Nicolas Blanchard - Photographe

Nicolas Blanchard - Photographe Guide conférencier / Ecrivain - Photographe / Docteur en géographie / Médiateur forestier

Autour de Damigny, Colombiers, Cuissai, St Nicolas des bois, Lonrai..et évidement la belle forêt d'Ecouves !

🌳🥵  FACE A LA CHALEUR URBAINE 🥵🌳Les ép*sodes de chaleur deviennent plus fréquents, plus précoces et plus intenses. Dans ...
31/05/2026

🌳🥵 FACE A LA CHALEUR URBAINE 🥵🌳

Les ép*sodes de chaleur deviennent plus fréquents, plus précoces et plus intenses. Dans ce contexte de réchauffement climatique, les villes moyennes ne sont plus épargnées et doivent, elles aussi, s’adapter.

Comment le tissu urbain et végétal d’une ville comme réagit-il à ces nouvelles contraintes climatiques ? Où la chaleur s’accumule-t-elle le plus ? Quels espaces conservent encore des îlots de fraîcheur ? Et surtout, quels leviers d’action pour renforcer l’adaptation du territoire ?

Je vous explique tout ça dans un nouvel article : ici 👇

https://www.nicolas-blanchard.fr/reportages/%C3%AEl%C3%B4ts-de-chaleur-et-v%C3%A9g%C3%A9talisation-%C3%A9tat-des-lieux-et-perspectives-pour-alen%C3%A7on/


Publié le 31/05/26

🌳Lecture 📖Très heureux d'avoir pu contribuer au dernier cahier du Groupe d'Histoire des Forêts Françaises (GHFF), dans l...
09/05/2026

🌳Lecture 📖

Très heureux d'avoir pu contribuer au dernier cahier du Groupe d'Histoire des Forêts Françaises (GHFF), dans lequel je propose quelques hypothèses sur les facteurs d'installation et l'architecture des huttes de charbonniers et bucherons, à partir de six vestiges de huttes, découverts en forêt d'Ecouves en 2019

A lire ici 👉https://ghff.hypotheses.org/files/2026/03/Cahier-du-GHFF-n%C2%B035-2025_compressed.pdf

Bonne année ou bon courage ?D’habitude, je prends le temps de vous souhaiter la bonne année. Cette fois-ci, je ne l’ai p...
21/01/2026

Bonne année ou bon courage ?

D’habitude, je prends le temps de vous souhaiter la bonne année. Cette fois-ci, je ne l’ai pas fait. Non par oubli, mais parce que je ne sais plus très bien quoi nous souhaiter.

Je crois que cela tient d’abord à mon rapport aux réseaux sociaux. J’y suis de moins en moins et je remarque que cela a du bon. Simplement parce que ces plateformes sont loin de révéler ce que l’humain à de meilleur, bien au contraire.

Récemment, Ouest-France publiait le portrait d’un forestier du coin, publié sur le compte du journal. Un homme discret, habité par son métier, quelqu'un que je connais par ailleurs, vous savez dans la vraie vie. Un article simple, sans provocation. En commentaires, il se fait insulter et moquer sans raison. Parce que certains ne voient que l’arbre qui tombe, jamais la forêt qui pousse, celle que l'on soigne, celle qui se transmet, celle qu’on améliore, qu’on enrichie, celle que l'on fait vieillir, celle que l’on accompagne, celle dont on prend soin.

Ce déferlement n’est pas anecdotique. Il dit quelque chose de plus large : la manière dont le débat public se dégrade, se caricature, se radicalise. L’approche des élections municipales aidant, la violence verbale s’intensifie, les certitudes hurlent, et la nuance disparaît. Me concernant en 2025 j'ai fait 3 signalement au procureur de la république pour harcèlement, diffamation publique et incitation à la haine.

J’ai sollicité plusieurs organes de presse pour qu’ils bloquent, sur leurs réseaux, des profils haineux et parfois dangereux, dont le point commun est de se situer très à droite de l’échiquier politique. Oui, parce que ceux qui brandissent le plus bruyamment l’étendard de la liberté d’expression sont souvent les premiers à en dépasser les limites.

Sur les réseaux, par je ne sais quel mécanique, on voit plus rapidement dans l’autre son opposé, son contraire, ce qui nous différencie. On s’insulte, on se fait insulter, notamment quand on essaye de parler d’écologie.

D’ailleurs l’avez-vous remarqué ? Nous sommes à deux mois des municipales et j’avoue ne pas avoir encore entendue un candidat dans l’Orne parler de ce sujet.

