Sacha Bayberry

Sacha Bayberry Handiqueer multidisciplinary artist living in Gaspésie - Artiste multidisciplinaire handiqueer vivant en Gaspésie
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-English below- Je suis très heureux d’avoir collaboré avec l’artiste Karen Golden - kg céramique - à la réalisation de ...
06/13/2026

-English below- Je suis très heureux d’avoir collaboré avec l’artiste Karen Golden - kg céramique - à la réalisation de ce nouveau logo exceptionnel.

Cette œuvre symbolise un moment fort au sein de ma carrière artistique.

Il symbolise mon émancipation des traumas intergénérationnels et l'affirmation d'une identité choisie, construite en dehors des récits qui m'ont été imposés.

À travers la figure du loup, je revendique une présence à la fois douce et féroce : protecteur des siens, libre, indocile et imprévisible.

Les prochaines années de ma pratique artistique seront résolument, encore et toujours, engagées.

Je travaillerai à la défense des communautés q***r, des minorités, des personnes vulnérabilisées par les systèmes d'oppression, ainsi qu’à la protection du territoire gaspésien et de ses écosystèmes.

Je crois en un art qui dépasse la représentation. C’est un outil puissant de résistance, de solidarité et de transformation sociale.

À travers des collaborations ancrées dans le respect, l'écoute et le partage du pouvoir créatif, je souhaite continuer à bâtir des espaces où les expériences marginalisées sont reconnues, où les blessures collectives peuvent être nommées et où de nouvelles formes d'appartenance peuvent émerger.

Par la figure du loup, j’invoque un art qui protège, qui rassemble, qui questionne les normes dominantes et qui participe activement à la construction de communautés plus justes, plus inclusives et plus vivantes.

Auparavant, j’avais choisi le terme La Nomade. À ce moment précis de ma vie, il représentait la jeune artiste en devenir que j’étais : en mouvement, en quête, habitée par le désir d’explorer et de me construire.

Avec les années, les lectures, les rencontres et l’accumulation de connaissances, un décalage s’est installé.Ce nom ne résonnait plus de la même manière.

Il renvoie aussi, et surtout, à une histoire, à des réalités et à des traditions qui ne sont pas les miennes. En tant que personne blanche privilégiée, j’ai commencé à ressentir de l’inconfort, un grincement dérangeant provoqué par la notion d’appropriation culturelle.

Certains mots, comme « nomade », « sauvage », « tribal », portent en eux des charges historiques et sociales importantes à honorer et à reconnaître. Ils ne nous appartiennent pas. Ils font naître des questions essentielles telles que : qui suis-je ? Quels sont mes privilèges ? Quelle est la portée sociale et historique des mots que j’utilise ?

Repenser mon logo, c’est aussi repenser ma posture. Choisir un nom plus juste, plus conscient, en cohérence avec mes valeurs et mon évolution.

Enfin, ce magnifique loup est désormais disponible sous forme de 12 estampes réalisées par KG, en tirage limité.

Créé à partir d’une linogravure originale, il a ensuite été soigneusement sérigraphié à la main afin de préserver la richesse des textures et la puissance du geste artistique.

Chaque estampe (12 x 16) est imprimée sur du papier ivoire Kozuke , signée et numérotée à la main par l’artiste.

Offertes au prix de 150 $, les 12 impressions sont disponibles dès maintenant dans ma boutique en ligne.

✨✨✨✨✨✨✨✨✨

I am very happy to have collaborated with artist Karen Golden on the creation of this exceptional new logo.

This work symbolizes a significant moment in my artistic career.

It represents my emancipation from intergenerational trauma and the affirmation of a chosen identity, built outside the narratives that were imposed on me. Through the figure of the wolf, I claim a presence that is both gentle and fierce: protective of its own, free, untamed, and unpredictable.

The coming years of my artistic practice will remain firmly and consistently engaged.

I will continue working in defense of q***r communities, minorities, and people made vulnerable by systems of oppression, as well as in the protection of the Gaspesian territory and its ecosystems.

I believe in an art that goes beyond representation. It is a powerful tool for resistance, solidarity, and social transformation.

Through collaborations grounded in respect, listening, and the sharing of creative power, I wish to continue building spaces where marginalized experiences are recognized, where collective wounds can be named, and where new forms of belonging can emerge.

Through the figure of the wolf, I invoke an art that protects, that brings people together, that questions dominant norms, and that actively contributes to building communities that are more just, more inclusive, and more vibrant.

