16/12/2023
J'ai l'immense tristesse de vous annoncer la disparition de Bernard Perrine. Il va laisser un grand vide, à l'Académie des beaux-arts, mais aussi auprès du monde de la photographie dont il connaissait tous les arcanes. C'était un esprit vif, toujours sur la brêche, au courant de toutes les innovations avant tout le monde, infatigable défricheur et ami fidèle de bon nombre d'entre nous. Il était connu pour ses coups de gu**le et son franc parler et c'est pour ça qu'on l'aimait. Enseignant, directeur des Rencontres d'Arles de 1972 a 1977, puis journaliste des années 80 jusqu’en 2007, à la tête notamment du magazine Le Photographe dont il est resté le rédacteur en chef emblématique. Puis ces derniers temps, c'est en tant que correspondant à l'Académie des beaux-arts qu'il a pu mettre son immense talent au service de la photographie et des photographes. C'est dans ce cadre que nous nous retrouvions les mercredi après-midi et où je prenais toujours un plaisir immense à commenter avec lui l'actualité, pas seulement de notre medium mais aussi de musique, peinture, politique... C'était un homme orchestre, passionné et passionnant, il va terriblement me manquer. Je pense à son épouse Isabelle et à sa famille, à qui j’adresse mes plus sincères condoléances. ci-dessus avec lui l'hiver dernier, au Festival du Regard, il apportait sa contribution à notre exposition Brassaï dans le cadre de notre thématique "Bonjour la Nuit !" (capture extraite du film de Editions Filigranes_ sur Youtube, merci à Patrick Le Bescont). Plus un autoportrait que j’aimais bien de lui, frondeur, la clope au bec (ça faisait longtemps qu’il ne fumait plus) et surtout l’appareil photo (à son nom !) toujours à portée d’oeil et de main.