14/05/2026
Je suis photographe semi‑professionnel ... ce qui veut dire que je me lance, que je mets un pied dans le sérieux… mais l’autre reste fermement planté dans la passion pure.
disons en formation ??
Je ne suis pas encore un “monsieur studio avec trois assistants”, non.
Je suis dehors !!!!
Moi, je suis celui qui cavale entre les Hot Rod, les pinups, les concerts rockabilly et les soirées country, l’œil collé au viseur et le sourire accroché comme un pare‑choc chromé.
Dans ces festivals, je me régale.
Les beaux chromes, les beaux châssis, les belles courbes…
Oui, je parle des voitures 😱 faut toujours préciser, sinon on me soupçonne de m’égarer. A défaut de me garer ...
Mais avouons-le : quand une pinup me lance un sourire façon 1960, j’ai parfois le déclencheur qui fait un petit “clic” de timidité.🤔 Bah quoi ???
Ce monde est peuplé de passionnés et passionnées, des vrais, des tatoués en banane ,des pommadés, des coiffées en victory rolls, certaines tellement dans le style qu’elles vont au bureau en robe vintage comme si elles sortaient d’un film de 1963.
Les Copinups si vous me lisez 😉
Et moi, au milieu de tout ça, je fais mon métier… ou ma passion… ou les deux. Vous savez en tant que retraité , aujourd'hui peut être ou alors demain ....
Je capture des instants, des regards, des moteurs qui vibrent, des jupes qui tournent, des histoires qui roulent.
Et puis, si vous ouvrez l’œil .... le bon, celui qui voit les détails , vous allez peut‑être m’apercevoir incognito chez la famille McCoys à Mézidon‑Canon.
Incognito… façon Michel : chapeau de boys sans sa cow ... appareil en bandoulière, chemise de bucheron à carreaux ... Jean's et chaussures bateaux ( bah oui le marin )) ....sourire jusqu’aux oreilles.
Autant dire que je me fonds dans le décor comme un Hot Rod dans un champ de blé.
Et attention au jeu de mots :
“Mets‑y donc un petit canon”…
Promis, je parle du canon de l’appareil photo ,ah bon Pub ?? pas d’autre chose.
Semi‑pro, oui, mais sérieux quand même.
Vous me croiserez aussi au festival NORTHMEN’S CARS, à Blangy‑le‑Château.
Là, c’est mon terrain de jeu :
des moteurs qui grondent, des chromes qui brillent, des passionnés qui vivent leur style comme d’autres respirent.
Et moi, au milieu, je capture tout ça, comme un pêcheur qui ramène des éclats de lumière dans son filet.
Et c’est là que mon regard fait le reste.
Parce que le marin à terre fait des folies de son œil.
J’ai encore le roulis dans les jambes et la curiosité salée dans le regard.
Je scrute les chromes comme d’autres scrutent l’horizon,
je poursuis les courbes comme on suit une houle,
et je déclenche comme si chaque photo était un phare dans la nuit.
Je me lance, oui.
Je deviens semi‑pro, parce que j’ai envie de donner plus, de faire mieux, de partager encore plus loin ce que je vois.
Mais je garde mon âme de photographe qui s’amuse, qui joue avec la lumière, les bruits (oui, j’essaie toujours de faire entendre un V8 dans une photo pas facile je vous l'accorde ), les parfums d’essence et de laque.
Je triche parfois, comme un peintre qui rajoute un peu de soleil dans le ciel.
Mais c’est ça, être photographe :
attraper un moment, le secouer un peu, et le rendre vivant.
Je suis semi‑professionnel, oui.
Mais 100 % passionné.
Et tant qu’il y aura des moteurs qui ronronnent, des pinups qui sourient, des bottes qui claquent sur du country et des Hot Rod qui brillent au soleil,
je serai là, appareil en main, prêt à capturer la prochaine étincelle.
Michel Lucas ⚓📷
(semi‑pro, mais totalement amoureux de ce monde)