Previously, I had chosen the name La Nomade. At that specific moment in my life, it represented the emerging young artist I was: in motion, searching, driven by the desire to explore and to build myself.

Over the years, through reading, encounters, and the accumulation of knowledge, a disconnect emerged.

This name no longer resonated in the same way. It refers, above all, to a history, to realities and traditions that are not mine. As a white, privileged person, I began to feel discomfort—a troubling friction caused by the notion of cultural appropriation.

Certain words, such as “nomad,” “savage,” and “tribal,” carry significant historical and social weight that must be acknowledged and honored. They do not belong to us. They raise essential questions such as: Who am I? What are my privileges? What is the social and historical impact of the words I use?

Rethinking my logo also means rethinking my position. Choosing a name that is more accurate, more conscious, and aligned with my values and my evolution.

Finally, this magnificent wolf is now available as a series of 12 limited-edition prints created by KG.

Originally carved as a linocut, it was then carefully hand screen-printed in order to preserve the richness of the textures and the strength of the artistic gesture.

Each print (12 x 16) is produced on Kozuke ivory paper and signed and numbered by hand by the artist.

Maman ✨Technique mixte : Broderie à la main avec impression photographique sur tissu recyclé
06/11/2026

Maman ✨

Technique mixte : Broderie à la main avec impression
photographique sur tissu recyclé

Made it to 37 today 🎂 What a privilege 🙏🌈 !
05/12/2026

Made it to 37 today 🎂 What a privilege 🙏🌈 !

Journal d’écriture automatique – Sur la découverte et la pratique d’un nouvel art en temps de fascisme (English below)À ...
04/21/2026

Journal d’écriture automatique – Sur la découverte et la pratique d’un nouvel art en temps de fascisme (English below)

À travers la pratique de l’autoportrait, je me reconnais à nouveau.

Je me redéfinis au-delà de mes limites et de celles qu’on pourrait m’imposer.

L’espace traumatique, les douleurs, ce chaos enserré sur lui-même, me fait perdre la mémoire.

Via ce processus créatif, je me rappelle que je suis un artiste fort. Fort avec mon handicap et non pas contre lui.

Mon corps blessé est territoire d’exploration, lieu de création intime où chaque sensation se transforme en geste créatif.

La broderie me montre que ma vie ne se réduit pas à une seule dimension.

Je peux être vulnérable et puissant, silencieux et expressif, fragmenté, et détruit, tout à la fois.

Mon handicap me maintient dans une proximité constante avec mon corps. Ses rythmes, ses cris, ses élans.

Je suis à l’écoute, en continue, des signes. L’ignorance ne fait plus partie de mon langage d’existence.

En plusieurs gestes lents, répétitifs, méditatifs, l’aiguille plonge dans les cicatrices.

Elle perfore mes pensées et les tresse en couleurs.

Je calme ce qui ne s’arrête jamais de faire mal.

Le fil traverse la matière, le temps, mon paysage identitaire et la mémoire que j’attrape à vue d’œil.

Technique mixte : Broderie à la main avec impression
photographique

***r

Automatic Writing Journal – On the Discovery and Practice of a New Art in Times of Fascism

Through the practice of self-portraiture, I recognize myself again.
I redefine myself beyond my own limits and those that might be imposed on me.

The traumatic space, the pain, this chaos folded in on itself, makes me lose my memory.

Through this creative process, I remind myself that I am a strong artist.

Strong with my disability, not against it.

My wounded body is a territory of exploration, a site of intimate creation where each sensation transforms into a creative gesture.
Embroidery shows me that my life is not limited to a single dimension.

I can be vulnerable and powerful, silent and expressive, fragmented and destroyed, all at once.

My disability keeps me in constant proximity to my body: its rhythms, its cries, its surges.

I listen, continuously, to its signs. Ignorance is no longer part of my language of existence.

Through slow, repetitive, meditative gestures, the needle dives into my scars. It pierces my thoughts and braids them into color.
I soothe what never stops hurting.

The thread moves through matter, through time, through my landscape of identity and the memory I grasp at a glance.

Mixed media: hand embroidery with photographic print

Sur la nécessité d’entretenir des amitiés comme acte de résistance sociale (English below)Dans notre société façonnée pa...
04/16/2026

Sur la nécessité d’entretenir des amitiés comme acte de résistance sociale (English below)

Dans notre société façonnée par la logique capitaliste et fasciste, les relations humaines sont réduites à leur utilité.