Par avance, pour les Pascal Praud des réseaux qui s’apprêtent à penser que je parle d’installer une ferme urbaine en biodynamie ou d’animer des bains de forêts, retournez à l’école.

Sur ce sujet, pour le cas des communes de la Communauté urbaine d’Alençon, les chantiers sont pourtant nombreux : préservation des terres agricoles, restauration des milieux naturels, mobilités, sobriété énergétique avenir des presque 60 000 arbres de la ville d'Alençon (je vous en reparlerai prochainement). Autant d'enjeux essentiels, invisibles dans les discours des différents candidats.

Comme nos manières d’échanger, comme le débat politique lui-même, la photographie naturaliste qui me faisait tant vibrer a glissé sur les réseaux, passant de l’art de montrer vers celui de SE montrer.

Trop de leçons, trop de postures, trop d’images sans regard, trop de plagiait aussi.

Et plus généralement, trop d’images générées par IA pour illustrer un message réactionnaire. Dire que « c’était mieux avant » à l’aide d’une image générée par « intelligence artificielle » c’est une fois de plus, laisser une place un peu trop prépondérante à la bien réelle stupidité humaine.

Alors j’ai choisi autre chose. Le retrait, parfois, est une forme de résistance. La photographie est devenue secondaire. J’écris mon prochain livre. Je peins. Je fais revenir à moi, par le geste et la matière, comme un pied de nez à la trop grande confiance que l’on accorde à l’artifice, les lieux de mon enfance, les paysages aimés, ceux qui sont aujourd’hui trop loin pour ne pas éprouver le besoin de les emporter et de les avoir un peu avec moi.

Alors, en ce début d’année, je ne sais toujours pas quoi souhaiter, sans doute le meilleur, un essor du respect, un réveil des travaux manuels, un retour des loisirs créatifs, un sursaut écologique ? Soyons fous.

Nicolas Blanchard
Chêne au verdier I, 2025
Huile sur toile 30 x 24 cm

Très heureux de revenir en Normandie vous parler du Loup dans l'Orne à la Médiathèque de Briouze le 8 novembre prochain ...
29/10/2025

Très heureux de revenir en Normandie vous parler du Loup dans l'Orne à la Médiathèque de Briouze le 8 novembre prochain !

Docteur en géographie, Nicolas Blanchard a étudié les traces du loup dans les archives départementales. Il nous parlera de son livre L’Orne et le loup, histoire et territoire. En février 2025, le loup est officiellement repéré dans l'Orne.
Nicolas Blanchard - Photographe

02/02/2025

Comme le département de l'Orne, la est un territoire propice aux comme je le raconte dans mon livre "L'Orne et le Loup, histoire et territoire" (2023). On retrouve ainsi aux Archives départementales de la Mayenne le témoignage vers 1770 (ADM947) d'une observation de près 25 loups sortir du bois de Montecler, à moins de 30 km d' où un individu a été observé ces derniers jours. Plus au nord, vers Lignières-Orgères, on abat en 1886 un loup d'une centaine de kilos !

Pourquoi le loup regagne aujourd'hui ces territoires ? L'action combinée de l'exode rural, de l'accroissement des surfaces forestières et de la faune sauvage (notamment le chevreuil) facilitent amplement sa dispersion à travers le territoire national.

Mais attention ! Une observation même de longue durée ne veut pas dire installation. Pour que l'animal soit considéré comme étant de retour, il lui faut :

✅ un territoire propice (faible densité de population humaine)
✅ un garde manger consistant (sauvages et domestiques)
❌ un partenaire sexuel (et là dessus, rien n'est moins certain).

[La Roche-Mabile]Née dans une enclave de défrichement vers les VIIe et VIIIe siècles la Roche-Mabile figure sans doute p...
03/08/2024

[La Roche-Mabile]

Née dans une enclave de défrichement vers les VIIe et VIIIe siècles la Roche-Mabile figure sans doute parmi les plus beaux villages des environs d'Alençon.

Située dans une cuvette, près de la rivière du Sarthon, son clocher fait figure de phare au milieu des grands arbres. Repère géographique, c'est également un marqueur historique car l'église st Pierre y fut probablement construite entre les Xe et XIe siècle, comme l'indique un certain nombre de petits détails dans son architecture.

Approchez vous d'elle et vous observerez un appareillage (le positionnement des pierres) en opus spicatum, ou "arrêtes de poissons" sur la grande majorité extérieure de la nef. Cette partie est contemporaine de Guillaume le Conquérent et bien évidemment Mabile de Bellême qui légat au village son étrange prénom. Le clocher quant à lui, avec ses baies géminées, date sans doute du XIIe siècle tandis que le transept apparaît plus tardif.

