Esteban Photos

Esteban Photos Passionné et curieux, j'expérimente pour exprimer mes émotions sur des images.

L'hypersensibilité est mon super pouvoir, une force viscérale et instinctive qui permet de ressentir chaque instant avec intensité et de le traduire en images percutantes.

10/07/2026

On m’a demandé d’être plus compréhensif avec celles et ceux qui seraient susceptibles de voter pour une candidate condamnée en appel pour détournement de fonds publics. De ne pas les mépriser, pour éviter de les braquer davantage et de les enfermer dans leurs certitudes.

J’entends l’idée. Et j’avoue que j’ai beaucoup de mal.

Je suis sans doute un privilégié. Mes parents m’ont donné de l’amour et m’ont transmis le respect des autres. Enfant, j’ai pourtant connu une forme de racisme. Dans les années 90, à Agen, mon teint halé m’a parfois valu d’être refusé à l’entrée d’une boîte où mes amis, eux, entraient sans problème. On ne disait pas ouvertement qu’on ne voulait pas laisser entrer les Arabes, mais tout le monde comprenait très bien ce qui se passait.

Au collège, mes amis s’appelaient Fred ou Rachid et je n’avais de problème avec personne. À part un type qui avait décidé de me casser la figure parce que ma tête ne lui revenait pas. Fun fact : il n’était pas racisé. Étonnant, non ? En revanche, il avait déjà des idées très à droite, près du bord même.

Bref, tout ce préambule pour dire que je n’aime pas le monde dans lequel je me réveille aujourd’hui.

Ma mère était une femme profondément humaniste. Elle a créé des associations pour porter des repas aux anciens, participé à la mise en place d’une crèche et s’est battue pour qu’une bibliothèque voie le jour. Elle a fait tellement de choses pour les autres.

Je crois qu’elle serait profondément déprimée de voir aujourd’hui des gens prêts à confier le pays à une personne condamnée pour avoir détourné des millions d’euros de fonds publics, alors que tant de personnes peinent simplement à se nourrir et à vivre dignement.

Mes amies me disent qu’il faut continuer à lutter. Qu’il ne faut pas rejeter les électeurs du Front national, oui, je continuerai parfois à l’appeler comme ça. Qu’il faut essayer de comprendre ce qui les pousse à rejeter l’autre et à mépriser l’étranger.

J’essaie. Et j’avoue que je n’y arrive plus.

Je ne comprends pas comment on peut se tromper à ce point d’ennemi. Comment on peut croire que l’étranger est responsable de nos difficultés, de la dégradation des services publics, du manque de logements, des problèmes de l’école, de l’hôpital ou de notre perte de pouvoir d’achat.

Je ne comprends pas comment on peut ne pas voir que le projet du Front national représente un recul de nos libertés. Pour les femmes, pour les minorités, pour les enfants et, finalement, pour tout le monde.

Je ne vois pas, dans leurs propositions, de quoi améliorer concrètement notre quotidien. À mes yeux, ils sont du côté de ceux qui nous divisent, nous méprisent et nous enfoncent encore davantage.

Il y a aussi une véritable urgence climatique. Je suis convaincu que lorsque certaines régions du monde ne seront plus vivables, personne ne pourra empêcher des populations entières de chercher refuge ailleurs. Et ceux qui pensent aujourd’hui être à l’abri découvriront peut-être que l’on devient très vite l’étranger de quelqu’un.

Oui, il existe des sujets importants à discuter autour des religions, quelles qu’elles soient, de l’intégration et de notre capacité à vivre ensemble. Oui, la gauche actuelle n’est plus celle dans laquelle ma mère se reconnaissait, celle qui voulait mettre en place des avancées sociales pour tous. Aucun parti politique n’est parfait. Il faudra faire des compromis. Je le sais : rien n’est simple.

Et réduire tous nos problèmes à la seule présence des « étrangers » n’est absolument pas une solution.

Je ne crois plus pouvoir faire changer d’avis une personne qui, après tout ce qui s’est passé ces derniers jours, continue de considérer Marine Le Pen comme une bonne candidate.

Alors j’acte une chose.

Si vous pensez que le RN, Zemmour, Retailleau ou tous ceux qui font du rejet de l’autre une réponse à vos difficultés quotidiennes peuvent sortir le pays de l’impasse et construire un avenir meilleur pour nos enfants, vous pouvez quitter mon compte. En réalité, je préfère même que vous le fassiez.

Je n’ai plus la force de faire semblant qu’il ne s’agit que d’une divergence d’opinion anodine.

Je ne voulais plus politiser mes publications. Aujourd’hui, je m’en fous.

