29/12/2024
Un jour une histoire : Ainsi commence mon histoire
Je me trouve implantée rive de droite, sur une place dite de la halle, entre les quartiers du Barribés et de la Poujade, lieu stratégique de la vie économique locale. J'ai suivi l’évolution démographique de Saint Geniez d’Olt et plusieurs transformations se sont succédées.
Je fûs donné à l’abbaye de Saint Victor sis à Marseille par Pons Stéphani, évêque de Rodez en 1082. De l’église construit au XIIe siécle et orientée il ne reste que les vestiges du chevet et quelques éléments de la dernière travée. Plusieurs modifications sont apportées au cours du XVeme et XVIIeme siécle. Ces améliorations ne suffisent pas pour accueillir une population de plus en plus importante. De 1715 à 1761, je suis agrandie par l’ajout d’une grande nef tournée vers le nord.
On accède à mon narthex paroissiale par un escalier à double révolution construit par l’architecte Paraté, compagnon de Mansart. À droite de cet escalier, sur l'emplacement de l'ancienne halle aux grains, est exposé le portail sculpté de la Chapelle N-D de Juéry (autrefois située sur la route de Pomayrols). Ma nef romane primitive (1ère travée actuelle) se termine par un chevet plat décoré d'un retable appelé l'Olta Viel (Autel vieux) à colonnes torses.
Ces travaux imposants, notamment pour creuser un emplacement adapté, entraînent des dépenses importantes. Je compte un ancien rétable du XVIIeme siécle et des chapelles dont le financement a été réalisé grâce à des dons de confréries ou de commerçants. X
La chapelle des Frezals (Paul Frezals, président du Parlement de Toulouse au XVIIIème siècle) conserve une pierre tombale et le mausolée de Monseigneur Frayssinous (1765-1841), pair de France et précepteur du dauphin, le Comte de Chambord. Le bas-relief, sculpté par Gayrard, illustre Charles X présentant son neveu, le Duc de Bordeaux, à Mgr Frayssinous.
La nouvelle église, construite à partir de 1704 sur les plans de Jean Paraté, comporte 6 chapelles, dont la chapelle St Roch (confrérie des architectes et maçons), la chapelle St Eutrope (confrérie des tisserands), la chapelle des Anges Gardiens (XVIIIème siècle).