La valeur d’un individu se mesure à sa productivité, à son efficacité, à sa capacité à s’inscrire dans des structures normées comme la famille nucléaire ou le cadre professionnel. Le capitalisme valorise les relations transactionnelles. Les interactions sont orientées vers un objectif, un gain, une optimisation matérialisée.

On remarque que les relations professionnelles prennent toute la place dans le quotidien, et que les structures familiales traditionnelles sont présentées comme les principaux, voire les seuls, lieux légitimes d’affection et de solidarité.

Dans ce contexte, entretenir des amitiés, surtout en dehors de ces cadres prescrits, devient un acte de résistance politique et sociale.

Les amitiés constituent ainsi une forme de résistance sociale puissante, une manière de réaffirmer l’importance du lien humain face à des systèmes qui les appauvris, ou qui les rendent quasiment impossibles.

Je célèbre les amitiés non utilitaires, libres, choisies et entretenues pour elles-mêmes et donc, par définition, subversives.

Celles qui échappent à tout prix aux logiques de rendement, de contrôle et de norme.

Notre défi est de pouvoir créer et entretenir des amitiés en dehors des normes dominantes, en dehors de la famille nucléaire, en dehors du travail.

C’est une prise de conscience collective nécessaire et libératrice.

Ces liens ‘inutiles’ ne reposent pas sur une obligation sociale ou économique, mais sur un engagement volontaire. Ils ont la capacité intrinsèque d’ouvrir des espaces où les individus peuvent exister autrement que comme travailleurs, consommateurs ou membres d’une structure prédéfinie.

Le système fasciste et capitaliste dans lequel nous vivons présentement homogénéise les identités, contrôle les corps, les esprits et annihile la diversité des amitiés qui pourtant, dans cette logique, deviennent encore plus essentielles.

Cultivons l’amitié.

Résistons à la fragmentation sociale, la méfiance généralisée, l’individualisme capitaliste.

Construisons des solidarités capables de s’opposer à ces logiques oppressives d’exclusion.

Cultivons le partage, les émotions, vives et imparfaites, l’empathie, dans une société qui tend à les marginaliser.

Cultivons le chaos créatif. Enterrons la performance et la maitrise de soi.

Créons des espaces pour ressentir et partager pleinement.

En portée collective, tissons des réseaux informels de solidarité, capables de soutenir les individus face aux violences systémiques.

L’amitié est l’un des sols les plus fertiles de transformation sociale.

Une musique alternative, une nourriture q***r et cosmique.

Une danse instinctive inter-espèce, où l’on apprend à habiter le monde autrement, ensemble.

✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨

On the necessity of nurturing friendships as an act of social resistance

In our society shaped by capitalist and fascist logics, human relationships are reduced to their utility.

An individual’s value is measured by their productivity, their efficiency, their ability to fit into normalized structures such as the nuclear family or the professional sphere. Capitalism valorizes transactional relationships. Interactions are oriented toward an objective, a gain, a material optimization.

We observe that professional relationships take up most of daily life, and that traditional family structures are presented as the primary, if not the only legitimate sites of affection and solidarity.

In this context, maintaining friendships, especially outside these prescribed frameworks, becomes an act of political and social resistance.

Friendships thus constitute a powerful form of social resistance, a way of reaffirming the importance of human connection in the face of systems that impoverish it or render it nearly impossible.

I celebrate non-utilitarian friendships, free, chosen, and cultivated for their own sake and therefore, by definition, subversive.

Those that, at all costs, escape logics of productivity, control, and normativity.
Our challenge is to create and sustain friendships outside dominant norms, outside the nuclear family, outside of work.

This is a necessary and liberating awakening.

These “useless” bonds are not grounded in social or economic obligation, but in voluntary commitment. They hold the intrinsic power to open spaces where individuals can exist as something other than workers, consumers, or members of predefined structures.

The fascist and capitalist system in which we currently live homogenize identities, controls bodies and minds, and annihilates the diversity of friendships, which, within this very logic, become all the more essential.

Let us cultivate friendship.

Let us resist social fragmentation, generalized mistrust, and capitalist individualism.

Let us build solidarities capable of opposing these oppressive logics of exclusion.

Let us cultivate sharing, emotions, vivid and imperfect, and empathy, in a society that tends to marginalize them.

Let us cultivate creative chaos.

Let us bury performance and self-mastery.

Let us create spaces to feel and to share fully.

On a collective scale, let us weave informal networks of solidarity, capable of supporting individuals in the face of systemic violence.

Friendship is one of the most fertile grounds for social transformation.
An alternative music, a q***r and cosmic nourishment.

