26/10/2026
Ces portes jaunes, je serais probablement passé devant sans m’arrêter.
Ce week-end, j’ai découvert "𝑨̀ 𝒕𝒐𝒎𝒃𝒆𝒂𝒖𝒙 𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒕𝒔", le documentaire de Gael Metroz consacré à 𝐑𝐨𝐠𝐞𝐫 𝐑𝐞𝐲. Un pilote valaisan au parcours étonnant : plus de 1 000 départs en compétition, quelque 150 victoires dans sa catégorie et cinq monoplaces construites de ses mains.
𝐄𝐭 𝐦𝐨𝐢, 𝐣𝐞 𝐧’𝐚𝐯𝐚𝐢𝐬 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮 𝐬𝐨𝐧 𝐧𝐨𝐦…
Pendant huit ans, la caméra accompagne cet homme qui, à 84 ans, reprend la compétition, encouragé par son épouse Marylou. Près de trente ans plus tôt, ils ont perdu leur fils Alain dans un accident de voiture. Marylou lui a fait promettre de participer à une dernière course en son honneur: la Course de Côte Internationale Saint-Ursanne–Les Rangiers, dans le Jura
La réalisation impressionne par sa retenue. Les plans prennent leur temps, le montage trouve son rythme. Et surtout, la bande-son particulièrement travaillée, où les respirations du pilote, les battements cardiaques et les silences prennent toute leur place. Rien ne vient forcer l’émotion.
Après la projection, je suis allé retrouver son atelier, à Sierre, au bord des vignes.
Un petit bâtiment fatigué, des portes jaunes, quelques souvenirs automobiles. À l’intérieur, les outils ont disparu. Il reste des vitres brisées, des objets abandonnés et un bloc moteur rouillé.
J’y ai pris six photographies avec mon téléphone, pour garder une trace de ce lieu dont j’ignore ce qu’il deviendra.
Si vous avez l’occasion de voir "𝐴̀ 𝑡𝑜𝑚𝑏𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑠", ne le manquez pas. A l'affiche du Corso à Martigny et surement ailleurs!
EPYC Films cineworx