06/09/2026
Dans Vittel surex 1, je parcours le parc thermal en laissant la lumière prendre une place presque excessive. Elle traverse les arbres, déborde sur les chemins, efface les sols et enveloppe les architectures. La surexposition volontaire transforme progressivement le parc en un territoire situé entre réalité et souvenir.
L’allée du parc ouvre cette promenade, puis apparaissent le Chalet d’Aisance et la Rotonde, comme des architectures isolées dans une lumière blanche. Plus loin, les grands arbres laissent entrevoir le Grand Hôtel et la galerie thermale. Le tennis apporte une présence humaine discrète, tandis que la Roseraie termine la série sur un espace plus calme et ouvert.
Les blancs brûlés, les noirs très présents et les légères traces de couleurs produites par la lumière donnent aux photographies une atmosphère particulière. Les lieux restent reconnaissables, mais semblent appartenir à un autre temps. Vittel surex parle ainsi autant du parc thermal que de la manière dont un lieu peut rester en mémoire : par fragments, par sensations et par éclats de lumière.