlez pas les feuilles. Ne dérangez pas les tas de bois

CE QUE CES 12 MOIS RÉSUMENT

→ 365 jours de territoire défendu. Seul
→ 10 à 12 poussins élevés. 400 aller-retours par jour
→ 1 mue où il ne peut pas voler ni chanter
→ 10% de son poids perdu chaque nuit d'hiver
→ 3 nuits sans manger = mort

Il ne vous appartient pas. C'est vous qui vivez sur son territoire. Quand il se pose sur votre bêche, il ne vous dit pas bonjour. Il vous dit creuse encore, j'ai faim.

07/03/2026

Ne nourrissez jamais les canards au pain. Ce geste détruit leur squelette et les condamne à une vie au sol.

Le pain ne contient ni protéines ni calcium. Les os se fragilisent. Les ailes se déforment de manière irréversible vers l'extérieur et vers le haut. Cette condition s'appelle l'aile d'ange : l'impossibilité permanente de voler.

Le jabot se remplit, mais le corps se vide. Le canard cesse de chercher les insectes et la végétation aquatique dont il a besoin. Le pain moisi développe des champignons qui détruisent les poumons.

Le pain pourrit dans l'eau, nourrit des algues toxiques qui tuent les poissons et empoisonnent l'écosystème entier.

Ce qui ressemble à de la gentillesse est un poison systémique.

Protégez-les en les laissant sauvages : eau propre, insectes abondants, alimentation naturelle.

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