15/09/2026
Bien l'bonsoir ma belle communauté 💖
Ces derniers mois n’ont pas été très faciles pour moi. Comme j’avais pu le partager dans une précédente publication, je traverse une période où je ne vais pas très bien, avec beaucoup de questionnements, de doutes et de choses personnelles difficiles à gérer.
Ce dimanche, j’ai ressenti le besoin de m’éloigner un peu de tout ça, de prendre l’air et surtout de me ressourcer. J’ai donc pris mon appareil photo et je suis allée au lac du Merle.
Mais en arrivant, j’ai découvert un lac que je n’avais jamais vu comme ça !! Il est tellement bas ..
Je me suis alors rendu compte que le niveau de l'eau faisait étrangement écho à ce que je traverse moi-même en ce moment.
En février, j’ai décidé de créer mon entreprise autour de ce que j’aime et de ce que je sais faire depuis des années, la photographie, et mes créations artistiques.
Je me suis lancée alors que j’étais au chômage, en pensant pouvoir développer progressivement mon activité tout en conservant une partie de mes allocations, le temps que mon entreprise puisse trouver sa place.
Mais j’ai découvert à mes dépens une réalité que je trouve importante de partager, notamment pour ceux qui envisagent de se lancer à leur tour.
Avec la réforme de l’assurance chômage, voté en avril 2025 et dont j'ignorais l'existence, lorsque l’on crée son entreprise en étant indemnisé par France Travail, on ne perçoit dans un premier temps que 60 % de ses droits au chômage.
Dans mon cas, j’ai donc perçu ces 60 % pendant environ quatre mois.
Puis, parce que j’avais commencé à réaliser un faible chiffre d’affaires, les 40 % restants ont été bloqués.
Impossible de demandé le RSA puisque j'avais encore des droits au chômage ..
Pour pouvoir touché ses 40% restants, la condition était de ne faire aucun chiffre d'affaire pendant toute la période de chômage ( 6 mois pour ma part ).
Lorsque l’on démarre une entreprise, les premiers revenus sont souvent très irréguliers et loin de permettre de vivre de son activité.
Je me suis donc retrouvée avec une entreprise qui commençait à peine à fonctionner, quelques ventes et quelques prestations, mais pas suffisamment de revenus pour en vivre, tandis qu’une partie de mes allocations chômage restait bloquée.
Et la seule solution qui m’a été proposer par France Travail pour pouvoir récupérer mes droits restants était de mettre fin à mon activité !
J’ai donc finalement dû prendre la décision de fermer mon entreprise il y a quelques jours ne parvenant plus à subvenir à mes besoins.
Et je ne vais pas vous mentir, ça a été très difficile pour moi de prendre cette décision.
Parce que derrière cette entreprise, il y avait beaucoup d’envie, de travail, de projets et surtout l’espoir de réussir à faire vivre professionnellement mes passions .
Fermer, alors que je commençais à peine à voir certaines portes s’ouvrir, a été particulièrement difficile à accepter.
Mais malgré cette déception, cette expérience m’aura aussi appris quelque chose d’important.
Elle m’a permis de me confronter au regard des autres et de constater que j’avais peut-être plus de talent que je ne le pensais, aussi bien dans la photographie que dans mes créations artistiques.
L’une de mes créations, "Résilience ", est notamment partie aux États-Unis pour plusieurs centaines d’euros.
La voir traverser l’Atlantique pour rejoindre quelqu’un qui avait été touché par mon travail a été quelque chose de particulièrement fort pour moi.
C’était une preuve que ce que je créais pouvait avoir de la valeur ..
Alors non, je ne considère pas cette aventure comme un échec.
Ce n’est pas la fin. C’est une pause.
Je préfère voir cela comme un "reculer pour mieux sauter".
Je garde tout ce que cette expérience m’a apporté, les rencontres, les encouragements, les ventes, les retours sur mon travail et surtout cette confiance nouvelle en mes capacités.
Je vais maintenant prendre le temps de retrouver une situation plus stable, de faire de nouvelles rencontres, de développer mon réseau et de saisir de nouvelles opportunités dans le domaine de la photographie et l’art.
Et lorsque les conditions seront meilleures, je rouvrirai mon entreprise.
Parce que fermer aujourd’hui ne signifie pas que j’abandonne mes rêves.
Ça signifie simplement que, pour le moment, je dois prendre un autre chemin pour pouvoir mieux les retrouver demain.
Et si je partage cette expérience, c’est aussi pour que ceux qui sont actuellement au chômage et qui envisagent de créer leur entreprise se renseignent vraiment sur les conséquences financières du dispositif qu’ils choisissent avant de se lancer.
Aujourd’hui, je ferme donc une porte.. mais je ne tourne pas la page.
Je continue de photographier, de créer et d’apprendre.
Et surtout, je continue de croire que ce que je fais a sa place quelque part.
Le lac du Merle est presque à sec aujourd’hui. Pourtant, ce n’est pas parce qu’on ne voit presque plus d’eau qu’il n’y en aura plus jamais.
Il y a des périodes où tout semble s’arrêter, où l’on a l’impression de revenir en arrière. Mais parfois, il faut simplement laisser le temps faire son œuvre, retrouver ses forces et attendre que les conditions soient à nouveau réunies pour que les choses renaissent.
Alors je vais laisser cette eau se retirer, comme je vais laisser cette période passer.
Et dans un futur proche, le lac retrouvera son eau .. et mes projets retrouveront leur chemin. 🙏🌞