Naturanossa - Emmanuel Tardy

Naturanossa - Emmanuel Tardy Observateur privilégié depuis ma naissance, Naturanossa a pour but de vous faire partager ma passi

Et si la vraie force, ce n’était pas de courir plus vite… mais de rester là, immobile, jusqu’à ce que l'oiseau te fasse ...
09/06/2026

Et si la vraie force, ce n’était pas de courir plus vite… mais de rester là, immobile, jusqu’à ce que l'oiseau te fasse confiance ?

Sur ces images, il n’y a ni exploit, ni héroïsme apparent. Juste un oiseau discret, un bout de terrain banal, une lumière qui hésite entre le jour et la nuit… et des heures d’attente avant que quelque chose se passe enfin.
La photographie animalière, c’est tout sauf instantané. C’est accepter de s’effacer, d’avoir froid, d’être inconfortable, de douter… pour parfois ne rapporter qu’un regard, un pas, une posture. Cette abnégation, les animaux la vivent eux aussi. Veilles nocturnes, vigilance permanente, déplacements sans garantie de nourriture ou de sécurité.
Alors, quand nos chemins se croisent dans ce fragile équilibre, je vois plus qu’un sujet à cadrer. Je vois deux formes de patience qui se répondent, la sienne, pour survivre, et la mienne, pour témoigner de sa présence avant qu’elle ne soit menacée par nos choix.

Et toi, dans quel domaine de ta vie as‑tu besoin de retrouver la patience du vivant, ton travail, tes projets, ton lien à la nature ?

Et si ce jaune n’était pas qu’une couleur, mais le battement de cœur du printemps en plein écran ?Dans ce bain de lumièr...
08/06/2026

Et si ce jaune n’était pas qu’une couleur, mais le battement de cœur du printemps en plein écran ?

Dans ce bain de lumière, l’oiseau devient presque une étincelle posée sur le monde, un point de repère dans une mer de fleurs.� Le jaune y symbolise la chaleur retrouvée, l’énergie qui remonte dans la sève, l’espoir discret qui revient chaque année malgré nos doutes.

Pour moi, ces scènes sont comme des respirations. Un rappel que la nature n’a pas besoin de parler fort pour ranimer notre optimisme, il lui suffit d’un champ en fleurs et d’un chant perché sur une tige frêle.� Quand j’appuie sur le déclencheur, j’essaie de capturer ce moment précis où la lumière, la couleur et le vivant se répondent, comme un sourire que le paysage nous adresse.

Quand tu penses au jaune dans la nature, quel mot te vient en premier, joie, douceur, énergie ou nostalgie ?

Et si ce n’était pas qu’un plumage… mais le début d’une histoire que ton imagination n’a pas encore osé murmurer ?Sous n...
07/06/2026

Et si ce n’était pas qu’un plumage… mais le début d’une histoire que ton imagination n’a pas encore osé murmurer ?

Sous nos yeux, la nature devient presque abstraite. Lignes, textures, répétitions… comme un tableau vivant sculpté par le vent et la lumière.� Chaque plume est une trace de vie, un fragment de mystère, un chapitre silencieux d’une histoire que l’animal ne racontera jamais avec des mots.

J’aime photographier ces détails pour brouiller les pistes. Où s’arrête le graphisme, où commence l’animal, que reste‑t‑il de notre regard quand on oublie l’espèce pour ne garder que la matière du vivant ?� À toi maintenant d’entrer dans l’image, de projeter tes propres souvenirs, tes peurs, tes rêves… et de laisser la nature réveiller ton imaginaire.

Quelle histoire te vient en premier en regardant ces plumes ? Écris le premier mot qui te vient en commentaire.

Et si la plus grande galerie d’art du monde n’était pas dans une capitale, mais ici, à ciel ouvert, là où les cigognes é...
01/06/2026

Et si la plus grande galerie d’art du monde n’était pas dans une capitale, mais ici, à ciel ouvert, là où les cigognes écrivent chaque jour un nouveau poème dans les champs ?

Il y a des jours où le monde animal ressemble à un poème qu’on lirait à voix basse. Une cigogne qui marche dans une prairie pastel, un nid posé comme une sculpture au milieu des ondulations du paysage.
Dans cette lumière douce, chaque détail devient trait de pinceau. Les herbes floues qui fondent l’avant‑plan, les champs en arrière‑plan comme un lavis, et cette silhouette élancée qui relie terre et ciel avec la simplicité d’un trait d’encre.
À force de les observer, on réalise que ces animaux sont de véritables artistes du quotidien. Is composent avec les saisons, dessinent des lignes dans le ciel, posent leurs nids comme des installations éphémères au cœur des paysages.
La photographie ne fait alors qu’une chose, celle de recueillir cette poésie avant qu’elle ne s’efface, pour rappeler que notre planète n’est pas seulement un espace à exploiter, mais un immense atelier où chaque espèce ajoute sa touche à l’œuvre commune.

