16/07/2026
108.
Ici il ne s'agit pas d'un enseignement sur le bouddhisme.
Il s'agit d'inviter à faire l'expérience de ce dont parle le bouddhisme.
Pour beaucoup d'entre nous, 108 n'est qu'un nombre.
Le nombre de perles d'un mala.
Un symbole que l'on retrouve souvent dans la tradition bouddhiste.
Mais si ce nombre était avant tout un miroir de notre propre vie ?
À chaque instant, nous rencontrons le monde à travers nos six sens : ce que nous voyons, entendons, sentons, goûtons, touchons… et les pensées qui traversent notre esprit.
Chaque rencontre laisse une empreinte.
Elle nous paraît agréable.
Désagréable.
Ou simplement neutre.
Puis, presque sans nous en rendre compte, notre esprit réagit. Il s'attache à ce qu'il aime, repousse ce qu'il n'aime pas ou demeure présent, ouvert et lucide.
Et cette même expérience continue souvent de vivre en nous : nous la ramenons dans nos souvenirs, nous la vivons dans l'instant ou nous la projetons dans le futur.
Ainsi, de perception en perception, de réaction en réaction, se tisse le fil de notre existence.
La tradition bouddhiste résume cette dynamique par un nombre : 108.
Ce n'est pas une formule magique.
C'est une invitation.
Une invitation à observer notre propre expérience avec davantage de présence.
Car chaque fois que nous reconnaissons une sensation agréable sans nous y accrocher…
chaque fois que nous accueillons une sensation désagréable sans la repousser…
chaque fois que nous remarquons une sensation neutre sans l'ignorer…
nous faisons déjà un pas vers davantage de liberté.
Peut-être que le véritable sens du 108 n'est pas de compter des perles.
Peut-être est-il de nous rappeler que, dans chacun des instants de notre vie, une possibilité nous est offerte :
celle de réagir par habitude…
ou de répondre avec conscience.
"La compréhension de la nature réelle de l'esprit ne se trouve pas ailleurs que dans la manière dont nous rencontrons cet instant."