08/18/2026
Y'avait du brouillard sur mon chemin, ça m'a parlé.
Cette fois-ci je me suis arrêtée.
J'étais en route pour autre chose, des photos prévues, du travail.
Je photographie beaucoup pour le travail. Les événements, les corpos, les photos de presse, les familles... Ça s'accumule, ça rempli des horaires et des disques dur. Je répéterai toujours, je me trouve chanceuse d’en faire mon travail et de mériter votre confiance. Photographier parce que je prends le temps, parce que je m'émerveille, parce que ça me tente de rendre une scène éternelle.. Ça arrive moins souvent ces temps-ci.
Je remarque aussi en fouillant mes archives de publications que ça m'arrive toujours vers le mois d'août cette espèce de panne de motivation, faute de trouver un meilleur mot que motivation.
Même dans mon cellulaire, moins de photos de spontanées. Pourtant je suis amoureuse, je suis enthousiaste, je suis émerveillée. Peut-être qu’il y a juste trop dans l’horaire et que c’est une note mentale de trop qu’est celle de juste prendre le temps.
Ce matin il y avait du brouillard et je me suis arrêtée. Pas un texte parfait retravaillé pour accompagner ces photos, pas non plus des photos parfaites pour accompagner ces mots. Juste une fois où j’ai pris la peine de stationner ma voiture et de créer spontanément.
C’est difficile de mettre la limite entre: Me mettre de la pression pour créer spontanément et juste le faire parce que l’envie me prend. J’ai tendance à tout vouloir transformer en défi, à vouloir que tout soit pertinent, utile, efficace.
Mais pas ce matin.