11/08/2026
Il y a des concerts que l’on photographie simplement.
Et puis il y a ceux où, sans forcément le savoir sur le moment, on a la sensation de capturer quelque chose qui ne se reproduira plus.
Griffon à l’ Ar' Vran Fest , c’était un peu ça.
Le groupe francilien, dont la musique puise largement dans l’Histoire et les grandes passions humaines, est venu livrer à Janzé un set d’une intensité assez incroyable. Un black metal mélodique, solennel, théâtral, qui prend une toute autre dimension lorsqu’il est porté par la scène.
Dans une interview consacrée à De Republica, Aharon expliquait que Griffon cherchait moins à raconter l’Histoire qu’à observer l’être humain dans les événements qui l’ont façonné : ses idéaux, ses luttes, son rapport au pouvoir, parfois jusqu’au sacrifice.
Et ce soir-là, il y avait justement quelque chose de presque sacrificiel dans la prestation.
Le sang, les lumières rouges, les silhouettes projetées dans les faisceaux, les gestes d’Aharon, l’énergie du groupe… tout semblait fait pour raconter quelque chose.
Mais surtout, cette date avait une saveur particulière : elle était annoncée comme la dernière de Griffon en Bretagne et l’avant-dernière avant l’arrêt de leur activité.
Alors forcément, en regardant ces images aujourd’hui, je ne les vois plus tout à fait de la même manière.
Ce n’est pas simplement un souvenir de concert.
C’est peut-être une des dernières traces d’un groupe qui aura construit, album après album, un univers profondément singulier dans le black metal français.
Merci Griffon. Et merci pour cette dernière nuit en Bretagne.
Collab avec Le Petit Salon de Metal et Noire • Media Occulte Breton