Si vous n’êtes pas inscrit sur les listes électorales et que vous vous sentez malgré tout concerné par votre avenir et celui de vos enfants, inscrivez-vous. Et dès le premier tour, il faudra faire barrage au Front national et à tous ses dérivés.

Je refuse de croire que la France soit condamnée au racisme. Les résistants n’ont jamais été les plus nombreux. Ils ont pourtant existé, et ils ont compté.

J’aime la France. Sa mixité, ses terres, ses paysages et ses habitants. Je vois chaque jour autour de moi beaucoup de personnes bienveillantes. J’ai peut-être un biais cognitif. Et franchement, je préfère celui-là au biais qui consiste à voir un ennemi dans chaque étranger.

Je n’épuiserai plus mon énergie à expliquer à ceux qui refusent obstinément de l’entendre que notre avenir passera par davantage d’entraide, jamais par davantage de rejet.

10/07/2026
08/07/2026

Nouveau projet encours....

Qui soutient ?

Une superbe collaboration avec Camille et une publication dans une mag de mode. C'est sympa pour démarrer le mois d'avri...
01/04/2026

Une superbe collaboration avec Camille et une publication dans une mag de mode. C'est sympa pour démarrer le mois d'avril 😜 c'est même pas un poisson 😝

« Allô Manu, je suis en train de terminer la mise en scène de mon dernier spectacle.Tu es dispo pour faire la photo qui ...
31/01/2026

« Allô Manu, je suis en train de terminer la mise en scène de mon dernier spectacle.
Tu es dispo pour faire la photo qui servira pour l’affiche ? »

Ce genre d’appel, je les aime bien.
Parce qu’il dit beaucoup de choses en peu de mots.
Un projet qui arrive à maturité.
Un besoin précis.
Et une confiance.

Le lendemain, à 15h, on était au studio.
Pas de détour.
On a travaillé avec l’idée claire que l’image allait sortir du cadre de la séance.
Qu’elle allait devenir une affiche.

Quand je vois ensuite une de mes photos illustrer un spectacle,
ça fait toujours quelque chose.
L’image prend une autre dimension.
Elle vit ailleurs.

Et puis il y a eu la suite.
Voir le spectacle.
Kiffer l’opéra au théâtre d’Agen.
Et mesurer le chemin parcouru, de l’appel à l’affiche.

C’est exactement pour ça que j’aime travailler avec le spectacle vivant.
Parce que l’image fait partie d’un tout.
Et qu’elle continue à raconter bien après la prise de vue.

https://photoesteban.com/








Benjamin a inauguré le studio d’Astaffort.Les tout premiers portraits dans ce lieu.Il y avait une excitation particulièr...
29/01/2026

Benjamin a inauguré le studio d’Astaffort.
Les tout premiers portraits dans ce lieu.

Il y avait une excitation particulière ce jour-là.
L’envie de voir ce que l’espace allait permettre.
De tester.
De se faire plaisir.

La séance s’est faite dans cette énergie-là.
Détendue.
Curieuse.
Avec beaucoup d’échanges.

Le résultat est arrivé assez vite.
Des images fortes.
Et surtout, un très bon moment partagé.

Ce portrait garde la trace de ça.
Le début de quelque chose.
Et le plaisir qui va avec.

https://photoesteban.com/







Avec Sylvie, j’ai très vite senti que la séance allait prendre une autre tournure.Du délire.De la bonne humeur.Rien de f...
27/01/2026

Avec Sylvie, j’ai très vite senti que la séance allait prendre une autre tournure.
Du délire.
De la bonne humeur.
Rien de figé.

Quand je vois que la personne en face commence à lâcher prise,
je sais que le portrait va se jouer ailleurs que dans la technique.
Mon rôle devient alors simple :
laisser l’espace, accompagner, ne pas casser l’élan.

Ce que racontent ces images,
c’est un moment décomplexé.
Un vrai lâcher-prise.
Et surtout une confiance installée.

C’est exactement ce que je cherche dans ce type de séance.
Créer un cadre où l’on peut être soi,
sans se demander comment on “devrait” être.







Ce portrait de Gilberto est presque venu par hasard.Un petit portrait, extrait d’une séance plus large.Parfois, ce sont ...
24/01/2026

Ce portrait de Gilberto est presque venu par hasard.
Un petit portrait, extrait d’une séance plus large.

Parfois, ce sont ces images-là qui restent.
Celles que l’on n’avait pas prévues.
Celles qui surgissent au détour d’un moment.

Je n’ai pas cherché à en faire plus.
J’ai juste pris ce qui était là.
Un regard. Une présence. Une douceur.

Ce portrait garde la trace de ça.
Un instant simple,
posé sans intention particulière,
et qui trouve pourtant sa place.








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1 Place De La Nation
Astaffort
47220

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