06/05/2026
Bien résumé! Merci du commentair!
Le bénévolat, oui. L’exploitation du métier, non.
Je vais commencer en disant ceci : je ne connais pas le contexte complet, ni la réalité financière, ni la situation interne de cette organisation. Je ne juge pas le travail des gens qui sont derrière l’événement, ni les décisions prises sur le terrain.
Mais quand je vois une publication qui recherche des photographes et vidéastes bénévoles pour couvrir un événement d’envergure, avec une grande notoriété, je ne peux pas rester indifférent.
Parce qu’au final, les images et les vidéos produites gratuitement serviront à quoi?
À promouvoir l’événement.
À attirer du monde.
À vendre des billets.
À remplir les journées suivantes.
À bâtir la promotion des prochaines années.
À faire rayonner une marque, une organisation, une expérience.
Et tout ça repose sur du contenu visuel.
Ce contenu-là, ce n’est pas juste “peser sur un bouton”.
C’est du matériel qui vaut des milliers de dollars.
Ce sont des assurances.
C’est de l’expérience.
C’est une vision.
C’est de la rapidité de livraison.
C’est savoir raconter un événement.
C’est comprendre où se placer, quoi capter, comment mettre les gens, les partenaires, les artistes, les bénévoles et l’ambiance à leur juste valeur.
Je comprends qu’on veuille donner une chance à quelqu’un qui débute. Je comprends aussi que les temps sont plus difficiles pour plusieurs événements. Mais il y a une ligne entre offrir une opportunité et banaliser un métier.
Et oui, plusieurs vont probablement appliquer quand même, simplement pour pouvoir dire :
“Je suis photographe officiel.”
Mais c’est exactement là le problème.
On revient encore à cette fameuse quête du FAME, du titre, de la visibilité… au lieu de valoriser réellement le travail à faire.
Le métier de photographe et de vidéaste, on se bat semaine après semaine pour lui donner sa vraie valeur. On essaie constamment de faire comprendre qu’il y a un prix derrière ce qu’on livre, derrière les heures passées sur place, derrière les heures de tri, de retouche, de montage, de livraison, de pression et de responsabilité.
Alors oui, je suis sincèrement surpris pour ne pas dire sur le cul de voir qu’en 2026, des événements avec une aussi grande visibilité peuvent encore faire ce genre de demande.
Ce n’est pas une attaque personnelle.
C’est une réflexion sur la valeur de notre métier.
Parce qu’à force de toujours demander du contenu gratuit pour faire rayonner des événements payants, on finit par tuer tranquillement une profession que plusieurs essaient justement de faire reconnaître à sa juste valeur. 📸