• Quel animal, selon toi, incarne le plus cette poésie du vivant ?

Quand tu vois ça, tu te dis que la Terre est une œuvre d’art… alors pourquoi accepterions‑nous que ses personnages princ...
31/05/2026

Quand tu vois ça, tu te dis que la Terre est une œuvre d’art… alors pourquoi accepterions‑nous que ses personnages principaux disparaissent du tableau ?

Parfois, il suffit d’un pas dans une steppe fleurie pour se rappeler à quel point cette planète est belle… et à quel point il serait tragique de laisser disparaître ceux qui l’habitent.
La grande outarde a quelque chose de presque irréel au milieu de ce tapis de fleurs. Un oiseau puissant, dessiné comme une mosaïque vivante, qui avance avec la lenteur d’un animal qui sait qu’ici, tout peut changer trop vite.
Derrière ces scènes paisibles, il y a pourtant une réalité plus fragile. Des espaces ouverts qui se referment, des pratiques agricoles qui s’intensifient, des populations qui déclinent alors même que peu de gens auront eu la chance de croiser son regard.
Chaque rencontre de ce type est un rappel. Protéger la nature, ce n’est pas une idée abstraite, c’est offrir un futur concret à ces silhouettes qui donnent une âme à nos paysages.
Si nous voulons continuer à marcher sur une Terre habitée et non sur un simple décor, il va falloir choisir, ici et maintenant, de défendre les milieux qui permettent encore à ces géants discrets de vivre librement.

• Quel animal sauvage te fait le plus dire “on n’a pas le droit de perdre ça ?

Imagine un printemps sans huppe, sans ces ailes zébrées au‑dessus des blés… Est‑ce que quelques secondes de beauté te se...
27/05/2026

Imagine un printemps sans huppe, sans ces ailes zébrées au‑dessus des blés… Est‑ce que quelques secondes de beauté te semblent suffisantes pour accepter qu’elles disparaissent ?

Ils ont l’allure d’un bijou vivant posé sur un vieux tronc ou suspendu au‑dessus des blés, et l’idée qu’un jour ces plumes puissent se taire dans nos campagnes a quelque chose de profondément triste.
La huppe fait partie de ces oiseaux qui transforment un simple champ en scène de cinéma. Crête déployée, ailes zébrées, couleurs chaudes qui tranchent sur le vert tendre des cultures.
Et pourtant, derrière cette beauté évidente, ses territoires se réduisent peu à peu, au rythme de la disparition des insectes, des vieux arbres creux et des prairies encore vivantes.
Chaque observation devient alors un privilège. Le sentiment d’assister à un spectacle que nos enfants ne verront peut‑être plus qu’en photo, si l’on continue à lisser nos paysages jusqu’à en gommer les derniers refuges.
À nous de décider si ces images resteront de simples souvenirs esthétiques, ou le point de départ d’un sursaut pour garder la huppe bien réelle, chantante et libre, dans les champs qui bordent nos villages.

• Dis‑moi en commentaire : quand as‑tu vu une huppe pour la dernière fois, en vrai, dans la nature ?

Et si, au lieu de parler du “renard problème”, on commençait par regarder ce regard qui nous observe depuis la lisière… ...
25/05/2026

Et si, au lieu de parler du “renard problème”, on commençait par regarder ce regard qui nous observe depuis la lisière… et à lui laisser enfin un peu de place ?

Il y a des rencontres qui ressemblent à un simple coup d’œil par‑dessus une butte d’herbe… mais derrière ce regard, c’est tout le malentendu entre l’humain et le sauvage qui se joue.
Ce renard avance à pas mesurés, partagé entre curiosité et méfiance, dans un paysage qui se referme peu à peu pour lui, routes, pièges, tirs et fragmentation des milieux.
On le croit “trop présent”, presque envahissant, alors qu’en silence ses territoires se réduisent, ses proies se raréfient et sa présence dépend de plus en plus des marges que nous voulons bien lui laisser.
Derrière cette scène paisible, il y a un animal qui n’a rien demandé de notre monde mais qui doit composer avec nos routes, nos clôtures, nos jugements, en cherchant juste de quoi survivre et élever ses petits.
Si nous acceptions de le regarder ainsi, à hauteur d’herbe plutôt qu’à travers les clichés, le renard redeviendrait ce qu’il est vraiment, un allié discret des campagnes, un visage du sauvage qui a encore sa place au bord de nos villages.

