07/24/2026
Héronnière
Je tenais à n’en voir qu’une au moins une fois dans ma vie.
C’est plutôt 2 que j’ai vu en moins de 2 semaines d’intervalle !
Pour une photographe et ornithologue amateur comme moi, c’était comme le jour de Noël 😉
Les hérons se regroupent en colonie pour la
reproduction. Ils construisent leur nid très haut dans les arbres, tous assez près l’un de l’autre.
Les bébés sont complètement dépendants de leur mère. Cette dernière n’a d’autre choix que de les abandonner un moment, afin d’aller chercher à manger. C’est en pêchant principalement de petits poissons qu’elle arrive à les apaiser. Elle ne cesse de faire des allers retours, afin de s’occuper de sa marmaille.
Un des prédateurs redoutable pour les bébés héron est l’aigle à tête blanche. Il a vite compris où se trouvait sa nourriture et les opportunités pour s’en emparer.
J’ai assisté à cette prédation lors de la découverte de la deuxième héronnière. Un moment que je n’oublierai jamais. Le pygargue s’installe au nid en l’absence de la mère et s’empare de sa proie. Il la déplume au complet avant de quitter le nid avec elle dans ses serres. Tous les autres hérons de la colonie sont sans défense, mais ils crient en cacaphonie espérant dissuader celui qui n’a jamais été invité. C’est très troublant de voir et entendre ça! Malgré tout, c’est une scène qui fait partie de la loi de la nature.
La plus grosse héronnière au monde se trouve au Québec, dans le refuge faunique de la Grande-Île situé dans l'archipel du lac Saint-Pierre. Ce site exceptionnel abrite des centaines de nids perchés dans les grands arbres et accueille plus d'un millier d'oiseaux. Vous aurez deviné qu’elle est protégée. La circulation sur l'île est strictement interdite durant la période de reproduction pour ne pas déranger les oiseaux. Voilà! C’est dit!