An instinctive interspecies dance, where we learn to inhabit the world differently, together.

(Français below)I am losing friendships, in a kind of quiet grief. It goes unseen, unspoken, like my invisible handicap....
04/14/2026

(Français below)
I am losing friendships, in a kind of quiet grief. It goes unseen, unspoken, like my invisible handicap. It doesn’t happen all at once.

It’s gradual, it begins with a missed invitation here, a gathering that becomes harder to attend there.

Until one day you realize the circle has closed without you in it.

You missed the celebrations, the birthdays, brunchs and fires. You are maybe missing the best days of your life.

Isolation doesn’t come from being alone, but from feeling like my participation requires more effort than people are willing to give.

Accessibility, patience, understanding, these are not abstract ideas, they are my daily needs. And yet, too often, they are treated as optional. What a privilege.

When showing up becomes complicated, when your presence requires adjustment, people begin to drift. Not always out of cruelty, but out of convenience. And convenience, over time, erases connection.

As you fade from social circles and community activities, something deeper begins to happen. It’s not just that you are no longer present, it’s that your absence becomes normal. People stop expecting you, stop mentioning you, stop remembering to include you. And in that slow erasure, it can feel as though you are disappearing as a person, not just as a participant.

Being handicapped is already a negotiation with a world that is not built for you. Being q***r can mean navigating into spaces where you can feel safe. Being an immigrant can mean carrying the weight of distance, of not fully being “from” anywhere. When all of these realities intersect and when there is no family to fall back on, the isolation deepens into something heavier. There is no automatic safety net, no built-in community that catches you.

And yet, the hardest part is not just the loneliness, it’s the constant awareness that connection is possible, but not extended.

That inclusion could happen, if only people chose it.

Friendship, at its core, is not just about shared moments of ease, it’s about the willingness to adapt, to reach, to stay even when it requires more.

To live at this intersection is to understand how fragile social belonging can be, and how easily a person can be rendered invisible.

But it also reveals something essential: that real community is not passive. It is built intentionally, through effort, care, and the refusal to let someone disappear.

✨✨✨✨✨✨✨✨

Je perds des amitiés, en un deuil silencieux. Cela passe inaperçu, comme un handicap invisible. Cela n’arrive pas d’un seul coup.

C’est progressif. Cela commence par une invitation manquée ici, un évènement que je ne peux pas rejoindre la.

Jusqu’au jour où tu réalises que le cercle s’est refermé, sans toi.

Tu as manqué les célébrations, les anniversaires, les brunch et les feux de plage. Tu es peut-être en train de manquer les plus beaux jours de ta vie.

L’isolement ne vient pas du fait d’être seul, mais du sentiment que participer demande plus d’efforts que les autres sont prêts à fournir.

L’accessibilité, la patience, la compréhension. Ce ne sont pas des concepts abstraits, ce sont des besoins quotidiens essentiels. Et pourtant, trop souvent, ils sont traitées comme facultatifs. Quel privilège.

Quand être présent devient compliqué, quand ta présence demande des ajustements, les gens commencent à s’éloigner. Pas par cruauté, mais par facilité. Et la facilité, avec le temps, efface les liens.

À mesure que tu disparais des cercles sociaux et des activités communautaires, quelque chose de plus profond commence à mijoter.

Ce n’est pas seulement que tu n’es plus là, c’est que ton absence devient normale. Les gens cessent de t’attendre, de te mentionner, de penser à t’inclure.
Et dans cet effacement, lent, on peut avoir l’impression de disparaître en tant que personne, pas seulement en tant que participant.

Être en situation de handicap, c’est déjà négocier avec un monde qui n’est pas construit pour toi. Être q***r peut signifier naviguer dans des espaces où tu peux te sentir en sécurité ou non. Être immigrant, c’est porter le poids de la distance, de ne jamais être complètement « d’ici » ni « de là-bas ». Quand toutes ces réalités se croisent, et qu’il n’y a pas de famille sur laquelle se reposer, l’isolement devient encore plus lourd. Il n’y a pas de filet de sécurité prêt à te rattraper.

Et pourtant, le plus difficile, ce n’est pas seulement la solitude, c’est la conscience constante que le lien est possible, mais qu’il n’est pas offert ou disponible.

Que l’inclusion pourrait exister, si seulement les autres la choisissaient. En tant qu'être, en tant que société.

L’amitié, dans son essence, ce n’est pas seulement partager des moments faciles, c’est la volonté de s’adapter, de tendre la main, de rester même quand cela en demande davantage.

