13/08/2026
Vers 19h, quelque chose d'inhabituel s'est produit. Les serviettes se sont dépliées, les pique-niques ont commencé, les conversations se sont faites plus douces. Les vacanciers comme les habitants avaient rendez-vous avec le ciel en ce 12 août 2026.
La plage était noire de monde. Bien plus qu'un soir d'été ordinaire. Pourtant, il n'y avait ni concert, ni feu d'artifice. Juste une éclipse solaire.
Ce qui m'a marqué, ce n'est pas seulement la Lune qui est venue grignoter le Soleil. C'est le calme. Les familles réunies, les regards tournés vers l'horizon, les surfeurs qui continuaient de glisser sur l'océan comme si le temps s'était suspendu.
Pendant quelques minutes, tout le monde regardait dans la même direction.
J'aurais pu chercher à photographier chaque étape de l'éclipse. Mais je n'avais pas de filtre adapté, et surtout parce que ce n'était pas l'essentiel. Je n'ai gardé qu'une seule image du phénomène, au moment où le Soleil disparaissait à l'horizon et où la Lune s'effaçait déjà avec lui.
Le reste, ce sont des visages. Des regards. Des silhouettes baignées dans une lumière irréelle.
J'ai imaginé cette série avec une esthétique inspirée du film "Amour ouf" de Gilles Lellouche : une vibe années 90, brute, romantique, où les émotions comptent davantage que le spectacle.
Parce qu'au fond, cette éclipse n'était pas seulement dans le ciel. Elle était sur cette plage, dans cette foule, dans ces instants suspendus que l'on ne reverra peut-être jamais de la même façon.
Laquelle préférez-vous ?
Comment avez-vous profité de ce moment qu'on ne reverra pas avant 55 ans ?
Belle journée à toutes et à tous ☀️