Je ne me lasserais jamais de prendre ce magnifique édifice de plus de 1000 ans en photo !

www.nicolas-blanchard.fr

Au revoir Ornais !Chers amis,Il y a peu encore, j’évoquais à mon entourage que je ne me voyais d’avenir sans Normandie. ...
22/07/2024

Au revoir Ornais !

Chers amis,

Il y a peu encore, j’évoquais à mon entourage que je ne me voyais d’avenir sans Normandie. Enraciné comme un vieux chêne à son rocher (du Vignage), difficile d'imaginer que des vents aient pu souffler assez fort pour me déraciner de ces terres. Mais, ainsi va la vie, aucune futaie n'est à l'abri des bourrasques capables même de faire s’envoler les certitudes les mieux ancrées.

Comme les graines que font migrer les forestiers vers des territoires soumis aux aléas climatiques, le moment est venu pour moi de quitter ma forêt natale. J’embrasse désormais les frondaisons de la Bourgogne et du Parc Naturel Régional du Morvan, où j'occupe depuis janvier dernier, le poste de chargé de mission forêt-bois. Un territoire où les élus de tous bords considèrent véritablement la forêt ainsi que le patrimoine naturel et culturel comme un enjeu essentiel et où je peux agir sans frustration.

La frustration, il faut le dire, fut un moteur dans mon départ. À quoi bon être fier d’un territoire si ses acteurs ne reçoivent aucun soutien politique ? J’ai ainsi proposé maints projets à la CUA touchant à la forêt, à la culture, au patrimoine local, toujours guidé par l'intérêt collectif. J'ai fini par comprendre que si je ne me retroussais pas les manches, rien ne se concrétiserait.

Alors j’ai agi, avec les moyens du bord, mais avec succès. Et puis je suis revenu avec un projet de recherche, une thèse sur la forêt d’Ecouves, proposant une fois de plus aux élus de la CUA des projets issus de mes recherches.

Hélas, malgré un accord de principe pour un financement destiné à approfondir les analyses, rien ne s’est passé : mails sans réponse, appels non retournés, demandes de rendez-vous laissées lettre morte...

Ayant une haute estime de l’intérêt général, ce n'était pas un caprice de chercheur. J'ai toujours eu comme volonté d'entreprendre des recherches qui soient utiles au territoire. Preuve en est, j'ai guidé pendant près de dix étés des centaines de touristes et locaux en forêt d'Ecouves, heureux de découvrir "qu'on avait ça chez nous" ! Tant p*s pour moi, certes, mais tant p*s pour le territoire surtout !

Je me dois cependant de remercier chaudement le secrétariat du cabinet du Président de la CUA - Maire d’Alençon pour sa patience suite à mes appels répétés (sans retour), ainsi que le Conseil Départemental de l’Orne qui m’a accompagné durant ma thèse (et sans qui je n’aurai pas pu faire grand-chose). Je souhaite remercier bien évidemment l’ensemble du personnel des archives de l’Orne et sa direction avec qui l’on peut tout entreprendre et enfin l’Unité Territoriale de l'Office National des Forets d’Alençon qui a vu le potentiel de la recherche universitaire pour la gestion forestière et pour l’attractivité du massif forestier d’Ecouves.

Je n’oublierai pas la sympathie avec laquelle vous avez accueilli mes photographies, conférences, animations, sorties en forêt, livres et autres projets. Nous nous sommes rencontrés au détour d’un sous-bois, d’un carton d’archives, ou autour d’un verre, une fois, deux fois, ou si souvent qu’il est difficile de s'en souvenir. Nous avons partagé nos passions, nos questionnements, nos idées pour ce territoire unique qu’est l’Orne. Je reviendrai de temps en temps, cela va de soi, peut-être moins souvent, mais toujours avec de nouveaux projets en tête. Je quitte la Normandie, mais je sais combien mon cœur y reste ancré.

Je continuerai de vous faire découvrir sur cette page quelques richesses naturelles et historiques qu'elles soient d'ici, d'ailleurs, d'hier ou d'aujourd'hui.

Avec l'espoir que nos chemins se recroisent, je vous adresse un au revoir forestier et la promesse que, même éloigné, je resterai attentif et vigilant à cette terre qui m’a tant donné.

Amicalement,

Nicolas Blanchard
www.nicolas-blanchard.fr

Cascade du cirque du bout du mondeCormot-Vauchignon, Côte d'Or www.nicolas-blanchard.fr Région Bourgogne-Franche-Comté D...
03/07/2024

Cascade du cirque du bout du monde
Cormot-Vauchignon, Côte d'Or

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