Vivre à cette intersection, c’est comprendre à quel point le sentiment d’appartenance est fragile, et à quel point il est facile de devenir invisible.

Mais cela révèle aussi quelque chose de vitale : une véritable communauté se construit intentionnellement, avec effort, avec attention, et en manifestant le refus sans condition de laisser quelqu’un disparaître.

(English below) Alors qu'aujourd'hui on célèbre la journée internationale de la visibilité transgenre, Israël vient de p...
03/31/2026

(English below) Alors qu'aujourd'hui on célèbre la journée internationale de la visibilité transgenre, Israël vient de passer une loi infâme qui vise à appliquer la peine de mort uniquement pour les palestinien*es.

Je choisi pourtant encore une fois la joie comme outil radical de résistance.

Et je choisi aussi cette journée pour vous annoncer, que mon premier long métrage documentaire, portant sur les vies trans, vient d'être financé par le CALQ !

Je partage aussi cette bonne nouvelle avec toute ma famille créative : mon frère Wissam E. Salem, mes ami*es Félix Caraballo et Florence Audet, Ben Nesrallah bien entendu, et l'unique Jon Kaspy 💚

Alors que j'ai commencé depuis plus de 2 mois le volet 2 de Nature Q***r, que j’écris mon premier livre photo documentaire, cette nouvelle traverse mon coeur comme une comète de bisounours étoiles qui dansent la bossa nova !

Depuis 2020, la plupart du temps ma vie ressemble plutôt à la deuxième photo. Je suis avec ma thérapeute agréé, spécialisée en maladie chronique.

La première photo est stagée, elle ressemble aux algorithmes capitalistes toxiques. Je suis propre, avec les poils de mon chien sur ma chemise, maquillé, q***r à ma façon.

Et aujourd’hui (oui encore!) j'avais surtout envie de célébrer mon amour Ben Nesrallah qui iel vient d'apprendre qu'iel n'a pas obtenu de bourse pour l'enregistrement de son deuxième album solo.

Je célèbre sa résilience, son courage d'être venu s'installer en région éloignée, de continuer à se battre pour son rêve d'être un*e artiste reconnu*e et à temps plein.

Je célèbre son aide quotidienne, son rôle vital de proche aidant*e dans ma vie et aussi le fait qu'en 2023 iel m'a littéralement sauvé la vie.

Enfin, je remercie avec force et enthousiasme le CALQ pour son précieux soutien, mes ami*es artistes qui m'ont envoyé des messages remplis de sagesse et de douceur quand je croyais plus en moi, les desserts véganes et les 2 premières saisons de Twin Peaks qui m'ont tenu en vie cette hiver !

Victoire, love and rage.

Jo Sacha Bayberry
Il/they

***rness ***rnessenregion ***r ***rsforpalestine

As we celebrate International Transgender Day of Visibility today, Israel has just passed a despicable law that seeks to impose the death penalty exclusively on Palestinians.

Yet once again, I choose joy as a radical tool of resistance.

And I’m also choosing this day to announce that my first feature-length documentary, focusing on trans lives, has just been funded by the CALQ!

I’m also sharing this good news with my entire creative family: my brother Wissam E. Salem, my friends Félix Caraballo and Florence Audet, Ben Nesrallah of course, and the one and only Jon Kaspy 💚

I started working on Part 2 of Nature Q***r over two months ago, my first documentary photo book, and this news is sweeping through my heart like a comet of Care Bears dancing the bossa nova !

Since 2020, most of the time, my life looks more like the second photo. I’m with my registered therapist, who specialises in chronic illness.

The first photo is staged, it evokes toxic capitalist algorithms. I look neat, with my dog’s hair on my shirt, wearing make-up, q***r in my own way.

Today (again!), I mainly wanted to celebrate my love, Ben Nesrallah, who has just learnt that they haven’t been awarded a grant to record their second solo album.

I celebrate their resilience, their courage in moving to a remote area, and in continuing to fight for their dream of becoming a recognised, full-time artist.

I celebrate their daily support, their vital role as a caregiver in my life, and also the fact that in 2023 they literally saved my life.

Finally, I would like to express my heartfelt and enthusiastic thanks to the CALQ for its invaluable support, to my artist friends who sent me messages full of wisdom and kindness when I had lost faith in myself, to the vegan desserts and the first two seasons of Twin Peaks that kept me going this winter!

Victory, love and rage.

Jo Sacha Bayberry
He/they

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