02/03/2023
C'en été trop. Trop de pixels, de menus, de cartes mémoires, de térraoctets entassés sur des disques durs qui eux même s'entassent dans des boîtes que j'empile depuis des années.
Surtout beaucoup trop d'heures passées le séant vissé sur un fauteuil à trifouiller des curseurs, ajuster des courbes. Un peu plus de contraste là, un peu plus de clarté ici, moins de saturation là, des downloads de mises à jour, des uploads interminables... je sentais poindre le burn-out numérique.
C'était urgent. Il me fallait revenir à quelque chose de plus manuel, de plus expérimental. Quelque chose qui m'extirpe de l'aliénation digitale.
Il fallait bien que je remonte à 1851 pour cela. C'est en cette année qu'un dénommé Gustave le Gray publia son "traité de photographie" où il décrivait le procédé du collodion humide qui permet d'obtenir une photographie sur plaque de verre ou de métal après une exposition de quelques secondes.
Quelques secondes! rendez-vous vous compte, alors que tout les procédés connus exigeaient au mieux quelques minutes voir des heures. Une révolution vous dis-je messieurs-dames.
Bref, me voilà parti dans une nouvelle aventure, une faille spatio-temporelle qui risque de m'occuper un moment tant ce procédé fascinant est fait d'incertitudes, d'imprévus, de déboires, d'imperfections et de déceptions, mais aussi de beau moment comme ces premières plaques que j'ai tiré, plein de défauts mais aussi de promesses.
Stay tuned