J'ai toujours été attiré par la photographie et tout doucement, à force de persévérance et de stages, j'ai peaufiné mon style. Lors d’un stage aux rencontres d’Arles : « Parcours sensible pour un reportage d’auteur » pendant 5 jours, nous avons écumé le littoral et les îles du Frioul, à raison de 40 photographies par jour et que nous avons analysé dans ce que l’on appelle un « éditing ». Ces diapo
ramas ont été présentés pendant les rencontres d’Arles dans la cour de l'archevêché. Et nous avons continué à travailler avec Klavdij lors de séances à Paris. Le travail sur mon grand-père Gabriel Sempé, une personnalité emblématique de Tarbes a pris naissance. Ensuite, je suis parti en Albanie, en Slovénie et au Monténégro et j’ai continué à me perfectionner. Et une autre avec le créateur du studio Huerta de Prada à Tarbes et qui m’a incité à suivre une autre voix. Je lui acheté un agrandisseur, du papier photo, je me suis créé un labo et je me suis lancé dans la photographie sans appareil photo qui se pratique avec des produits chimiques, des feuilles d’arbres, des objets que l’on pose sur du papier photo et c’est la lumière de l’agrandisseur ou du soleil qui révèle des formes. Ces techniques ont des noms bien spécifiques : photogrammes, lumen-print, chimigrammes, cyanotypes. Ici, règne la chimie qui se transforme peu à peu en alchimie car la création est infinie.