• Dis‑moi en commentaire : comment est perçu le renard autour de chez toi – voisin toléré, animal fascinant ou ennemi à abattre ?

Tu te souviens quand ces oiseaux étaient “partout” dans les jardins ? Et si cette photo était, un jour, tout ce qu’il no...
24/05/2026

Tu te souviens quand ces oiseaux étaient “partout” dans les jardins ? Et si cette photo était, un jour, tout ce qu’il nous restait de leur présence ?

On les voyait partout dans les haies et aux mangeoires d’hiver… aujourd’hui, croiser ce Bouvreuil au rouge éclatant devient presque un moment de chance.
Ces oiseaux autrefois “communs” disparaissent silencieusement de nos campagnes, sous l’effet de l’intensification agricole, de la disparition des haies et de l’usage généralisé des pesticides.
Là où nos grands‑parents les observaient en bandes bruyantes, il ne reste souvent que quelques couples isolés, qui se partagent des territoires de plus en plus pauvres en graines et en refuges.
Chaque rencontre derrière l’objectif prend alors une autre dimension. Ce n’est plus seulement une jolie scène sur un perchoir moussu, c’est le portrait d’un voisin qui se raréfie, un fragment de mémoire vivante de nos paysages.
Si nous voulons que ces touches de rouge et de rose continuent de ponctuer nos hivers, il va falloir retisser des haies, laisser des coins de friche, bannir les poisons et redonner un peu d’espace à ces “petits” passereaux qui portent une grande part de notre patrimoine naturel.

• Dis‑moi en commentaire si tu vois encore régulièrement des bouvreuils chez toi, ou bien sont‑ils devenus rares dans ta région ?

Et si la pièce forte de votre intérieur n’était pas un meuble de designer… mais le regard d’un chat sauvage qui vous obs...
18/05/2026

Et si la pièce forte de votre intérieur n’était pas un meuble de designer… mais le regard d’un chat sauvage qui vous observe depuis la montagne ?

Accrocher un regard de chat sauvage chez soi, c’est inviter un morceau de montagne à entrer dans le salon sans jamais déranger l’animal.
Cette image a été pensée comme un véritable objet de décoration. Un arrière‑plan vert doux qui s’accorde facilement avec des murs clairs ou des tons bois, des rochers aux textures minérales qui apportent du relief, et ce félin posé en plein centre, calme et souverain.
Imprimée en tirage d’art et encadrée avec un passe‑partout sobre, la photo devient une pièce maîtresse capable de structurer un mur entier, que ce soit dans un intérieur contemporain ou plus chaleureux.
Au‑delà de l’esthétique, c’est aussi une façon de faire entrer la présence du sauvage dans nos espaces de vie, de créer un point focal qui rappelle, chaque jour, que cette beauté existe encore dehors et mérite d’être protégée.

• Dites‑moi en commentaire : dans quelle pièce de votre maison verriez‑vous le mieux ce tirage (salon, bureau, chambre…) ?

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Tu connais son chant par cœur… mais l’as-tu déjà vraiment vu ? Et si l’on mettait enfin un visage sur l’une des voix les...
12/05/2026

Tu connais son chant par cœur… mais l’as-tu déjà vraiment vu ? Et si l’on mettait enfin un visage sur l’une des voix les plus célèbres du printemps ?

Le coucou fait partie de ces oiseaux célèbres sans être connus. On reconnaît ses deux notes au premier matin de printemps, on en parle dans les comptines, mais il reste la plupart du temps une silhouette anonyme quelque part entre les haies et les prairies.
Le voir posé sur sa branche, détailler ses stries, la finesse de son regard jaune et la tension de son corps prêt à s’envoler, c’est mettre enfin un visage sur cette voix qui accompagne nos saisons depuis l’enfance.
Il y a là quelque chose qui résonne avec nos vies humaines, être identifié par ce que l’on fait ou ce que l’on “produit”, un chant, un rôle, une réputation, sans que l’on prenne vraiment le temps de découvrir qui l’on est.
La photographie offre alors un contrepoint précieux. Elle nous oblige à ralentir, à associer enfin une présence, une posture, une personnalité à ce son familier, pour ne plus jamais entendre le coucou de la même façon.

• Dis-moi en commentaire : quel oiseau fais-tu souvent que d’entendre sans jamais réussir à le voir ?

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