27/06/2025
📷 Enzo GALET, corner back au sein du club des Poppy’s.
En cette fin de semaine, je poursuis ma série consacrée aux joueurs du club de football américain, les "Poppy’s". Entretien aujourd’hui avec Enzo Galet, corner back. Il a accepté de répondre à mes questions.
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Jérémy CORDELOIS : Bonjour Enzo, comment as-tu découvert le football américain ?
Enzo GALET : J’ai découvert le football américain à travers un sport tout aussi ressemblant qu’est le flag, j’ai participé lors d’un centre (ACM) à une animation flag qui avait lieu au vélodrome d’Albert où c’était mon animateur qui la présentait. Il faisait du foot depuis bien longtemps et nous a présenté le flag car nous n’avions pas encore l’âge pour faire du foot américain, j’ai ensuite découvert le foot et j’ai direct accroché à ce sport alliant stratégie et force. C’est vraiment pour moi quelque chose d’intéressant !
J.C : Tu occupes sur le terrain la position de cornerback. Quel est ton rôle précisément ?
E.G : Le cornerback est un poste très important dans la composition de l’équipe, comme tous les autres. Mais c’est un poste où, si une erreur est commise, elle se verra immédiatement. Le cornerback défend principalement sur l’extérieur du terrain, en empêchant les courses ou les passes. Il faut toujours être alerte, car chaque jeu est différent (lecture du quarterback, anticipation des tracés…) et tout peut arriver. Il faut avoir une « mémoire courte » pour rester concentré dans le match, même après une erreur...
J.C : Quelles sont les qualités essentielles qu’il faut avoir précisément pour occuper ce poste ?
E.G : Pour moi, c’est le sang-froid. Entre les provocations des receveurs ou nos propres erreurs, il faut vraiment rester concentré pour ne pas sortir de son match. Si on décroche mentalement, nos performances se dégradent visiblement, sans qu’on comprenne tout de suite pourquoi, ce qui peut nous énerver encore plus. La technique vient avec l’entraînement ; le plus important, c’est la confiance en soi et la capacité à garder son sang-froid. L’adaptation est aussi essentielle, car dans une escouade il y a plusieurs receveurs aux profils différents. Selon les équipes, le jeu varie : certaines privilégient la course, d’autres la passe… Je dirais aussi que c’est un poste assez « ingrat », car les erreurs d’un cornerback sont flagrantes, alors que ses « exploits » passent souvent inaperçus.
J.C : Que fais-tu pour améliorer ta vitesse et ta réactivité ?
E.G : C’est simple : je m’entraîne, encore et encore. La clé de la réussite, c’est l’entraînement. J’ai commencé avec quelques bases de déplacement issues du flag, mais c’était pour le loisir. J’ai pris le football américain beaucoup plus à cœur. Lors de mes entraînements, j’ai fait beaucoup d’exercices individuels, de « drills », de travail de pieds (footwork), et j’ai recommencé encore et encore. Comme le disent les coachs : « Avant de courir, il faut savoir marcher », et c’est tellement vrai.
J.C : Quelle a été ta plus grande fierté sur le terrain ?
E.G : Ma plus grande fierté sur le terrain a été d’être élu « homme du match » lors de la finale de R1, dès ma première saison de football américain. Il y a aussi le surnom que j’ai reçu à l’entraînement, que je prends comme une reconnaissance.
J.C : Comment t’adaptes tu aux différents styles d’attaques ?
E.G : J’ai toujours quelques schémas d’adaptation en tête, car ce n’est jamais le même joueur en face. Mais une chose est sûre : si tu réussis à entrer dans la tête de ton adversaire, tu as 90 % du match gagné. S’il a peur de toi, il jouera en dessous de son niveau. C’est pour cela que je préfère jouer en « press », pour lui mettre la pression. Ensuite, je m’adapte en changeant mon départ, mes déplacements…
J.C : Que fais-tu en dehors du football américain pour te détendre ou progresser mentalement ?
E.G : À vrai dire, je pense beaucoup au football américain. C’est un mode de vie : tu manges foot, tu dors foot, tu vis foot. Ce n’est pas un simple sport qui demande 2 à 4 heures de ton temps. Le football est à la fois mon moyen de me détendre et de me défouler. En dehors des entraînements, je me renforce physiquement, je m’instruis sur le jeu, je travaille à devenir meilleur.
J.C : Je te remercie d’avoir répondu à mes questions. Bon courage pour le Senior Bowl D3, dimanche et la suite de l’aventure !
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Poppy's